Introduction
L'impédance électrique mesure l'opposition d'un circuit électrique au passage d'un courant alternatif sinusoïdal. La définition d'impédance est une généralisation de la loi d'Ohm dans l'étude des circuits en courant alternatif.
Le mot impédance fut inventé par Oliver Heaviside en juillet 1886. Il vient du verbe anglais to impede signifiant "retenir", "faire obstacle à" ; verbe qui dérive lui-même du latin impedire qui veut dire "entraver".
Dans un circuit formé par des résistances, condensateurs et bobines, toutes les tensions et les courants sont solutions d'équations différentielles. Mais, si toutes les sources délivrent des courants et des tensions fonctions sinusoïdales du temps de même fréquence et d'amplitude constante, les solutions, à l'état stationnaire (quand tous les phénomènes transitoires se sont estompés), sont également des fonctions sinusoïdales de même fréquence que les sources et dont l'amplitude et la phase à l'origine du temps sont constantes.
Le formalisme des impédances établit quelques règles de calculs des potentiels et des intensités du courant en tout point d'un circuit alimenté par diverses sources et comportant des éléments inductifs et capacitifs. Les méthodes de calcul sont alors similaires à celles utilisées pour les circuits en courant continu. Ce qui montre l'avantage d'employer les impédances.
Ces règles ne sont valables que :
- En régime sinusoïdal établi, c’est-à-dire avec des sources de tension et de courant sinusoïdales et une fois les phénomènes transitoires de départ disparus.
- Avec des composants linéaires, c’est-à-dire des composants dont l'équation caractéristique (relation entre la tension à leurs bornes et l'intensité du courant qui les traverse) est une équation différentielle à coefficients constants. Des composants non linéaires comme les diodes sont exclus. Les bobines à noyau ferromagnétique donneront seulement des résultats approchés et ce, à condition de ne pas dépasser les valeurs d'intensité au-dessus de laquelle leur fonctionnement ne peut plus être considéré comme linéaire suite à la saturation qui intervient dans ces matériaux.
Si toutes les sources n'ont pas la même fréquence ou si les signaux ne sont pas sinusoïdaux, on peut décomposer le calcul en plusieurs étapes à chacune desquelles on pourra utiliser le formalisme d'impédances. Voir plus loin dans cet article.



