🕵️‍♂️ Une étude révèle l'essor alarmant de la fraude scientifique organisée

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La science est souvent perçue comme un bastion de vérité et de rigueur, mais une étude récente révèle une face cachée inquiétante. Des réseaux organisés manipulent le processus de publication académique à grande échelle, menaçant la crédibilité de la recherche.

Une enquête approfondie, menée par des chercheurs de l'Université Northwestern, met en lumière des pratiques frauduleuses sophistiquées qui échappent au contrôle traditionnel. Loin d'être des actes isolés, ces manœuvres impliquent des entités coordonnées opérant à l'échelle mondiale. Les conséquences pourraient être désastreuses si rien n'est fait pour contrer cette tendance croissante.

L'équipe de recherche, dirigée par Luís A. N. Amaral, a combiné l'analyse de vastes ensembles de données avec des études de cas pour percer à jour ces réseaux. Ils ont examiné des publications rétractées, des duplications d'images et des journaux déréférencés, en s'appuyant sur des bases de données majeures comme Web of Science et PubMed. Leur méthode a permis d'identifier des schémas répétitifs indiquant une fraude systématique plutôt que des erreurs ponctuelles. Ces découvertes soulignent l'ampleur du problème, qui dépasse désormais la croissance des publications légitimes.

Parmi les tactiques employées, les "usines à papiers" (paper mills) produisent en masse des manuscrits de faible qualité, souvent avec des données fabriquées ou du contenu plagié. Ces documents sont vendus à des chercheurs désireux de publier rapidement, parfois pour des milliers de dollars, en achetant même des positions d'auteur. Les courtiers agissent comme intermédiaires, facilitant la publication dans des journaux compromis ou infiltrés. Cette industrialisation de la fraude permet à certains de se construire une réputation sans mener de véritables recherches.

Les réseaux frauduleux évitent les contrôles en ciblant des sous-domaines vulnérables ou en détournant des journaux abandonnés. Par exemple, le journal HIV Nursing, autrefois légitime, a été repris pour publier des milliers d'articles sans rapport avec son domaine initial. Les chercheurs insistent sur la nécessité d'une approche multidimensionnelle, incluant une surveillance accrue des processus éditoriaux et de meilleurs outils de détection.

L'avènement de l'intelligence artificielle générative aggrave les risques, car elle pourrait amplifier la production de contenu frauduleux. Sans mesures préventives, la littérature scientifique risque d'être inondée de fausses informations, qui seront même par la suite utilisées pour entraîner des modèles IA futurs. Cette situation alarmante appelle à une restructuration urgente des incitations dans le milieu scientifique, pour préserver l'intégrité et la confiance du public.

Les paper mills: usines à fraudes scientifiques

Les paper mills sont des organisations qui produisent en série des articles scientifiques falsifiés. Elles exploitent la pression publish or perish (publier ou périr) dans le milieu académique, où les chercheurs doivent constamment publier pour avancer dans leur carrière.

Ces entités vendent des manuscrits complets ou des places d'auteur, souvent via des courtiers qui agissent dans l'ombre. Les prix varient selon la position dans la liste des auteurs, la première place étant la plus chère.

Les papiers générés contiennent fréquemment des images manipulées, des données inventées ou du plagiat, rendant leur détection difficile sans outils spécialisés. Cela sape la qualité des bases de données scientifiques utilisées pour les recherches futures.

La lutte contre ces pratiques nécessite une collaboration internationale et des technologies avancées d'analyse de texte et d'images pour identifier les similitudes et les incohérences.

L'infiltration des journaux académiques

Les journaux académiques sont parfois infiltrés par des acteurs malintentionnés qui contournent les processus de révision par les pairs. Cela peut se faire via la corruption d'éditeurs ou le détournement de titres de journaux abandonnés.

Lorsqu'un journal cesse ses activités, son nom et son site web peuvent être rachetés par des fraudeurs pour publier des articles sans contrôle qualité. Ces publications sont ensuite indexées dans des bases de données réputées, leur conférant une apparence de légitimité.

Cela pose un problème majeur pour les agences d'indexation comme Scopus ou PubMed, qui doivent constamment mettre à jour leurs listes pour exclure les sources non fiables. La vigilance accrue des communautés scientifiques est importante pour signaler ces cas.

Des initiatives comme Retraction Watch aident à tracker les rétractions, mais une automatisation est nécessaire pour faire face à l'ampleur du problème.

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QJ

Vaste débat.
J'ai débuté ma carrière dans le système bancaire et, cette lecture me fait penser à ce très court passage dans les banques.
La guerre perpétuelle contre la fraude et le vol de données (Votre RIB, votre carte bancaire, votre code, etc.).
Il faut un protocole unique, standardisé, ouvert, contrôlable par tous, pour identifier l'auteur d'une source.
Une traçabilité dans le temps, sans faille aucune (Qui, fait Quoi, Quand).
Une surveillance automatique des transactions, dès qu'un ensemble de transaction (c-a-d >=2) apparait frauduleuse, la publication est bloquée et soumise à contrôle renforcé, voire humain.
Une surveillance constante de l'obsolescence des moyens techniques.

Il y a un début de solution que, les universités du monde libre, peuvent déjà mettre en place pour, leurs publications par les pairs:
une Block-Chain.

Et, les premiers scientifiques pris a jouer les proxys et, monnayer leur accès à la publication pour des fraudeurs seront sanctionnés (probablement durement).
Les premiers scientifiques très imprudents, qui se verront pirater leurs accès seront dans une mouise totale et serviront d'exemples pour les autres.

Ce n'est pas marrant, et ce sera une course technologique perpétuelle "gendarmes contre voleurs", mais le retour à la crédibilité est à ce prix.