Ouïe
Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Introduction

Un renard qui bouge ses oreilles pour repérer une proie
Une oreille humaine

L’ouïe ou l’audition est la capacité de percevoir des sons. Elle est l’un des cinq sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du...).

Anatomie

L’oreille est l’organe principal de l’ouïe.

La transmission des vibrations du milieu aérien au milieu liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) présent dans la cochlée pose des problèmes concrets liés à la physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la...) des fluides. Rappelons que si une onde acoustique (Le son est une onde produite par la vibration mécanique d'un support fluide ou solide et propagée grâce à l'élasticité du milieu environnant...) qui se propage dans l’air atteint perpendiculairement la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière...) d’un lac (En limnologie, un lac est une grande étendue d'eau située dans un continent où il suffit que la profondeur, la superficie, ou le volume soit suffisant pour provoquer une stratification, une zonation, ou une...), par exemple, le millième de l’énergie seulement est transmis à l’eau, la quasi-totalité étant réfléchie. La perception d’une onde (Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation réversible des propriétés physiques locales. Elle transporte de...) sonore demande donc un système complexe d’amplification, contenu dans la chaîne (Le mot chaîne peut avoir plusieurs significations :) physiologique de la perception (voir Audition et Anatomie de l’oreille).

Notre système auditif comporte de nombreuses finesses : Weaver admettait la possibilité de distinguer jusqu’à 64 hauteurs différentes dans le demi-ton, aux alentours de 1 000 Hz. Pour fournir une idée de la mesure de cette sensibilité aux hauteurs, on peut se référer aux mesures de l’amplitude du mouvement moléculaire ; c’est ainsi que dans le champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) moyen des fréquences audibles, les déplacements du tympan, au seuil de l’audition, avoisinent 10 nanomètres (mais cette sensibilité est bien moins bonne pour les fréquences graves et aiguës).

Temps

Le rôle du temps est également essentiel pour la perception des timbres (de la couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) des instruments, par exemple) dans la mesure où une persistance ( Persistance (statistiques) Persistance (informatique) en peinture : La Persistance de la mémoire (1931) en médecine : la persistance du canal artériel la...) subsiste toujours après le stimulus qui permet d’apprécier les qualités d’un son. En la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La matière...), les expériences du physiologiste hongrois Georg von Bekesy ont permis de mesurer la vitesse (On distingue :) à laquelle on devait faire décroître un son pour avoir la même impression subjective que s’il était interrompu instantanément : à la fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps. Ainsi...) de 800 Hz, von Bekesy a mesuré une persistance de 0,14 seconde environ. Cette mesure correspond à la perception de variations rapides d’intensité (battements) ou de hauteurs (trilles). Au-delà de 6 à 7 vibrations par seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une mesure d'angle...), ces variations ne sont plus perçues comme distinctes.

Enfin selon l’application du principe d’incertitude, notre perception nous offre un choix entre erreur temporelle et erreur en fréquence, qui résulte du principe d’incertitude d’Heisenberg (∆t * ∆f ≥ k = constante). On peut connaître le signal ( Termes généraux Un signal est un message simplifié et généralement codé. Il existe sous forme d'objets ayant des formes...) avec une erreur de temps donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction, d'un événement, etc.) si l’on admet une erreur en fréquence suffisante et vice versa. La difficulté de l’interprétation physique est reportée sur celle du temps et de la fréquence.

Seuils d'audition

L’oreille humaine moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la...) ne perçoit que les sons situés entre 20 Hz et 20 000 Hz.

Deux seuils sont également importants à signaler pour l’ouïe : l’un est appelé le temps d’intégration de l’oreille (il varie de 50 à 100 millisecondes suivant l’intensité), et l’autre, le seuil temporel de reconnaissance de la hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) (qui est défini à 1100 de seconde en moyenne). Plus bref, le son perçu n’a pas de hauteur précise et est qualifié par les acousticiens de « claquement ».

Page générée en 0.036 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique