Histoire de l'informatique - Définition et Explications

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Premiers calculateurs mécaniques

Les premiers outils autonomes — mécaniques — apparurent au XVIe ou XVIIe siècle. Limités tout d’abord aux simples opérations d’addition et de soustraction, ils utilisaient des pignons et roues (La roue est un organe ou pièce mécanique de forme circulaire tournant autour d'un axe passant par...) à dents d’horlogerie.

Il est difficile de dire qui créa le premier modèle de ces machines. Deux manuscrits de Léonard de Vinci, écrits vers 1500, semblaient décrire un tel mécanisme. Une analyse plus approfondie de ces manuscrits montre qu’il s’agit en fait de machines de levage. Des modèles fonctionnant ont pu être fabriqués par la suite mais il n’en reste pas de trace (TRACE est un télescope spatial de la NASA conçu pour étudier la connexion entre le...).

Wilhelm Schickard (Wilhelm Schickard (né le 22 avril 1592 à Herrenberg, mort de la peste bubonique le 23 octobre...) en 1623, dans une lettre écrite à Johannes Kepler (Johannes Kepler (ou Keppler), né le 27 décembre 1571 à Weil der Stadt dans...), propose l’utilisation d’une machine décrite comme une horloge à calcul capable de « calculer immédiatement les nombres donnés automatiquement ; additionner, soustraire, multiplier et diviser, etc. », aucun exemplaire d’époque n’a été retrouvé mais il a été possible d’en construire à partir de ses descriptions.

En 1640, le jésuite hollandais Jean Ciermans mentionne dans ses Disciplinae Mathematicae un appareil à roues pour effectuer sans erreur les multiplications et les divisions mais il n’en donne aucune description.

Du fait qu’aucun modèle fonctionnel antérieur n’a pu être découvert et qu’aucun n’avait été commercialisé, on crédite en général Blaise Pascal (Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand),...) de la création du premier calculateur mécanique : la pascaline. Le premier exemplaire fut construit vers 1642 et n’était capable d’effectuer que des additions et des soustractions.

En 1673, Gottfried Leibniz en perfectionne le principe pour la rendre capable d’effectuer des multiplications, des divisions et même des racines carrées, le tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) par une série d’additions sous la dépendance d’un compteur. Leibniz inventa aussi le système binaire (Le système binaire est un système de numération utilisant la base 2. On nomme...), système de numération (Un système de numération est un ensemble de règles d'utilisation des signes, des...) qui sera approprié aux futurs ordinateurs (soit sous forme de binaire pur pour les machines scientifiques, soit sous forme de décimal codé binaire, ou DCB, pour les machines commerciales qui font plus d’entrée-sortie que de calcul). Néanmoins, jusqu’en 1945, les machines étaient encore basées sur le système décimal (Le système décimal est un système de numération utilisant la base dix. Dans ce...), plus difficile à implémenter.

À la fin du XVIIIe siècle, des machines étaient capables de réaliser un grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) d’opérations afin de calculer des fonctions polynomiales et de là, obtenir des tables logarithmiques et trigonométriques (par approximation (Une approximation est une représentation grossière c'est-à-dire manquant de...) polynomiale). Il est étonnant de constater que c’est précisément le développement de l’informatique qui a rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie)...) aujourd’hui l’usage de ces tables presque inutiles.

Les calculateurs analogiques

Avant la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui...) Guerre mondiale, les ordinateurs analogiques, qu’ils fussent mécaniques ou électriques, étaient considérés comme le dernier cri de la technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) et beaucoup pensaient qu’ils seraient le futur (Futurs est une collection de science-fiction des Éditions de l'Aurore.) de l’informatique. Ces ordinateurs analogiques utilisaient des quantités physiques, telles que la tension (La tension est une force d'extension.), le courant ou la vitesse (On distingue :) de rotation des axes, pour représenter les nombres. Ainsi, ils devaient être reprogrammés manuellement à chaque nouveau problème. Leur avantage par rapport aux premiers ordinateurs numériques était leur capacité à traiter des problèmes plus complexes, avec une certaine forme de parallélisme.

Les calculateurs stochastiques, où la grandeur physique (Une grandeur physique est un ensemble d'unités de mesure, de variables, d'ordres de grandeur et de...) était remplacée par une probabilité (La probabilité (du latin probabilitas) est une évaluation du caractère probable d'un...), parurent sur le moment être l’avenir du calculateur analogique : ils étaient en effet bon marché, faciles à produire en masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un...), et rapides (en particulier pour les multiplications). Mais les ordinateurs numériques, plus faciles encore à programmer, remplacèrent ces ordinateurs analogiques.

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