Climat des Alpes-de-Haute-Provence - Définition

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Introduction

Le département des Alpes-de-Haute-Provence, en raison de son étendue entre collines provençales et hautes montagnes alpines, est sujet à un climat méditerranéen de montagne.

Variété du climat

La grande variété du relief bas-alpin fait que le climat change franchement d'un bout à l'autre du département. Mais deux tendances prédominent : méditerranéenne, surtout sensible dans les plus basses vallées, et montagnarde, dans les plus hautes vallées et sur les sommets. On peut ainsi séparer le département en trois parties :

  • les plateaux et vallées de Haute-Provence, d'une altitude comprise entre 250 et 850 m, au sud-ouest du département ;
  • les Préalpes de Haute-Provence, domaine de moyenne montagne avec des vallées à moins de 1000 m d'altitude et des sommets dépassant quelquefois les 2000 m, du nord-ouest au sud-est du département ;
  • les Grandes Alpes, domaine de haute montagne avec des sommets à plus de 2500 m d'altitude et des vallées à plus de 1000 m d'altitude ( Blanche, haut Verdon et surtout Ubaye).

Alors que les plateaux et basses vallées connaissent un climat franchement méditerranéen à peine rafraîchi par l'altitude, les hautes vallées connaissent un climat montagnard, cependant plus doux que dans d'autres massifs alpins car exposé à l'air méditerranéen.

Précipitations et humidité

Caractéristiques et répartition des précipitations

Les précipitations en Haute-Provence présentent deux caractéristiques, propres au climat méditerranéen : leur brutalité et leur relative irrégularité, surtout en été. Le cumul n'a rien d'exceptionnel par rapport à ce qu'on peut trouver ailleurs en France et en Europe : 650 à 900 mm sur les collines et les plateaux du sud-ouest du département ainsi que dans la vallée de l'Ubaye très abritée ; 900 à 1500 mm dans les montagnes. Mais le nombre annuel de jours de précipitations significatives (plus d'un millimètre) est compris entre 60 et 80.

Les précipitations tombent toute l'année, avec un maximum important en automne (200 à 600 mm sur la saison) et un maximum plus réduit au printemps (150 à 400 mm sur la saison). La sécheresse estivale, à la lecture des histogrammes de précipitations, semble se limiter à juillet et aux plateaux du sud-ouest du département. En réalité, de mi-juin à mi-août, les précipitations tombent presque uniquement sous forme d'orages, et sont donc très irrégulières avec des cumuls très variables d'un endroit à l'autre et d'une année sur l'autre. Les précipitations sont également un peu moins abondantes en hiver.

La pluie en Haute-Provence est principalement due à des dépressions méditerranéennes qui ramènent de l'air doux et humide de la mer, possible en toute saison mais rare entre début juin et fin août. Ce à quoi les orages d'origine convective doivent être ajoutés. Ces orages se produisent de fin avril à fin août, se développent sur les massifs et quelquefois sur toute la zone de plateaux et de basses vallées. Dans le département, on entend le tonnerre en moyenne 30 à 40 jours par an, ce qui fait des Alpes-de-Haute-Provence un des départements les plus orageux de France. Les perturbations atlantiques, quand elles arrivent sur le bassin méditerranéen, ont été très affaiblies par les centaines de kilomètres de terres traversées et l'ombre pluviométrique du Massif central et des Préalpes du nord, et n'amènent que quelques nuages. Mais le flux de Sud créé à l'approche de la perturbation peut faire remonter l'air doux et humide de la Méditerranée sur la Provence, ce qui, à l'automne, peut déclencher des épisodes pluvieux brefs et intenses.

Neige

La neige tombe sur les montagnes de novembre à mai. En raison du fort ensoleillement en toute saison, même en hiver, la neige fond rapidement sur les adrets, mais tient très bien dans les ubacs abrités et froids. La limite d'enneigement continu, au plus fort de l'hiver, se situe en moyenne à 1000-1200 m d'altitude à l'ubac et à 1300-1600 m à l'adret. Cependant les précipitations peuvent être irrégulières en hiver, et l'air assez doux en journée, d'où un enneigement assez peu fiable qui a conduit les stations de ski les moins bien situées autrefois prospères à cesser leurs activités. Il arrive que la neige tombe dans les vallées, y compris les plus basses. Les quantités sont en général faibles et la fonte rapide, mais on n'est pas à l'abri de grosses chutes de neige à très basse altitude (40 cm à Manosque en fin février 2001).

Hygrométrie

L'hygrométrie moyenne annuelle est comprise entre 60 et 70 %, mais est plus faible en été et plus élevée en automne. La particularité de la Haute-Provence est d'avoir une hygrométrie hivernale relativement faible (entre 60 et 70 %) par rapport aux régions plus proches de la côte. Le brouillard et les phénomènes de basses couches (couverture uniforme de stratus) sont rares (moins de 10 jours par an ; jamais en été). De plus, l'air est souvent très limpide, même à basse altitude, permettant de voir très souvent des montagnes distantes de plus de 50 kilomètres.

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