Un enfant agressif usera adulte davantage des services de santé

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Des comportements agressifs dès l'enfance laissent présager plusieurs risques pour la santé à l'âge adulte. Voilà le résultat d'une recherche interuniversitaire dirigée par la professeur Caroline Temcheff, de l'Université de Sherbrooke.

Cette étude longitudinale quantifie - pour la première fois - les conséquences du lien entre l'agressivité infantile et l'utilisation des soins de santé. À partir des données provenant du Concordia Longitudinal Risk Project, l'équipe de chercheuses et chercheurs a examiné l'utilisation des soins de santé ainsi qu'une variété d'effets sur la santé physique à l'âge adulte dans le but d'accroître les connaissances sur l'impact négatif de l'agressivité durant l'enfance.

Caroline Temcheff, professeur au Département de psychoéducation.
Photo : Olivier Dezutter

«L'agressivité durant l'enfance est directement liée à une hausse d'utilisation des soins médicaux à l'âge adulte, indique la professeur Caroline Temcheff, du Département de psychoéducation, qu'il s'agisse du nombre de visites auprès de spécialistes, de services d'urgence, de dentistes ou du nombre de fois où ils ont été admis à l'hôpital pour des problèmes de santé.»

Les résultats de l'étude, menée auprès de 3913 personnes au Québec sur une période de 30 ans, suggère que l'agressivité en enfance présente un risque pour la santé qui doit être pris en considération lors de la création des programmes de prévention et d'intervention, particulièrement ceux ciblant les enfants et leur famille. Les chercheuses et chercheurs des quatre établissements participants, soit l'Université de Sherbrooke, l'Université Concordia, l'Université d'Ottawa et l'Université de la Californie, appuient cette recommandation.

Pendant la période visée par l'étude, les comportements agressifs durant l'enfance seraient liés directement à une augmentation des visites médicales générales de 8,1 % et des demandes de soins médicaux pour cause de blessures de 10,7 %. Les chercheuses et chercheurs observent une hausse de 44,2 % des maladies liées au style de vie, tels que l'obésité, le diabète de type 2 et la dépendance à l'alcool. Les visites chez les spécialistes sont en hausse de 6,2 % et les visites aux services d'urgence, de 12,4 %. Les chercheurs ont également observé un lien entre le retrait social durant l'enfance et les visites chez le dentiste payées par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

À l'inverse, l'évaluation de la popularité par les pairs durant l'enfance a démontré une diminution totale des soins de santé, des visites médicales en raison de blessures et des visites chez le dentiste payées par la RAMQ.

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franckpiton

Adrien
À l'inverse, l'évaluation de la popularité par les pairs

C'est à dire ?

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TBBUIM

Elle a l'air de bien manger la dénommée Caroline... :lol3:

VI
Victor

Messieurs les statisticiens...
Laissez tranquille les enfants...
ils ne vous demandent rien

AD
Adrien

franckpiton


Adrien
À l'inverse, l'évaluation de la popularité par les pairs


C'est à dire ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89valu ... _les_pairs

AL
alessandro pendesini

Le type d’éducation reçue par l’enfant du milieu dans lequel il évolue depuis sa naissance, détermine, en très grande partie, sa personnalité. S’il évolue dans un milieu équilibré (parental + sociétal), le comportement de l’enfant, dans la majorité des cas, ne posera pas de problèmes majeurs; par contre si les éducateurs, principalement les parents, sont trop laxistes -permettant quasiment tout, et répondant positivement à tous ses désirs, feront de lui un enfant « roi » (ce qui peut arriver quand l’enfant est unique) ; ou au contraire s’ils confondent « éducation » avec « dressage », l’enfant aura tendance à devenir agressif (ou introverti) et pourra difficilement s’épanouir. C’est principalement dans de telles situations (la liste n’est pas exhaustive), que des comportements anormalement agressif, -rendent l’enfant bagarreur, ou casse cou-, mais aussi névrosé ; différents types de troubles caractériels pourraient se développer. Un quelconque déséquilibre mental, peut engendrer un désordre somatique (variable selon les individus et leur potentiel génétique), c’est souvent un cercle vicieux qui en résulte : une interférence bilatérale psychosomatique, pouvant dans certains cas s’amplifier, ou, rarement, se résorber dans le temps. C’est à mon avis ce qui explique que les adultes, qui n’ont pas eu la chance pendant leur enfance et adolescence, d’avoir eu des éducateurs dignes de ce nom, sont plus vulnérables que les autres, et nécessitent quelques fois des traitements médicaux adéquats. Bien entendu certaines prédispositions génétiques, malgré une bonne éducation, pourraient être la cause principale de certains problèmes caractériels et/ou autres.
NB Les MASS MEDIA peuvent déstabiliser l’équilibre mental des enfants et adolescents, en le rendant particulièrement agressifs, tout aussi bien que des mouvais éducateurs, voire d’avantage !!! Il suffit de regarder la pauvreté ou débilité de certains programmes TV, certains jeux vidéo etc.. pour s’en rendre compte…… C’est surtout ici que « le bât blesse » !

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franckpiton

Adrien


franckpiton


Adrien
À l'inverse, l'évaluation de la popularité par les pairs


C'est à dire ?


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89valu ... _les_pairs

Merci Adrien, mais en fait je comprend le français ! Je me demandais juste comment on évaluait la popularité d'un enfant d’après les dires d'autres enfants (ses pairs à lui).

ME
meddok

@ alessandro pendesini
je suis d'accord avec ce que vous avez dit,
j'ajouterais tout de même que le manque d'équilibre n'est pas une fatalité. Je pense au concept de résilience proposé par le neurologue, psychiatre, éthologue et psychanaliste (ouf...!) Boris Cyrulnik. Un environnement très défavorable peut, en outre, créer des êtres aux facultés uniques, développées selon ce principe par des enfants ayant subit de lourds traumatismes. Il a notamment travaillé avec des enfants africains ayant subit des drames dus à la guerre.

Le génie issu de la souffrance, en quelque sorte (ou 'fleurs du mal'). Ou comment développer des qualités extra - ordinaires (hors équilibre) à partir d'un vécu terriblement agressif, anxiogène ou traumatisant.

J'ai le souvenir d'une femme (dont j'ai oublié le nom), qui petite fille a subit de lourds traumas, et qui adulte, a écrit un livre en langue française (qui n'est pas sa langue natale) dont la qualité est reconnue par ses pairs. L'apport de son vécu ajoute à la dimension émotionnelle de son style littéraire.

le but de mon intervention est de donner une petite touche optimiste et d'envoyer des ondes de 'dé-culpabilité' à tous les parents, qui au fond d'eux savent que l'éducation qu'ils prodiguent n'est pas parfaitement équilibré.