L'audioprothèse a pour objectif de compenser une perte auditive par un appareillage adéquat.
L'appareillage comprend : le choix, l'adaptation, la délivrance, le contrôle d'efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l'éducation prothétique du déficient de l'ouïe appareillé. En France, la délivrance de chaque appareil est soumise à la prescription médicale obligatoire.
On distingue trois modèles différents : l'intra auriculaire, le mini contour open et le contour d'oreille.
Pour les surdités neurosensorielles importantes, l'implant cochléaire envoie directement l'impulsion dans le nerf auditif (ou nerf vestibulocochléaire) en court-circuitant la partie mécanique de l'oreille.
Les progrès récents sont importants, notamment grâce à la miniaturisation de l'électronique, qui permet plus d'esthétisme et à la numérisation du son permettant de sélectionner les fréquences vocales, pour détacher la parole du bruit ambiant.
Cependant, l'appareillage sera peu ou pas efficace si le malentendant a beaucoup de difficultés pour la compréhension de la parole. C'est ce qu'on appelle un manque d'intelligibilité. Les personnes qui portent les audioprothèses n'entendent pas les sons naturels, mais artificiels, c'est-à-dire un son électronique.
Le principal problème de l'appareillage auditif est lié au coût et à la faible prise en charge par la sécurité sociale : il faut compter entre 2000 et 3500 euros pour un appareillage numérique des deux oreilles, comprenant le suivi prothétique effectué par l'audioprothésiste pendant toute la durée de vie de l'appareil (5-6 ans). Cependant, une partie du coût de l'appareillage est pris en charge par la Sécurité Sociale et les Mutuelles. Le TIPS (Tarif Interministériel des Prestations Sanitaires) adultes (>20 ans) est de 199,71 euros par oreille indépendamment du type d'appareil choisi. Le TIPS enfants (<20 ans) est de 1400 euros par oreille pour les appareils les plus performants.
Un bulletin officiel de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes paru en mars 2000 démontrait qu'en France, les prix des appareils sont plus faibles que dans la plupart des pays industrialisés, mais que leur prise en charge par les organismes sociaux n’est pas à la hauteur des besoins.
Un rapport de la DGCCRF (direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes ) préconise un découplage du coût des prestations des audioprothésistes du coût de l'appareil.
A l'occasion du vote de la loi de finances pour la sécurité sociale, les sénateurs Monique Papon, Adeline Gousseau et Marie-Thérèse Hermange ont déposé un amendement en ce sens.
En Suisse, le prix des appareillages est fixé par l'OFAS (Office Fédéral des Assurances Sociales). Le prix comprend le coût de la prothèse acoustique et un forfait d'adaptation qui correspond aux diverses prestations dont le patient bénéficiera durant la durée de vie de ses aides auditives (réglages, nettoyages, conseils, etc.).