Corse - Définition et Explications

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Politique

Les partis nationalistes, opposés à une économie uniquement axée sur le tourisme, ont réalisé une percée historique aux dernières élections régionales de mars 2010.

Histoire

Préhistoire

  • à partir de -10000, fréquentation humaine de l'île
  • vers -6500, présence humaine sur l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) de l'île qui a laissé des traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un réseau vétérinaire sanitaire de certification et de notification basé sur internet sous la responsabilité de la...), de Bonifacio au cap corse (La Corse (Corsica en corse) est une île de la mer Méditerranée et une région française, ayant toutefois un statut spécial (officiellement « collectivité territoriale de...) Petra curbara.
  • -5000 : début de la civilisation proto-corse, issue probablement de populations venues de la péninsule ibérique (Ibères), d'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface...) du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) (Libyques) et de la péninsule italienne (Italienne est le nom communément utilisé pour le cordage servant a manœuvrer un enrouleur. Il s'enroule sur un tambour quand on déroule la voile, et on tire dessus pour enrouler la voile.) (Ligures)
  • -1500/-1300 : début de la civilisation Torréenne ; construction de statues-menhirs et de tours par les Torréens

Antiquité

Chronologie

  • -565 : les Phocéens fondent Alalia, la cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes sédentarisés libres (pouvant avoir des esclaves), constituant une...) du sel (actuelle Aléria)
  • -535 : après une longue bataille navale où les Phocéens perdent environ soixante de leurs navires, les Étrusques de Toscane alliés aux Carthaginois chassent les Grecs ; cette bataille marque l'effondrement de la thalassocratie phocéenne
  • -453 : les Syracusains de Sicile (La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Son chef-lieu est la ville de Palerme. Le drapeau, la gorgone...) menés par Gélon chassent les Étrusques. Apelles, amiral de Syracuse, fonde Syracusenus Portus (actuelle Porto-Vecchio)
  • -384 : Denys (Dionysos) Ier, tyran de Syracuse et successeur de Gélon, décide d'anéantir les prétentions puniques sur toute la mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) Thyrrénienne. Pour cela il occupe les petites îles, les points forts de la côte orientale et fait de Syracusenus Portus une base avancée dont il se sert pour surveiller les régions alentour
  • -280 : les Carthaginois, appuyés par des mercenaires torréens servant déjà dans les rangs de l'armée depuis le Ve siècle av. J.-C., chassent les Syracusains
  • -259 : à la suite d'une décision prise cinq ans plus tôt au début de la Première guerre punique, les Romains entreprennent la conquête de la Corse. À la tête d'une importante flotte, Lucius Cornelius Scipio, dit Scipion l'Africain, surprend Alalia de nuit. À l'époque, il semblerait que la cité était libre, peuplée à la fois d'Étrusques et de Carthaginois. Scipion la brûle et la rebaptise Aleria
  • -238 : seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une...) expédition romaine menée par Tiberius Gracchus. La Corse est réunie à la Sardaigne (La Sardaigne (en italien : Sardegna et en langue sarde normalisée : Sardigna) est une île de la Méditerranée occidentale, située à l'ouest de la péninsule italienne et au sud de...) et devient la province romaine de Corse-Sardaigne
  • -235 : cinquième expédition de Rome en Corse dirigée par Spurius Carvilius Maximus
  • -232 : les Annales romaines citent un jeune Romain nommé Cristino comme étant celui qui a donné la victoire à Carvilius
  • -227 : à la suite d'une nouvelle révolte, Rome accorde à la Corse un régime provincial ainsi que les « droits des peuples latins »
  • -162 : début de la « paix romaine » après un siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération...) de guerre et une douzaine d'expéditions
  • -105 : fondation de Mariana (au sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) de l'actuelle Bastia)

Sources

Lorsqu'ils évoquent la Corse, les écrivains antiques sont unanimes à y représenter l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est appelé un...) - à l'image de la nature qui l'environne - comme hostile :

"L'île de Cyrnos est connue des Romains sous le nom de Corsica. La vie (La vie est le nom donné :) y est partout misérable, la terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par...) n'est que rocs, la plus grande partie du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...) totalement impénétrable. Aussi les bandits qui occupent ses montagnes et vivent de rapines sont-ils plus sauvages que des bêtes fauves. Parfois les généraux romains y font des incursions, et après les avoir vaincus ramènent de très nombreux esclaves, et Rome voit alors avec stupéfaction à quel point (Graphie) ils tiennent du fauve (Fauve se réfère au sens large aux Mammifères carnivores, et en particulier aux moyens à grands félins. Ce terme est également employé pour distinguer les grands félins — grand fauves...) et de la bête d'élevage. En effet, ils se laissent mourir par dégoût de la vie, ou excèdent à tel point leur propriétaire par leur apathie (Apathie est un terme médical désignant un état de fatigue physique ou intellectuelle profond (mais le plus souvent réversible) se caractérisant par une...) et leur insensibilité qu'ils lui font regretter son achat, si peu qu'il ait dépensé. Il y a cependant certaines portions de l'île qui sont, à la rigueur, habitables, et où l'on trouve même quelque petites villes, telles que Blésinon, Charax, Eniconiae et Vapanes".

Haut Moyen Âge

Le port de Bonifacio
  • 455 : fin de l'occupation romaine et invasion par des Vandales du roi Genséric, qui a conquis l'Africa romana. Premières épidémies de malaria
  • 534 : les troupes byzantines du général Bélisaire, conquérant du royaume vandale d'Afrique, chasse les Vandales
  • 550 : les Goths d'Italie du roi Totila, en guerre contre Byzance, font plusieurs incursions dans l'île
  • 590 : intervention du pape Grégoire le Grand en raison des exactions byzantines
  • 704 : première incursion des pirates sarrasins
  • 725 : invasion par des Lombards d'Italie du roi Liutprand
  • 771 : légende du prince romain Ugo Colonna, envoyé sur l'île par le pape Étienne III avec 1000 fantassins et 200 cavaliers, qui expulse les Sarrasins du « roi Negolone » après trente ans de lutte
  • 774 : Le roi des Francs Charlemagne, devenu roi des Lombards, cède la Corse à la Papauté
  • 806 : nouvelle incursion sarrasine : les envahisseurs (par période / genre / pays Liste complète) sont chassés par une flotte envoyée par le roi Pépin d'Italie, l'un des fils de Charlemagne, devenu en 800, empereur d'Occident (L'Occident, ou monde occidental, est une zone géographique qui désignait initialement l'Europe. L'extension de l'espace considéré a varié au cours de l'Histoire. À une période...)
  • 807 : incursion de musulmans venus d’Espagne; ils sont délogés par un certain Burchard, un connétable envoyé par Charlemagne. Une bataille navale a lieu aux alentours de Porto-Vecchio coûtant treize navires et des milliers de morts aux envahisseurs
  • 809 : l’Annaliste de Saint Bertin écrit que les « Maures, partis d’Espagne, envahissent la Corse, et le samedi de Pâques détruisent une cité où ils ne laissent survivre que son évêque et quelques vieillards et infirmes ». Cette cité pourrait être Aléria
  • 825 : l’empereur d’Occident Louis le Pieux, l'un des fils de Charlemagne, envoie en Corse son fils Lothaire, puis en 828, le comte Boniface II de Toscane, pour en chasser les Maures. Ce dernier, après avoir reconquis la quasi-totalité de l’île, pourchasse les Maures jusqu’en Afrique. C’est lui qui fondera Bonifacio en 830
  • 1014 : dernière incursion sarrasine du roi (ou chef) Abu Hosein Mogehid, battu par une flotte pisano-gênoise

Domination de Pise, d'Aragon et de Gênes (Gênes (Genova en italien, Zena en ligurien) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, deuxième port de la Méditerranée derrière Marseille. Elle compte...)

  • 1077 : Grégoire VII confie l'administration de la Corse à l'évêque de Pise
  • 1133 : les évêchés sont séparés en deux groupes (1 pour Gênes et 1 pour Pise)
  • 1195 : installation de Gênes à Bonifacio
  • 1268 : installation de Gênes à Calvi
  • 1284 : bataille navale de Meloria ; Gênes défait Pise
  • 1284 : la Corse devient la propriété de Gênes qui devient dominante en Méditerranée ; Pise est évincée
  • 1297 : le pape Boniface VIII crée le royaume de Sardaigne et de Corse, concédé en zone féodée à la couronne d'Aragon
  • 1363 : persécution et extermination des Ghjuvannali, confrérie prônant la non-violence. 20 000 personnes excommuniées et massacrées.
  • 1383 : fondation de Bastia par Gênes
  • 1401 : Mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par...) du comte de Corse Arrigo della Rocca. Son fils passe dans le camp de Gênes
  • 1405 : Vincentello d'Istria, soutenu par l'Aragon, est élu comte de Corse à Biguglia
  • 1418 : Victoire décisive de Vincentello d'Istria contre l'armée génoise à Biguglia. Il est nommé vice-roi par l'Aragon
  • 1420 : Intervention, avec sa flotte, du roi Alphonse V d'Aragon. Siège de Bonifacio
  • 1434 : Le comte et vice-roi de Corse Vincentello d'Istria est décapité à Gênes
  • 1511 : Mort du dernier seigneur souverain de la Rocca, Rinuccio della Rocca. Toute l'île passe sous le pouvoir direct de Gênes
  • 1515 : Mort en exil à Rome du dernier comte de Corse, Giovan Paolo de Leca
  • 1526 : début d'une période d'épidémie de peste (La peste (du latin pestis, maladie contagieuse) est une maladie à multiples facettes qui est mortelle pour l'Homme. Elle est causée par le bacille Yersinia pestis, découvert par...) qui dure 4 ans
  • 1551 : Sampiero Corso occupe la Corse avec les Turcs pour le compte de la France
  • 1559 : traité du Cateau-Cambrésis. La Corse est rendue à Gênes
  • 1594 : parution de la première histoire de la Corse
  • 1725 : naissance de Pascal Paoli
  • 1729 : soulèvement des Corses à la suite de mauvaises récoltes et de nouvelles taxes
  • 1730 : en décembre, consulte de Saint-Pancrace ; la Corse déclare son indépendance
  • 1731 : les troupes impériales arrivent en Corse à la demande de Gênes
  • 1732 : paix de Corte qui ne sera pas respectée

Le Gouvernement de Pascal Paoli (1735-1769)

Pascal Paoli
  • 1735 : 30 janvier, déclaration d'indépendance par la consulta d'Orezza
  • 1735 : première Constitution corse
  • 1736 : un aventurier, Théodore de Neuhoff devient roi des Corses
  • 1737 : convention de Versailles entre la France et Gênes
  • 1738 : première intervention française
  • 1747 : seconde intervention française
  • 1755 : 14 juillet, Pascal Paoli est proclamé général de la Nation par la consulte de Sant'Antone di a Casabianca, c'est le début de l'indépendance.
  • 1755 : seconde Constitution corse. Pascal Paoli y définit « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
  • 1765 : ouverture de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission...) de Corse Pascal-Paoli.

La Corse française

Napoléon 1er
  • 1768 : 15 mai, par le traité de Versailles Gênes cède la Corse à la France.
  • 1768 : 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l'armée française à Borgo.
  • 1769 : 8 mai, les troupes de Pascal Paoli perdent la bataille de Ponte Novu, la Corse devient française.
  • 1769 : 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour la Grande-Bretagne (La Grande-Bretagne (en anglais Great Britain) est une île bordant la côte nord-ouest de l'Europe continentale. Elle représente la majorité du territoire du Royaume-Uni. En son acception politique, ce toponyme désigne...).
  • 1769 : 15 août, naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio.
  • 1769 : fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) de l'Université de Corte par Louis XV.
  • 1789 : l'Assemblée nationale décrète que « la Corse fait partie de la France ».
  • 1790 : création du département de Corse avec pour capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique...) Bastia.
  • 1793 : séparation (D'une manière générale, le mot séparation désigne une action consistant à séparer quelque chose ou son résultat. Plus particulièrement il est employé dans plusieurs domaines :) de la Corse en deux départements, le Liamone et le Golo.
  • 1794 : mise en place du Royaume Anglo-Corse.
  • 1796 : les troupes françaises reprennent l'île qui a été évacuée par les Britanniques.
  • 1796 : la Corse compte 150 000 habitants.
  • 1805 : décret de surséance qui accorde un délai (Un délai est d'après le Wiktionnaire, « un temps accordé pour faire une chose, ou à l’expiration duquel on sera tenu de faire une certaine chose.  ».) pour l'emploi de la langue française dans les actes publics en Corse, région de langue italienne jusqu'en 1858.
  • 1807 : mort de Pascal Paoli.
  • 1811 : restauration du département de Corse mais avec Ajaccio pour chef-lieu (Un chef-lieu est une ville qui est administrativement prééminente dans une division territoriale ou administrative.).
  • 1821 : Napoléon Bonaparte meurt sur l'Île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif « insulaire » ; on dit aussi...) Sainte-Hélène.
  • 1840 : voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Le voyage s'est...) de Prosper Mérimée dans l'île.
  • 1849 : 10 août : Nomination du premier « Monsieur Corse » de l'histoire.

Louis Napoléon Bonaparte alors Président de la République donne mission à Jacques Pierre Abbatucci (futur garde des Sceaux) de faire un rapport sur les besoins de la Corse, et le charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un bénéfice...) du suivi des dossiers relatifs à l'Île auprès des différents ministères concernés.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement soutenu en Corse, département catholique, conservateur et monarchiste ; elle fait même partie des quatre départements où aucun opposant n'est arrêté.

  • 1858 : 4 août : la langue française devient la langue employée en Corse (Cour de cassation : nullité de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) acte rédigé en italien, langue la plus diffusée dans l'île).
  • 1881 : la Corse compte 273 000 habitants.
  • 1890 : en l'espace d'un siècle la population de l'île a presque doublé.
  • 1905 : naissance de l'équipe de football bastiaise.
  • 1907 : naissance à Ajaccio du célèbre chanteur corse Tino Rossi, né Constantin Rossi.
  • 1908 : naissance de l'équipe de football cortenaise.
  • 1910 : naissance de l'équipe de football ajaccienne (l'Athletic Club d'Ajaccio).
  • 1918 : avec 11 300 morts au bout de quatre années de guerre, la Corse est l'un des départements qui paye, proportionnellement à sa population, le plus lourd tribut en vies humaines.
  • 1939 : interdiction du journal A Muvra, considéré comme pro-italien.

La Seconde Guerre mondiale

  • 1941: À la demande de l'Italie, l'armée allemande regroupe les prisonniers de guerre corses dans des camps spéciaux: le Stalag VB et l'Oflag VC.
  • 1942 (novembre) - 1943 (septembre), les troupes italo-allemandes envahissent l'île. Elle sera occupée par les troupes italiennes.
  • mars 1943, suicide (Le suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») est l’acte délibéré de mettre fin à sa...) de Fred Scamaroni, prisonnier à la Citadelle (Une citadelle est une partie de ville fortifiée, qui peut éventuellement se limiter à un château fort.) d'Ajaccio
  • août 1943 : exécution de Jean Nicoli à Bastia
  • 8 septembre 1943 : à la suite de la chute du régime fasciste à Rome, les troupes allemandes occupent l'île.
  • 9 septembre 1943 au 5 octobre 1943 : les italiens (80 000 soldats), des partisans locaux (1 000) et environ 4 000 soldats français (indigènes pour la plupart) combattent la Wehrmacht. Plus de 700 soldats italiens auront été tués, mais les troupes italiennes laissent à l'armée française l'honneur d'entrer en premier à Bastia. Le 8 octobre 1943, le général de Gaulle proclame à Ajaccio : « La Corse, premier morceau libéré de la France. »
  • 1944 : l'île devient une base - le « porte-avion » - pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence (août 1944).
  • 1945 : procès contre les irrédentistes. Condamnation de Petru Rocca à 15 ans de prison pour collaborationnisme.

La Corse contemporaine

  • 1957 : arrivée massive (Le mot massif peut être employé comme :) de rapatriés d'Algérie (jusqu'en 1965)
  • 1958 : création de la Somivac (Société pour la mise en valeur agricole de la Corse). 90 % des terres ayant été promises auparavant aux paysans corses seront réservées aux rapatriés d’Algérie.
  • 1960 : en avril, le gouvernement Debré décide de créer un centre d’expérimentations nucléaires souterraines dans les mines désaffectées de l’Argentella, au sud de Calvi : manifestation de protestation unanime.
  • 1960 : la population de l'île est retombée à 160 000 habitants
  • de 1965 à mi-1970 : radicalisation des revendications d'abord régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. L'île est dans un état d'isolement et de retards techniques considérables : peu de routes, des communications difficiles et coûteuses avec le continent (Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres continues ». Au...), des installations sanitaires médiocres, une carte scolaire (La carte scolaire, mise en place en 1963, désigne un système d'affectation des élèves dans une école, un collège ou un lycée situé dans un secteur...) déplorable, pas d'université...
  • 1972 : « affaire des boues rouges » de la Montedison, déversements de produits toxiques au large du Cap Corse. Après diverses manifestations, un commando clandestin dynamitera le navire (Un navire est un bateau destiné à la navigation maritime, c'est-à-dire prévu pour naviguer au-delà de la limite où cessent de s'appliquer les règlements techniques de sécurité de navigation...) pollueur.
  • 1975, 21 août : « affaire d'Aléria » : une douzaine d'hommes armés de fusils de chasse, représentée par le docteur Edmond Simeoni, occupe la ferme d'un viticulteur rapatrié accusé d'être mêlé à un scandale financier. 1 200 gendarmes et CRS cernent les bâtiments. Bilan : deux gardes mobiles tués et un militant gravement blessé.
  • 1975 : suite à cette affaire, entre le 23 et le 26 août, d'importantes émeutes nocturnes ont lieu à Bastia. Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur, envoie les blindés sur Bastia.
  • 1976 : le 5 mai, au cours d'une nuit bleue création du FLNC réclamant la reconnaissance des droits nationaux du peuple (Le terme peuple adopte des sens différents selon le point de vue où l'on se place.) corse, le droit à l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse.
  • 1976 : mise en place de la « bidépartementalisation » : l'île est organisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud
  • 1981 : « réouverture » de l'université de Corse à Corte
  • 1982 : les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier à la région Corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août.
  • 1983 : décès du célèbre chanteur corse Tino Rossi
  • 1991 : statut Pierre Joxe voté, l'assemblée de Corse dispose de compétences élargies
  • 1992 : aux élections territoriales, les nationalistes (toutes tendances confondues : Corsica Nazione, MPA...) dépassent 25 % des voix.
  • 1995 : Les deux principales branches issues du FLNC, de l'époque, le FLNC Canal Historique et le FLNC-Canal Habituel se livrent à des règlements de comptes « fratricides » qui font plus d'une quinzaine de morts.
  • 1998 : assassinat du préfet Claude Érignac.
  • 1999 : affaire des paillotes. La paillote (construite illégalement) « chez Francis » est incendiée (tout aussi illégalement) par les gendarmes du GPS au cours d'une action clandestine sur ordre du préfet Bernard Bonnet.
  • 2000 : en août, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l'Assemblée Nationale le 4 décembre
  • 2002 : loi élargissant à nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse et lui confiant notamment de nouvelles responsabilités dans des domaines tels la gestion des ports et aéroports, la carte des formations ou la préservation des monuments historiques.
  • 2003 : 6 juillet : rejet par une majorité d'électeurs habitant sur l'île du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours...) de collectivité unique. Marquant une victoire des républicains conduits par Émile Zuccarelli, ce référendum est, pour ces derniers, un tournant décisif dans l'histoire politique récente avec l'arrêt des réformes institutionnelles.
  • 2008 : 12 janvier: à la suite d'une manifestation nationaliste, ceux-ci, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l'Assemblée Territoriale Corse pendant près de trois heures (L'heure est une unité de mesure  :) (s'en suit un incendie qui ravage des bureaux dont celui du président de l'Assemblée)

Aux élections présidentielles, la Corse est l'une des régions de France qui votent le plus massivement en faveur de Nicolas Sarkozy (plus de 61 % des voix), candidat élu.

  • 2009 : Le PADDUC (le plan d'aménagement et de développement durable (Le développement durable (traduction de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle...) de la Corse) initié par la majorité UMP de l'Assemblée de Corse suscite la polémique sur l'île. Accusé, entre autres, d'être basé sur le tout-tourisme et de ne pas respecter assez l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement tend...), le projet rencontre une vive opposition. Il est finalement repoussé, et figure parmi les enjeux des élections territoriales de 2010.
  • 2010 : La gauche, menée par Paul Giacobbi, remporte pour la première fois depuis 24 ans les élections territoriales. Les nationalistes, toute tendances confondues (Femu a Corsica et Corsica Libera), réalisent quant à eux un score historique en dépassant les 35 % des voix.
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