Pou
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Introduction

Nom vernaculaire ou
nom normalisé ambigu :
Le terme « pou » s'applique, en français,
à plusieurs taxons distincts. Icône de redirection
pou
Pou de tête
Pou de tête
Taxons concernés

Divers groupes

  • L'ordre des Phthiraptera
  • Quelques acariens
  • Quelques mouches
  • Les cochenilles
  • Plusieurs crustacés (Les crustacés (Crustacea) sont des arthropodes, c'est-à-dire des animaux dont le corps est revêtu d’un exosquelette chitinoprotéique appelé...)

Le terme de pou, qui nous vient d'un nom latin ayant le même sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du vieillissement, suivi de son...), est un nom vernaculaire ambigu qui désigne avant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.), en français, un insecte (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et...) parasite de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...), Pediculus humanus. À partir de ce sens premier, il a été utilisé pour faire référence à de très nombreux animaux de taille variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un...) et d'appartenances zoologiques variées, mais dont la caractéristique la plus fréquente est qu'il s'agit d'arthropodes — insectes ou crustacés — ectoparasites d'animaux ou de plantes.

Étymologie

Issu du latin populaire pediculus, diminutif du latin classique pedis. Ce terme est attesté à l'époque impériale à la fois comme l'insecte (Les insectes (Insecta) font partie du sous-embranchement des hexapodes, elle-même incluse dans l'embranchement des arthropodes mais dans un sous-groupe : les mandibulates....) parasite hématophage, c'est-à-dire les phthiraptères, et comme le.

Les poux de l'homme

Lorsqu'il est employé seul, sans autre qualificatif, le mot désigne systématiquement les poux de l'homme, espèces hématophages susceptibles d'occasionner de véritables désagréments, voire des maladies, pédiculoses ou phtiriases. De longue date, les auteurs ont remarqué la coexistence de trois formes de poux humains. L'une d'elles est nettement distincte à la fois sur le plan morphologique et écologique, vivant essentiellement dans la région pubienne et périanale. Elle était déjà connue sous ne nom de « pou du pubis » à l'époque de Rabelais mais a très tôt reçu en français un nom vernaculaire particulier, le « morpion », puisque ce terme figure dans le Dictionnaire de l'Académie française dès 1694.

La distinction entre les deux autres formes est autrement plus subtile puisqu'elle ne repose pas sur des critères morphologiques évidents, mais sur la localisation : le « pou de tête » (Pediculus humanus capitis) ne vit que sur le cuir chevelu (Le cuir chevelu (en anglais scalp) désigne la partie de la peau du crâne qui développe une pilosité de type chevelure.) où il se nourrit et les cheveux où il pond, alors que le « pou de corps » (Pediculus humanus corporis) s'alimente sur le reste du corps et vit par ailleurs dans les plis de vêtements peu ou pas lavés. Les zoologistes les ont affectés d'une nomenclature à trois noms habituellement réservée aux sous-espèces, mais la question de savoir s'il s'agit d'espèces à part entière, de sous-espèces ou d'autre chose continuait de faire débat (Un débat est une discussion (constructive) sur un sujet, précis ou de fond, annoncé à l'avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions ou opinions divergentes pour...) jusqu'à l'apparition d'études moléculaires récentes sur ce sujet. En effet, Pediculus humanus corporis dérive directement de la prolifération de Pediculus humanus capitis comme le montre la biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et...) du pou.

C'est en tout cas à l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un...) de ces deux formes de Pediculus humanus que l'on réserve très généralement l'appellation de « pou » au sens strict.

Histoire

Les poux sont les plus vieux compagnons de l'homme. Des scientifiques ont déjà trouvé un pou vieux de 10.000 ans. Chaque espèce (Dans les sciences du vivant, l’espèce (du latin species, « type » ou « apparence ») est le taxon de base de la...) de mammifère (Les Mammifères (classe des Mammalia) forment un taxon inclus dans les vertébrés, traditionnellement une classe, définie dès la classification de Linné. Ce taxon est...) a son pou spécifique.

Les Amérindiens les dégustaient avec plaisir, les esquimaux les considéraient comme une nourriture fortifiante au point (Graphie) de les chasser sur la peau (La peau est un organe composé de plusieurs couches de tissus. Elle joue, entre autres, le rôle d'enveloppe protectrice du corps.) des phoques pour agrémenter leurs repas.

Les poux avaient également, par le passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps...), une valeur marchande mais surtout sociale. Les séances d'épouillages ou « grooming » faisaient partie des rites collectifs, tissant les liens entre membres d'une même tribu. Le pou était en effet considéré comme une secrétion naturelle du corps humain : Aristote (Aristote (en grec ancien Ἀριστοτέλης / Aristotélês) est un philosophe grec né à...) ou Galien le nommait « ver de peau ». Louis XI félicite un membre de sa cour qui remarque un pou sur son épaule, « Louis XIV grouillait de poux sous sa perruque ». Au XIXe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être...), se « chercher des poux dans la tête » était une activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) noble car considérés comme porteurs de chance et sensés guérir des maladies.

Vers 1850, le développement des insecticides change cette vision : les poux sont alors associés à la notion de crasse et la contamination s'installe vers la fin du 20e siècle dans les milieux défavorisés ne pouvant s'acheter ces insecticides. De même, les peuples ne disposant pas de ces insecticides mettent au point leur propre technique d'éradication : peigne, singes dressés, fourmis tueuses. Les poux développant une résistance aux insecticides, cette notion de crasse et contamination se transmet à toutes les classes sociales.

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