Il est difficile d'aller dans l'espace.. c'est un fait. Actuellement on utilise exclusivement des fusée (ou navette..) qui ont pour but de monter "droit" vers l'espace..
Alors je me demandais la chose suivante: quelles sont les difficultés à réaliser une sorte de navette/avion qui monterais progressivement jusqu'à atteindre l'espace? en gros faire monter un avion, classiquement, jusqu'à l'espace.. on aurait alors un mode de transport récupérable.
autre question: combien de temps durerait alors un tel vol?
merci
Je sais qu'il y a des compétents pour te répondre sur ce forum mais voici un lien intéressant où tu trouveras surement déjà quelques réponses :
http://www.forum-conquete-spatiale.fr/
Si je ne dis pas de bétises ça ferait dépenser plus d'energie pour sortir de l'atmosphere. La vitesse de libération de la planète est d'environ 40 000 km/h, il faut donc atteindre cette vitesse pour sortir de l'emprise gravitationnelle. L'avantage de lancer une fusée à la verticale, c'est de parcourir le chemin le plus court pour atteindre l'espace et se servir de la vitesse de rotation de la terre pour diminuer la consommation d'énergie (cette vitesse s'ajoute à notre vitesse de croisière). C'est pourquoi on lance généralement les fusées au plus près de l'équateur (la vitesse de rotation y est plus élevée). Si l'on monte progressivement comme un avion, on va traverser l'atmosphere en diagonale et il faudra toujours atteindre cette vitesse de 40 000 km/h pour quitter la planète. Au final, on rallonge la distance à parcourir, donc la consommation d'energie.
Aldebaran
Si je ne dis pas de bétises ça ferait dépenser plus d'energie pour sortir de l'atmosphere. La vitesse de libération de la planète est d'environ 40 000 km/h, il faut donc atteindre cette vitesse pour sortir de l'emprise gravitationnelle. L'avantage de lancer une fusée à la verticale, c'est de parcourir le chemin le plus court pour atteindre l'espace et se servir de la vitesse de rotation de la terre pour diminuer la consommation d'énergie (cette vitesse s'ajoute à notre vitesse de croisière). C'est pourquoi on lance généralement les fusées au plus près de l'équateur (la vitesse de rotation y est plus élevée). Si l'on monte progressivement comme un avion, on va traverser l'athmosphère en diagonale et il faudra toujours atteindre cette vitesse de 40 000 km/h pour quitter la planète. Au final, on rallonge la distance à parcourir, donc la consommation d'energie.
J'ai quelques question.. les avions au décollage sont loin d'avoir une vitesse de 40 000km/h... pourtant ils décollent quand même (me prenez pas pour un débile non plus.. je sais très bien pourquoi xD).. donc la vitesse de 40 000km/h c'est la vitesse nécessaire pour se placer sur orbite(donc suivre un mouvement de rotation autour de la Terre) c'est ça? et non celle qu'il faut pour s'élever...
Ne pourrais t-on pas faire décoller un avion, le faire transiter un p'tit bout de chemin en apesenteur, dans l'espace, réacteurs coupés, puis du fait de sa vitesse trop petite et de l'attraction terrestre le faire rentrer doucement dans l'athmosphère...en un long vol plané (et descente).
Ensuite autre question: la Terre nous communique son mouvement de rotation, c'est pour cela qu'on le perçoit pas. Donc logiquement comment une fusée profite de cette rotation pour gagner du temps? (je vois bien le principe mais à priori la fusée aussi a la même vitesse de rotation.. ça se compense non?)
Khainyan
Aldebaran
Si je ne dis pas de bétises ça ferait dépenser plus d'energie pour sortir de l'atmosphere. La vitesse de libération de la planète est d'environ 40 000 km/h, il faut donc atteindre cette vitesse pour sortir de l'emprise gravitationnelle. L'avantage de lancer une fusée à la verticale, c'est de parcourir le chemin le plus court pour atteindre l'espace et se servir de la vitesse de rotation de la terre pour diminuer la consommation d'énergie (cette vitesse s'ajoute à notre vitesse de croisière). C'est pourquoi on lance généralement les fusées au plus près de l'équateur (la vitesse de rotation y est plus élevée). Si l'on monte progressivement comme un avion, on va traverser l'athmosphère en diagonale et il faudra toujours atteindre cette vitesse de 40 000 km/h pour quitter la planète. Au final, on rallonge la distance à parcourir, donc la consommation d'energie.J'ai quelques question.. les avions au décollage sont loin d'avoir une vitesse de 40 000km/h... pourtant ils décollent quand même (me prenez pas pour un débile non plus.. je sais très bien pourquoi xD).. donc la vitesse de 40 000km/h c'est la vitesse nécessaire pour se placer sur orbite(donc suivre un mouvement de rotation autour de la Terre) c'est ça? et non celle qu'il faut pour s'élever...
Ne pourrais t-on pas faire décoller un avion, le faire transiter un p'tit bout de chemin en apesenteur, dans l'espace, réacteurs coupés, puis du fait de sa vitesse trop petite et de l'attraction terrestre le faire rentrer doucement dans l'athmosphère...en un long vol plané (et descente).
Ensuite autre question: la Terre nous communique son mouvement de rotation, c'est pour cela qu'on le perçoit pas. Donc logiquement comment une fusée profite de cette rotation pour gagner du temps? (je vois bien le principe mais à priori la fusée aussi a la même vitesse de rotation.. ça se compense non?)
oui, les 40000k/h (11 m/s et quelques) est la vitesse de libération : celle necessaire pour compenser completement l'attraction terrestre (en fait c'est la vitess a atteindre pour qu'un objet qui la surface terrestre et aille à l'infini).
Pour la deuxieme partie le probleme c'est la portance de l'atmosphere (celle qui fait décoler ton avion). En effet, a partir d'une certaine altitude elle n'est plus suffisante et c'est le décrochage assuré. En fait le X15 est une bonne étape (même si il necessite toujours un avion porteur pour l'ammener a bonne altitude) puisque la deuxieme partie du voyage correspond à ce que tu decris (le retour ce fait en planant).
Derniere partie de ta question : c'est une question de conservation de l'energie. la vitesse radiale au pôle est nulle alors que ce n'est pas le cas à l'equateur. Comme la fusée a une vitesse radiale, elle a une energie cinetique (cette partie est nulle au pôle et maximale a l'equateur). Du coups comme ton systeme au depart a plus d'energie, c'est plus simple.
je comprends mieux la difficulté.. mais doit bien y avoir moyen de la contourner.. le problème viens de la décroissance de la densité de l'athmosphère ce qui réduit la portance... Mais comme cela réduit de fait la trainée on pourrais pas en profiter pour augmenter la vitesse, donc la portance? en gros accélerer au fur et à mesure qu'on monte.. mais ça doit bouffer une bonne dose de carburant ![]()
Le seul avantage que je vois pour l'instant à ce plan de vol c'est qu'une fois qu'on a finis de monter y a plus qu'à e mettre en orbite, parcourir la distance voulue et redescendre.. plus simple encore on détermine la trajectoire de montée pour arriver à destination voulue.. la descente se fait "naturellement" grâce à l'attraction terrestre. En plus on pourrait utiliser la rotation de la Terre pour "amplifier" note composante "horizontale" de la Vitesse..
Faudrait un logiciel de simulation ![]()
Hello ! Déjà merci à Oswald pour la réponse, je n'aurais pas fait mieux.
je comprends mieux la difficulté.. mais doit bien y avoir moyen de la contourner.. le problème viens de la décroissance de la densité de l'athmosphère ce qui réduit la portance... Mais comme cela réduit de fait la trainée on pourrais pas en profiter pour augmenter la vitesse, donc la portance? en gros accélerer au fur et à mesure qu'on monte.. mais ça doit bouffer une bonne dose de carburant
Effectivement je pense qu'on consommerait beaucoup trop d'énergie.
Le seul avantage que je vois pour l'instant à ce plan de vol c'est qu'une fois qu'on a finis de monter y a plus qu'à e mettre en orbite, parcourir la distance voulue et redescendre.. plus simple encore on détermine la trajectoire de montée pour arriver à destination voulue.. la descente se fait "naturellement" grâce à l'attraction terrestre. En plus on pourrait utiliser la rotation de la Terre pour "amplifier" note composante "horizontale" de la Vitesse..
Faudrait un logiciel de simulation
C'est pas si simple que ça
Le gros soucis avec ce type de mission, notamment les navettes spatiales c'est l'échauffement cinétique. C'est dommage qu'à chaque sortie de la navette on soit obligé de réparer les tuiles du bouclier thermique et ça coûte bonbon ! En plus à ces vitesses là, un rien suffit pour provoquer une catastrophe. Le crash de Colombia était dû à un simple bout de mousse isolante qui s'est détachée au décollage et est venu percuter la coque de la navette ce qui a fait un trou béant.
J'en profite qu'Oswald soit dans le coin pour poser une question stupide qui vient de me passer par la tête :
- Immaginez que je sois l'homme le plus balaise du monde (bon jusque là facile à immaginer
). J'ai une corde épaisse de 30 000 km, je l'attache au sol d'un côte et une fusée amène l'autre côté dans l'espace. En théorie la corde tient à la verticale. Maintenant je décide de monter sur la corde et d'aller dans l'espace :
-a) Vais-je devoir etre obliger de monter à 40000 km/h ?
-b) Je peux monter à une vitesse en dessous de la vitesse de libération mais je dois fournir autant d'energie qu'une navette ?
-c) Autre solution ?
Aldebaran
Hello ! Déjà merci à Oswald pour la réponse, je n'aurais pas fait mieux.je comprends mieux la difficulté.. mais doit bien y avoir moyen de la contourner.. le problème viens de la décroissance de la densité de l'athmosphère ce qui réduit la portance... Mais comme cela réduit de fait la trainée on pourrais pas en profiter pour augmenter la vitesse, donc la portance? en gros accélerer au fur et à mesure qu'on monte.. mais ça doit bouffer une bonne dose de carburant
Effectivement je pense qu'on consommerait beaucoup trop d'énergie.
Le seul avantage que je vois pour l'instant à ce plan de vol c'est qu'une fois qu'on a finis de monter y a plus qu'à e mettre en orbite, parcourir la distance voulue et redescendre.. plus simple encore on détermine la trajectoire de montée pour arriver à destination voulue.. la descente se fait "naturellement" grâce à l'attraction terrestre. En plus on pourrait utiliser la rotation de la Terre pour "amplifier" note composante "horizontale" de la Vitesse..
Faudrait un logiciel de simulationC'est pas si simple que ça
Le gros soucis avec ce type de mission, notamment les navettes spatiales c'est l'échauffement cinétique. C'est dommage qu'à chaque sortie de la navette on soit obligé de réparer les tuiles du bouclier thermique et ça coûte bonbon ! En plus à ces vitesses là, un rien suffit pour provoquer une catastrophe. Le crash de Colombia était dû à un simple bout de mousse isolante qui s'est détachée au décollage et est venu percuter la coque de la navette ce qui a fait un trou béant.
J'en profite qu'Oswald soit dans le coin pour poser une question stupide qui vient de me passer par la tête :
- Immaginez que je sois l'homme le plus balaise du monde (bon jusque là facile à immaginer
). J'ai une corde épaisse de 30 000 km, je l'attache au sol d'un côte et une fusée amène l'autre côté dans l'espace. En théorie la corde tient à la verticale. Maintenant je décide de monter sur la corde et d'aller dans l'espace :
-a) Vais-je devoir etre obliger de monter à 40000 km/h ?
-b) Je peux monter à une vitesse en dessous de la vitesse de libération mais je dois fournir autant d'energie qu'une navette ?
-c) Autre solution ?
Comme ca a vu de nez, c'est la b). Je crois que c'est mon dernier mot Jean Pierre. ![]()
En fait, c'est une question d'energie a fournir. Au lieu de la fournir en poussée, tu va la fournir en force de frictions. En gros tu compense l'attraction terrestre en t'accrochant à la corde. Au final, l'energie dépensée est plus ou moins la même (conservation de l'energie).
Comme dit Vistor, c'est l'idée de l'ascenseur spatial.
Ok pour la réponse b, je me disais aussi la même chose, tu es sur que tu veux pas faire un appel à un ami ? ![]()
Bon sinon l'idée de cet ascenseur spatial sert à rien si je comprend bien ? Si faut fournir autant d'énergie où est ce qu'on y gagne ? (Y a peut-être un paramètre que je n'ai pas vu) ou alors c'est une idée totalement farfelue...
Aldebaran
Bon sinon l'idée de cet ascenseur spatial sert à rien si je comprend bien ? Si faut fournir autant d'énergie où est ce qu'on y gagne ? (Y a peut-être un paramètre que je n'ai pas vu) ou alors c'est une idée totalement farfelue...
Je me pose une question de troll
!! Se pourrait-il, dans le cas de l'ascenseur spatial, d'utiliser le vide ( dans la partie atmosphérique ) pour créer une dépression qui permettrait d'aspirer l'ascenseur vers le haut ?
Troll : une dépression entre quoi et wquoi ? entre le spatial et l'ascenseur ? aucun interet : l'attraction gravitationnelle empeche l'air d'aller dans l'espace. La dépression est completement compensée par l'attraction gravitationnelle.
Aldebaran : Le gain est que tu peux fournir l'energie sous une autre forme (electricité par exemple) et réutiliser "rapidement" ton ascenseur. Donc même si c'est la même quantité a fournir, ca coûte moins cher.
Ok, Oswald...
Je vais expliquer autrement.
Serait-il possible de créer une dépression en amont de l'ascenseur de façon à ce qu'il soit soit aspiré vers le haut ? ( dans la partie atmosphérique de la terre, cela va de soit)
Posé d'une autre manière, une aspiration du à un vide d'air pourrait-il être plus puissant que l'attraction terrestre ? ( Pour une petite charge bien sur...pas pour 50 tonnes
)
J'espère avoir été plus clair !!!
Aldebaran
Ok pour la réponse b, je me disais aussi la même chose, tu es sur que tu veux pas faire un appel à un ami ?Bon sinon l'idée de cet ascenseur spatial sert à rien si je comprend bien ? Si faut fournir autant d'énergie où est ce qu'on y gagne ? (Y a peut-être un paramètre que je n'ai pas vu) ou alors c'est une idée totalement farfelue...
La différence est peut être qu'a partir du moment où tu as un support solide, tu a d'autres moyens de propulsion que le moteur fusée... en particulier on peu imaginer un moteur électrique alimenté par de l'électricité amené par le câble... tu économise alors tout le poids du carburant transporté
je dirais que n'importe quelle vitesse permet de quitter la terre, du moment qu'on la maintienne suffisamment longtemps (la vitesse
Les 40000km/h c'est la vitesse minimale à laquelle il faut lancer (verticalement je pense) un "obus" pour qu'il ne retombe jamais. Pour un système qui possède un système de propulsion, il n'y a pas de question de vitesse minimale qui se pose.
Attention....ça déchire :
http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=991
Vivement la suite..... ![]()
Ze Venerable
je dirais que n'importe quelle vitesse permet de quitter la terre, du moment qu'on la maintienne suffisamment longtemps (la vitesse Les 40000km/h c'est la vitesse minimale à laquelle il faut lancer (verticalement je pense) un "obus" pour qu'il ne retombe jamais. Pour un système qui possède un système de propulsion, il n'y a pas de question de vitesse minimale qui se pose.
Non justement ze venerable, il faut une énergie donc une vitesse plus importante pour monter plus haut, s'il sagit de vitesse constante l'objet atteint une limite de hauteur et retombe selon une parabole plus ou moins grande... En balistique la vitesse constante n'existe pas
Monsieur Victor résume bien le vrai problème, tant que nous serons coincés dans des trajectoires ballistiques et coincés également dans le plan de l'ecliptique pour voyager, nous serons dépendants de vitesses critiques pour s'arracher à l'attraction terrestre ou pour bénéficier d'une effet de fronde à tel endroit, ou pour ceci ou pour celà, etc....
Cette dépendance est principalement due au principe de propulsion utilisé, en l'occurence la conservation de la quantité de mouvement, en clair une machine lâche un long pet continu dans un sens et ladite machine translate dans l'autre sens.
Mais Ze Vénérable a raison, un véhicule qui ne serait pas prisonnier de trajectoires ballistique, de par son mode de propulsion, pourrait s'arracher à l'attraction terrestre à n'importe quelle vitesse, de la plus lente à la plus rapide.





