Suivi étroit de la trajectoire de la station spatiale chinoise

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A l'Observatoire de Paris, l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides - IMCCE suit de près la trajectoire de la station spatiale chinoise, Tiangong-1, dont la rentrée dans l'atmosphère terrestre se précise: elle est à ce jour estimée au 1er avril 2018.

Le laboratoire spatial chinois Tiangong-1 Crédits: Aerospace

A l'Observatoire de Paris, la surveillance exercée par l'IMCCE ne vient concurrencer en rien la surveillance opérationnelle de l'espace, et en particulier celle du territoire national, assurée par les services de l'État.

Le lieu précis de rentrée sur Terre ne sera connu que seulement quelques heures avant la désintégration de la station.

Après avoir testé un certain nombre de méthodes d'orbitographie, l'Observatoire de Paris est néanmoins en mesure de donner une estimation des zones concernées, et non concernées, par cette rentrée.

Sont potentiellement concernés:

  • L'extrême sud du territoire métropolitain, dont la Corse,
  • la Guyane,
  • la Nouvelle Calédonie.

La Guadeloupe, la Martinique, la Réunion ne sont pas survolées par la station chinoise dans les prochains jours, et ne sont donc pas concernées par l'éventuelle chute d'objets.

Le point au jeudi 29 mars 2018

À partir des données publiques de suivi des satellites dont disposent l'Observatoire de Paris et le Laboratoire de Météorologie Dynamique - LMD (CNRS / ENS / École Polytechnique / UPMC), la trajectoire de Tiangong-1 est calculée avec une précision de l'ordre du kilomètre.

Cette détermination se fait de la manière la plus compatible possible avec les données d'observation, mais ne prend cependant pas en compte les dernières observations acquises par les services de l'État en charge de la surveillance de l'espace.

Au 29 mars 2018, l'altitude de la station est comprise entre 187 et 203 kilomètres (altitude calculée sans tenir compte de l'aplatissement de la Terre aux pôles).

L'altitude de l'objet décroit désormais d'environ 5 kilomètres par jour.

Cette décroissance ira en s'accélérant jusqu'à la chute finale, à mesure que la station traversera les couches de l'atmosphère de plus en plus denses.

Détail de la trajectoire

Des cartes établies en collaboration avec le Laboratoire de Météorologie Dynamique permettent d'affiner le tracé sur Terre du survol de la station en perdition, entre le 29 mars et le 2 avril 2018.

Trace au sol de Tiangong-1 entre le 29 mars et le 2 avril 2018 © Google maps / Michel Capderou / LMD

De nombreuses zones habitées sont survolées par la station, en particulier dans l'hémisphère Nord.

Il faut néanmoins garder en mémoire que la vitesse de survol étant de 7,22 km/s, la station fait un tour de Terre en environ 90 minutes: à l'instar de toute rentrée d'objets dans l'atmosphère terrestre, les risques de dommages au sol sont de ce fait extrêmement faibles, comme le montrent d'ailleurs les statistiques, et les expériences de rentrées d'objets artificiels qui se multiplient désormais.

En raison de la taille de la station, il n'est cependant pas exclu que des morceaux parviennent au sol. Selon les vents en altitude, il est réaliste de penser qu'ils se répartiront dans une ellipse faisant environ:

  • 500 mètres en largeur de part et d'autre de la trajectoire;
  • une dizaine de kilomètres le long de la trajectoire.(Ces données s'appuient sur des valeurs usuelles en cas de chute de météorite).

Territoires français

Décliné à l'échelle de la France métropolitaine, le survol n'a lieu que quelques dizaines de secondes par jour. Les risques de retombée d'objets résiduels éventuels sont de ce fait extrêmement minimisés.

Carte de la France métropolitaine

Survol de la France métropolitaine par Tiangong-1, entre le 29 mars et le 2 avril 2018 © Google maps / Michel Capderou / LMD

Les villes françaises concernées sont: Leucate, Bastia, Propriano, Kourou...

Carte des Antilles

Survol des Antilles par Tiangong-1, entre le 29 mars et le 2 avril 2018 © Google maps / Michel Capderou / LMD

Carte de la Guyane

Survol de la Guyane par Tiangong-1, entre le 29 mars et le 2 avril 2018 © Google maps / Michel Capderou / LMD

Carte de la Réunion

Survol de La Réunion par Tiangong-1, entre le 29 mars et le 2 avril 2018 © Google maps / Michel Capderou / LMD

Autres cartes

http://www.obspm.fr/IMG/jpg/usa.jpg
http://www.obspm.fr/IMG/jpg/usa2.jpg
http://www.obspm.fr/IMG/jpg/chine.jpg

Mise à jour

Une mise à jour de ces informations sera effectuée par l'Observatoire de Paris s'il apparaissait que les résultats des calculs venaient à différer significativement de ceux fournis sur cette page.

Il est peu probable que l'Observatoire de Paris soit en mesure de fournir une estimation précise du lieu de retombée avant que celle-ci ne se produise.

avatar
cisou9

______________ :_salut:
Par Toutati les chinois vont nous faire tomber le ciel sur la tête !! ________ :lol: ________
Ils auraient pu faire ,comme avec Mir utiliser un propulseur pour la faire tomber dans le Pacifique.

GI
Gian

En l'espèce, très bel exemple de ce qu'est le monde de l'information et du traitement d'un sujet par les mass-média.
Maintenant quatre heures que cette station est rentrée dans l'atmosphère et au niveau diffusion de l'info c'est d'un misérabilisme effrayant. :grilled:
Tant qu'il y avait la possibilité que l'on s'en prenne un bout sur le coin de la tronche là ça y allait, des articles il en pleuvaient.
Et maintenant qu'elle est rentrée et qu'apparemment elle n'a ni tué ni blessé, plus rien ; que du réchauffé, du vite torché.
Bah ouais, les journalistes Français ils font dodo, il faut pas les déranger. C'est pas comme si ils étaient payés pour ou qu'ils aient "un devoir d'informer". Misère ! :gueule:
Le seul site à peu près potable aura été pour moi Aerospace.
Je n'en veux pas à Techno-science mais bien aux médias mainstream qui profitent de l'affaire pour faire un max de buzz et qui au final ne se bouge pas beaucoup le popotin pour donner l'info finale et juste. Pitoyable !