Télévision, tour de taille et aptitudes sportives des enfants

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Selon une première étude mondiale réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal et du CHU mère-enfant Sainte-Justine, les heures qu'un enfant de deux ans à quatre ans passe devant la télévision influent sur son tour de taille vers l'âge de 10 ans et sur ses aptitudes sportives.

Les résultats viennent d'être publiés dans la revue internationale Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity par la première auteure Mme Caroline Fitzpatrick et par la directrice de l'étude, la professeure Linda Pagani. « Nous savions déjà qu'il existait un lien entre l'exposition préscolaire à la télévision et l'obésité des enfants à la fin du primaire, mais la présente étude est la première à décrire plus concrètement ce que ça signifie, » déclare la professeure Pagani. Les parents ont été interrogés à propos des habitudes télévisuelles de leurs enfants. Des évaluateurs formés ont mesuré le tour de taille des enfants et leur ont fait passer le test du saut en longueur pour mesurer leur tonus musculaire. « Par exemple, nous avons constaté que chaque heure hebdomadaire passée par un enfant de 29 mois à regarder la télévision correspond à une réduction d'environ un tiers de centimètre de la longueur de saut qu'il est capable d'exécuter. »

En plus de fournir un indice important sur l'état de santé d'une personne du point de vue du tonus musculaire, le test du saut en longueur en révèle également les capacités athlétiques, puisque des sports comme le football, le patinage et le basketball exigent précisément la force des jambes dite « explosive » que mesure le test. Selon Mme Fitzpatrick, « la pratique d'un sport par les enfants dépend en partie de la perception qu'ils ont de leur propre compétence athlétique. C'est dans l'enfance qu'une disposition à adopter certains comportements prend forme, car cette période est cruciale au développement des préférences quant aux habitudes de vie et à la pratique d'activités. En conséquence, l'atteinte de bonnes performances sportives durant l'enfance peut favoriser la pratique d'activités sportives à l'âge adulte. »

Au total, 1314 enfants de la base de données de l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec ont participé à l'étude avec leurs parents. Les parents ont rapporté le nombre d'heures passées devant la télévision, la semaine et le week-end, par leurs enfants entre l'âge de deux ans et demi et de quatre ans et demi. La moyenne était de 8,8 heures par semaine au début de l'étude, chiffre qui a augmenté en moyenne de 6 heures durant les deux années suivantes, pour atteindre 14,8 heures par semaine à l'âge de quatre ans et demi. Ainsi, 15 % des enfants ayant participé à l'étude regardaient la télévision déjà plus de 18 heures par semaine.

En outre, les chercheurs ont découvert que, chez les enfants participants, à quatre ans et demi, leur tour de taille avait augmenté. Si, par exemple, l'enfant regardait 10 heures de télévision à l'âge de 2 ans et demi mais 20 heures par semaine rendu à l'âge de 4 ans et demi, sa taille aurait augmenté de quelque 5 millimètres pendant cette période : un demi-millimètre pour chaque heure de télévision supplémentaire. En ce qui concerne le 15% des enfants qui regardaient 18 heures de télévision à quatre ans et demi, leur taille aura augmenté de 7,6 millimètres à cause de leurs comportements avant l'âge de 10 ans.

Les chercheurs soulignent que, bien que des recherches plus poussées soient nécessaires pour établir que ce sont les habitudes télévisuelles qui causent les problèmes de santé observés, l'étude publiée aujourd'hui devrait encourager les autorités à formuler des politiques qui ciblent les facteurs environnementaux associés à l'obésité infantile. « En un mot, le fait de trop regarder la télévision - au-delà du nombre d'heures recommandé - n'est pas bon », résume la professeure Pagani.

« Depuis quelques décennies, l'obésité a progressé de façon spectaculaire dans le monde occidental, touchant aussi bien les enfants que les adultes. Notre mode de vie a également changé au profit de plats plus faciles à préparer et riches en calories, ainsi qu'au profit d'activités sédentaires. La surconsommation de télévision ne supplante pas seulement d'autres formes de loisirs éducatifs et d'activités mais expose aussi les enfants au risque d'apprendre des faussetés sur ce que sont de bonnes habitudes alimentaires. Ces résultats appuient les hypothèses cliniques, selon lesquelles, de façon générale, l'allongement du temps passé devant le petit écran contribue à la progression du phénomène de surpoids dans notre population. Cela fournit des pistes sur les moyens d'éradiquer ce problème, » poursuit-elle.

Selon les recommandations de l'Académie américaine de pédiatrie, les enfants de plus de deux ans ne devraient pas regarder la télévision plus de deux heures par jour.

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Beaucoup des parents n’ont pas les compétences pédagogiques élémentaires (mais aussi la maturité) pour qu’ils puissent éduquer, dans le vrai sens du terme, leurs enfants ! La bonne volonté à elle seule ne peut que limiter les dégâts…Certains parents confondent « dressage » avec « éducation »….Sans parler des alcooliques, dépressifs, bipolaires, ou ayant des tares héréditaires graves etc……
N.B. L’éducation de l’éducateur (parents compris) n’est-elle pas à faire plus encore dans la connaissance de lui-même que dans celle de la discipline qu’il enseigne ?
Ce qui m’a toujours étonné c’est que n’importe qui peut faire des enfants, indépendamment de l’état psychologique ou de sa maturité mentale ; aucun examen préalable n’est imposé ! Alors que, par exemple, pour pouvoir conduire une moto ou voiture ecc…il faut impérativement passer un examen de conduite !
Cherchez l’erreur…..
Bien à vous

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franckpiton

alessandro pendesini
Ce qui m’a toujours étonné c’est que n’importe qui peut faire des enfants, indépendamment de l’état psychologique ou de sa maturité mentale ; aucun examen préalable n’est imposé !

Si je suis membre d'un de ces jurys et que je t'entend prononcer ce genre de discours eugéniste, je t'interdit aussitôt de te reproduire... Chercher l’erreur ?

AL
alessandro pendesini

Cher Monsieur
Je ne suis absolument pas partisan de l’eugénisme pouvant être désigné comme « l’ensemble des méthodes et pratiques visant à transformer le patrimoine génétique de l’espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé » ! Pour tout vous dire, JE SUIS CONTRE !
Etes-vous parmi ceux qui sont pour la naissance à tout prix, et contre les moyens contraceptifs ou l’avortement même quand il concerne les maladies génétiques, ou maladie héréditaire graves et irreversibles, dites dominantes, et qui peuvent être dépistées bien avant la naissance !!! Quelques exemples parmi de milliers :
La progéria, ou Syndrome de Hutchinson-Gilford, qui provoque des changements physiques qui ressemblent fort à une sénescence accélérée de ceux qui en sont atteints (vieillissement accéléré dès la première ou la deuxième année). Il n'y a pas de traitement spécifique connu. --Certaines rétinites qui conduisent irréversiblement a la cécité, et cela à un jeun âge. --Certaines dystrophies qui paralysent l’organisme, seul le cerveau fonctionne normalement, et notamment l’ostéogènes imparfaite (transmission autosomique dominante) qui affectait Michel Petrucciani (pianiste de jazz), malgré qu’il savait qu’elle était transmissible, il décida d’avoir des enfants ! Amour ou égoïsme humain ?
P.S.Trouvez-vous normal qu’on puisse autoriser à procréer un couple qui manifeste un désordre, ou déséquilibre mental grave? Surtout lorsqu’on sait que cela pourra influencer défavorablement sa progéniture ? Etes-vous pour la procréation à n’importe quel prix ou pour le bien-être et épanouissement des enfants, adolescent et adultes ???
Merci pour votre (éventuelle) réponse.