Vers une production massive et économique d'hydrogène

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Le recours à l'hydrogène comme vecteur énergétique propre est l'une des solutions pour répondre aux actuels défis énergétiques. Afin de produire ce carburant du futur, l'électrolyse de l'eau figure parmi les filières "écologiques" les plus prometteuses. Principal écueil : son rendement. Soucieux d'optimiser cette technique, des chercheurs de quatre laboratoires du CNRS (1), en collaboration avec les entreprises AREVA NP et SCT, sont parvenus, pour la première fois, à produire de l'hydrogène en quantité notable par une nouvelle méthode. Leur technologie innovante, protégée par un brevet aujourd'hui rendu public, pourrait dans un avenir proche être développée à grande échelle et permettre d'obtenir de l'hydrogène, à moindre coût et surtout, sans émission de gaz à effet de serre.

L'un des prototypes instrumentés permettant de produire de l'hydrogène (800°C, 50 bars),
avec à gauche le système de gestion des gaz (vapeur d'eau, air, hydrogène)
et à droite la cellule chauffée

Plus énergétique que le pétrole ou le gaz naturel, non polluant et non toxique, l'hydrogène pourrait progressivement suppléer les énergies fossiles et répondre à l'essentiel de nos besoins énergétiques. Problème : si l'atome d'hydrogène, lié à l'oxygène, est très abondant sous forme d'eau, les molécules d'hydrogène, elles, ne se trouvent pas à l'état pur. Le défi auquel s'attèlent les chercheurs est donc de produire de l'hydrogène, sans dégagement de dioxyde de carbone. Pour cela, l'électrolyse de l'eau, c'est-à-dire sa décomposition en hydrogène (H) et oxygène (O), est l'une des solutions envisagées. Aujourd'hui maîtrisée, cette technique présente toutefois des inconvénients majeurs : son rendement ne dépasse pas 80 %, son coût de production est trop élevé et certains matériaux utilisés polluants ou même dangereux.

Comment pallier ces défauts ? Pour y parvenir, plusieurs spécialistes ont, depuis 2004, réuni leurs expertises dans le cadre d'un programme de recherche sur la production massive d'hydrogène propre : quatre équipes de recherche se sont ainsi associées aux entreprises AREVA NP, filiale du groupe AREVA, et SCT, l'un des leaders mondiaux dans l'association métal – céramique.

Pour obtenir de l'hydrogène par électrolyse de l'eau avec un meilleur rendement, il faut chauffer : deux voies sont alors possibles. La première plus "traditionnelle" utilise la conduction par ions O2- tandis que la seconde s'appuie sur la circulation des protons (ions H+). Principal avantage de la voie protonique : elle requiert des températures plus faibles, de l'ordre de 600°C. À de telles températures, une bonne conductivité des protons peut être envisagée, tout en utilisant des matériaux peu onéreux et fiables. C'est pourquoi les scientifiques ont choisi d'explorer et d'optimiser cette voie.

Leur travail s'est déroulé en deux étapes : ils ont tout d'abord conçu un dispositif pour étudier in situ les matériaux constituant l'électrolyseur puis, ils ont mis au point deux électrolyseurs instrumentés, c'est-à-dire comportant entre autres, des capteurs de température, de pression, de mesure de l'intensité du courant produite. Les scientifiques ont ainsi pu déterminer avec précision les conditions requises pour obtenir de l'hydrogène en grande quantité et de façon fiable. L'une de leurs idées novatrices a été d'effectuer l'électrolyse sous pression (entre 50 et 100 bars). Et elle s'est révélée efficace… En effet, les principaux paramètres des électrolyseurs s'en sont trouvés améliorés : les premiers essais effectués permettent d'atteindre des quantités d'hydrogène notables, avec un niveau de courant bien supérieur à ce qui avait été fait précédemment par leurs concurrents étrangers travaillant sur la filière protonique. De plus, cette nouvelle technologie abaisse de près de 200°C la température de fonctionnement par rapport à la solution par conduction par ions O2-. Un dernier atout : en permettant l'usage d'alliages commerciaux, elle diminue le coût de l'hydrogène produit.Ce résultat, prometteur et capital pour l'avenir économique de la filière hydrogène, laisse espérer le développement de technologies rentables et économiques. Même si avant de produire de l'hydrogène massivement et à bas coût, des efforts sont encore nécessaires. Un travail de perfectionnement du dispositif est d'ores et déjà envisagé.

Second prototype de production d'hydrogène fonctionnant à 650°C et sous 100 bars.
Les zooms montrent l'extérieur du cœur de la cellule électrochimique
ainsi que les passages métal-céramique

Note:
(1) Institut européen des membranes (IEM, CNRS / Université de Montpellier / ENSCM), Laboratoire de plasticité, endommagement et corrosion des matériaux (LPECM, CNRS / École des Mines de Saint-Étienne), Laboratoire de dynamique, interactions et réactivité (Ladir, CNRS / UPMC) et Laboratoire "Interfaces et systèmes électrochimiques" (Lise, CNRS)

VI
Victor

Au sens propre et exact du terme, c'est une Usine à Gaz

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Khainyan

en quoi c'est propre? 650°C et 100 bars... d'où vient l'énergie pour réaliser ces conditions? hmmm?

EU
euh

Le but n'est pas de réduire notre consommation énergétique mais de réduire notre consomation de pétrole.

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Khainyan

et...? l'énergie viens d'où? oui oui tu chauffe: de la combustion du pétrole.. conclusion t'as rien réduit du tout.

VI
Victor

De toutes façon quelques soient les méthode pour produire de l'hydrogène il faut fournir de l'énergie pour casser la molécule d'eau donc le bilan est 2H²O + Energie fournie = 2H² gaz + O² gaz

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Khainyan

bin oui. c'bien ça le problème d'une technique qui nécessite des pressions et températures élevées.

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klinfran

a priori maintenir la pression ne oute pas 'énergie dans une enceinte, tout comme la température quand on est bien calorifugé, on peut avoir très peu de pertes. Les seules dépenses énergétiques sont donc quand on doit faire rentrer un matériau dans l'enceinte et l'en extraire, car il sort surement lui aussi à 800° et des millions de bars, mais là on peut la récupérer en partie cette énergie, également bien sûr quand on sépare l'hydrogène de l'oxygène.

TO
Toma

Au final c'est beaucoup moins polluant que le pétrole...
pour obtenir de telles températures et une telle pression, c'est simple, on utilise de l'électricité...

VI
Victor

Hé rigolo ! Si tu utilises l'électricité...
Ben tu fais tout simplement l'électrolyse de l'eau
De plus l'oxygène et l'hydrogène sont séparés

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Khainyan

eyh génie Toma l'énergie électrique elle sort du néant?

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buck

vous n'avez pas fini de faire ch***r le monde vous 2 ?
L'interet ici c'est de d'ameliorer le rendement , on se contre fout de ce qui permet de chauffer ca peut etre a base de petrole, de nulceaire de voltaique de fission on s'en tape. L'optimisation des processus ca vous dit quelque chose ?

VI
Victor

Hé M'ieur Buck! Nous revenons toujours à un calcul de bilan énergétique... Quelques soit l'énergie utilisée il faut des conversions... Et jusqu'à maintenant l'électricité c'est l'énergie la plus chère

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buck

Tu sais qu'on se bat a coup de pouiemes de pourcents en industrie chimique / siderurgique pour faire des gains en rendements? Ces maigres amelioration pour toi rapportent des millions a ces boites...
Qt au prix de l'electricite ca reste a verifier, d'ou elle vient, comment elle est produite ...
C'est a cause d'esprit chagrins comem vous que certains se decourages.
C'est pas parce que l'on recherche sur une voie qu'il faille la denigree a chaque fois comme tu le fait Victor, a la longue c'est gonflant

VI
Victor

Le cracking de l'eau ça ne peut marcher qu'avec du nucléaire sinon bilan énergétique et écologique de la production d'hydrogène pas évident du tout il faut des température et pression suffisamment élevées pour ioniser l'eau, de plus ça donne des composants hyper réactif sur les matériaux H+ ET O2- avec des problèmes d'oxydoréduction

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macland

...J’ai surement encore beaucoup à apprendre dans ce domaine, mais ce que j’ai retenu jusque là, hormis la production de H² en elle-même, c’est surtout le stockage qui pose problème, les molécules d’hydrogène étant particulièrement fines, ya t-il des progrès dans ce sens ???.. :_grat2: :_grat: :_grat2:

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Khainyan

Buck calme toi...on faisait juste remarquer avec victor que le dihydrogène c'est pas écologique du tout si la source d'électricité ne l'est pas (donc faudrait du solaire, de l'éolien, ou j'en passe).
Macland tu as tout a fait raison: le stockage du dihydrogène est bien le problème principal du point de vue de son utilisation comme carburant. C'est le gaz le plus léger qu'il soit, il est extrémement réactif, ce qui rend les récipients capables de le contenir assez couteux. Il faut de surcroit le comprimer énormément ce qui bouffe encore plus d'énergie.
C'est pour cela que je pense que l'intégrer dans des chaines carbonées type méthanol et une solution bien plus sérieuse pour tirer de l'hydrogène (et du CO²^^) un carburant.

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buck

Justement vous partez sur l'apriori que ca se fera sur du petrole, mais bon il y a d'autres moyen : hydro nucleaire solaire...
L'utilisation de chaines carbonee: mouais ca me laisse dubitatif

Concernant le stockage: aucune idee pour ma part

GR
griffaurel

Bah...
Un gros problème c'est le stockage de l'hydrogène. Mais rien n'empêche de l'utiliser immédiatement. :)

L'énergie solaire c'est chouette mais ça produit surtout de la chaleur et on à du mal à la stocker sur de longues durées.
Pour l'instant, on ne sait convertir la chaleur qu'à environ 35% en énergie à condition de l'utiliser tout de suite.
Quand à la conversion photovoltaïque du rayonnement solaire, son rendement est très faible.

Un système qui permettrait d'utiliser plus d'énergie calorique et moins d'énergie électrique pour l'électrolyse de l'eau est un système qui permet de convertir de l'énergie solaire sous forme d'énergie chimique en hydrogène plus ou moins stockable.
Avec un rendement pas terrible c'est clair mais ça mériterai un calcul plus précis qu'à la louche. :grat:

En gros, la chaleur est là pour diminuer la part de l'énergie électrique nécessaire pour ioniser les atomes d'hydrogène et la pression est là pour empêcher l'eau de bouillir. Ce qui facilite la séparation des gaz oxygène/hydrogène et de l'eau liquide.

J'ai lu un autre article démontrant que l'adjonction de particules d'aluminium dans l'eau permet une amélioration du rendement de l'électrolyse par l'augmentation de la surface de réaction et de la conductivité de l'eau.
Je ne vois rien qui pourrait empêcher l'utilisation de ces deux techniques conjointement. :amoureux: (<--pas facile à placer celui-là)

A voir ce que cela pourrait donner...

CH
chester

et...? l'énergie viens d'où? oui oui tu chauffe: de la combustion du pétrole.. conclusion t'as rien réduit du tout.

C'est moi ou il y a un malaise dans la conversation au niveau du Nucléaire?

Si tu prends le cas de la France, et je pense que tu le sais, on produit 80% notre électricité via le nucléaire, donc il est raisonnable de penser que c'est relativement correct au niveau du bilan carbone. J'vois pas où est le problème, surtout sur ce forum où,à l'inverse de l'opinion publique, il y a plus de "pro" que d'"anti" nucléaire.

XZ
Xzander

Intéressant comme technique, j'ai toutefois plus hâte de voir des développements dans les sources de stockage de l'énergie électrique. Je ne crois pas que de telles recherches soient inutiles, mais j'aimerais voir l'investissement aller dans la recherche de piles pour stocker directement l'électricité.

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JNem19

Cette voie de recherche me semble saine. Si l'enceinte est calorifugé il faut bien sûr fournir de l'énergie, mais ils doivent limiter les pertes. Bien sûr le dispositif fonctionne à l'électricité et doit donc avoir un bilan final (en terme de conso) supérieur à l'hydrolyse de l'eau classique. Mettons au point les techniques, le jour où notre électricité sera majoritairement issue de sources propres, on aura fait un joli pas dans la bonne direction.
Ceci dit je suis de l'avis de Xzander, à savoir que le stockage direct de l'électricité me semble bien plus prometteur.

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Khainyan

le stockage de l'électricité dans des batteries c'est bien mais ça peut pas servir à autre chose que pour des voitures... pour un avion ou un bateau on fait comment? hmmm? bin faut développer un carburant de synthèse.

IS
Isabelle

Pour les gros bateaux comme les paquebots par exemple, la propulsion est électrique, il y a un premier moteur servant à générer de l'électricité pour un deuxième moteur électrique voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Propulsion ... es_navires

La principale justification de la propulsion électrique est le découplage entre la production de l'énergie et son utilisation, qui autorise une plus grande liberté de la répartition des masses et des volumes dans la coque.

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buck

propulsion electrique mais l'alimentation electrique se fait en thermique Isabelle, dc il y a toujours un soucis qq part ;)

IS
Isabelle

oui faut préciser que le premier moteur est au diesel ou plus récemment au gaz... (une lecture récente sur les paquebots, c'est très intéressant mais j'ai peu approfondi ma lecture sur le côté mécanique :D )

Pour revenir au sujet je me demande dans quelle mesure le fait d'utiliser un premier moteur thermique puis la propulsion électrique optimise l'ensemble... c'est cette idée de coupler des technologies différentes qui semble intéressante si le résultat au final est prometteur mais je crois que je reviens vers l'idée d'optimisation du rendement déjà évoquée précédemment

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Maulus

soit on stock de l'énérgie soit on embarque un minigénérateur dans le véhicule ...
ni l'un ni l'autre ne sont facile en éléctrique... nos moyens de productions d'éléctriticité demande un gros équipement.. dommage que l'on doivent passer par la vapeur...