On associe à chaque ket d’un espace
L’ensemble de ces fonctionnelles linéaires constitue un espace vectoriel
Ainsi, quand la fonctionnelle linéaire χ agit sur
Cette nouvelle notation souligne la relation qu’il existe entre bra, ket et le produit scalaire entre kets. Prenons un ket
Puisque cette fonctionnelle se note
Ce qui amène à affirmer qu’à chaque ket correspond un bra, tel que le produit scalaire
L’écriture
Il existe une correspondance entre bra et ket :
L’antilinéarité du produit scalaire implique la correspondance suivante :
En effet, la norme de
On identifie le ket
L’écriture de la norme permet d’écrire un bra sous forme de composantes dans l’espace vectoriel dual
On représente aussi le bra sous la forme d’un vecteur ligne, une suite de nombres (les composantes) rangés horizontalement :
Le produit matriciel ci-dessus est commutatif, car la matrice ligne ne contient que des scalaires, la matrice colonne que des bras unitaires, et le produit d’un scalaire et d’un bra est commutatif, et le produit matriciel d’une matrice colonne et d’une matrice ligne, s'il est défini, est toujours commutatif. Il en est de même du produit matriciel d’une matrice colonne de scalaires et d’une matrice ligne de kets.
Il est alors possible d’écrire le produit scalaire d'un bra et d’un ket sous forme du produit de quatre matrices : deux matrices scalaires et des matrices de bras unitaires ou de kets unitaires. En permutant les matrices scalaires, il reste à déterminer le produit de matrices de bras unitaires et de kets unitaires. Or, ces matrices unitaires sont transposées et conjuguées, ce qui signifie que leur produit se réduit au produit de leurs normes. Comme par définition, la norme des matrices unitaires est 1, ces matrices unitaires peuvent être éliminées du produit scalaire. La définition même du produit scalaire nous permet alors de l'écrire simplement en termes de produit de deux matrices scalaires de la façon suivante :
Soit un vecteur de l’espace des états. Il est noté
Deux kets forment un espace vectoriel linéaire. Ainsi, si λ1 et λ2 sont des nombres complexes quelconques et u1 et u2 sont deux kets:
alors v est un ket.
En allant plus loin, si
est un ket.
Le produit scalaire de deux kets est un nombre complexe, noté
mais que :
(l'expression c * signifie que l'on prend le complexe conjugué de c — voir Nombre complexe)
Ce choix permet la définition d’une norme, qui est positive dans l’espace scalaire des nombres complexes. En effet, le produit scalaire d’un vecteur par lui-même est égal au carré de sa norme :
avec λ un scalaire une sorte de facteur d’échelle. Et d'où :
Il est commode d’utiliser une base afin de définir les composantes d’un ket. Il s’agit d'un ensemble de vecteurs
Ainsi, on peut décomposer
où ψn sont les composantes de
On représente généralement un ket comme un vecteur colonne, une suite de nombres (les composantes) rangés verticalement :