L'Observatoire astronomique de Lisbonne, situé dans la Tapada da Ajuda à Lisbonne, est une institution reconnue mondialement par la qualité de ses travaux en astronomie de position et cela depuis la deuxième moitié du XIXe siècle.
En 1992 cet institution est rattachée à "Universidade de Lisboa" et en 1995 a été intégrée dans la faculté de sciences de cette université. Ses activités sont axées sur la recherche et à la diffusion scientifique et historique.
L'Observatoire astronomique de Lisbonne (OAL) fut créé par le décret royal du 6 Mai de 1878. Il est né d'une grande controverse entre Monsieur Hervé Faye, directeur de l’Observatoire de Paris, et M. Peter, astronome à l’Observatoire russe de Pulkovo, sur la parallaxe de l’étoile de Argelander. L’OAL est une référence dans la culture portugaise. Sa création a pour objectif la promotion de la nouvelle astronomie sidérale, la découverte et la compréhension du cosmos infini et encore le souci de créer une cartographie céleste exacte et de mesurer la taille de l’Univers. Grâce aux conditions exceptionnelles d'observation que Lisbonne offrait, il a été décidé de faire les observations de l’étoile, dite de Argelander, utilisant une lunette zénithal. À cet effet, il s'est avéré nécessaire la construction d'un nouvel observatoire capable d'accueillir l'équipement adéquat. Cela est devenu réalité grâce à l'appui enthousiaste du Roi D. Pedro V et de bien d'autres personnalités de la vie politique, scientifique et culturelle de l'époque.
Le projet est inspiré de l’édifice de l’Observatoire de Pulkovo, en Russie, et exécuté par l’architecte français, Jean Colson, qui est un des architectes célèbres étrangers résidant à Lisbonne. Wilhelm Struve, directeur de Pulkovo et célèbre astronome, a offert ses services au gouvernement portugais et est donc devenu conseiller principal supervisant notamment les travaux scientifiques de Augusto Frederico Oom. Augusto Frederico Oom, lieutenant de la Marine et ingénieur hydrographe, est par la suite devenu le premier directeur de l'Observatoire Royal d'Astronomie de Lisbonne. Il a eu aussi un rôle très important dans la construction de l'édifice, débutée le 11 Mars 1861 et achevée en 1867, année des premières observations astronomiques.
L’Observatoire a été bâti dans les environs de Lisbonne, Tapada da Ajuda, dans un terrain de châsse du roi. Dès sa création l’Observatoire astronomique de Lisbonne se distingue par l'excellence de ses travaux. Il a participé à plusieurs campagnes internationales, en particulier celle de 1900-1901, en vue d'améliorer la valeur de l’UA (unité astronomique) ayant recours à l'opposition de l’astéroïde Eros récemment découvert. L'Observatoire a pu compter avec l'excellence des travaux de Campos Rodrigues, entre autres, dans l'élaboration de catalogues des étoiles de référence qui lui ont valu le prix Valz, en 1904, attribué par l'Académie des Sciences de Paris.
La valeur indéniable de l'OAL dans tous les paramètres du patrimoine culturel qu'il contient, le bâtiment historique et les instruments scientifiques du passé facilitent la compréhension de nos propres racines, qui nous aident à faire le pont entre le passé et le présent. La préservation historique et patrimoniale est assurée par des visites guidées au musée. Au début de chaque visite, il y a une présentation orale sur l'Observatoire, son histoire et son évolution appuyée par des diapositifs à laquelle s'ensuit la visite au musée. L'un des traits les plus marquants de ce musée se trouve dans le fait que tous les instruments de l'OAL sont tous encore fonctionnels, ils n'ont pas été modernisés avec des moteurs électriques (d'engrenages, de micromètres, lentilles, etc.) ou avec de systèmes complets (surveillance, moteurs, etc.). Très rares sont les instruments qui peuvent être considérés des machines modernes comme c'est le cas des appareils photo des années 60, micromètres de lecture du cercle méridien servant à prendre des photos de la déclinaison. Il s'y trouve aussi la nouvelle plaque pour le grand réfracteur équatorial, comprenant un micromètre très moderne pour l'étude des étoiles doubles (partiellement), construit à Nice en 1990, il n'est pas cependant associé au télescope.