Le traitement de l'air qu'on appelle aussi purification de l'air regroupe l'ensemble des procédés et technologies permettant d'obtenir de l'air purifié et assaini des émanations chimiques toxiques de l'air, de la pollution atmosphérique, des particules volatiles intérieures nocives et des odeurs. Le traitement de l'air concerne aussi bien la pollution atmosphérique que la pollution domestique. Il requiert des mesures de réduction des émanations au niveau communautaire (national ou international) ou l'utilisation d'un ensemble de technologies visant à supprimer la pollution des espaces clos désignée sous le nom de pollution domestique.
À l'échelle mondiale et individuelle, le traitement de l'air constitue un enjeu aussi bien pour la santé publique que pour l'environnement.
Les principaux polluants de l'air sont les transports routiers, les activités industrielles, l'agriculture mais aussi l'environnement domestique, soumis à la pollution atmosphérique.
La pollution de l'air contribue à la destruction de la couche d'ozone et au réchauffement de la planète mettant en péril l'équilibre fragile de la vie sur Terre. En conséquence, le traitement de l'air est un enjeu planétaire majeur et un enjeu sanitaire d'importance.
Les politiques de traitement de l'air visent à réduire les principales causes de pollutions atmosphériques et domestiques. On trouve de nombreux types de mesures mis en place pour réduire tout les types de pollution. Par exemple, l'adoption d'une taxe carbone, les systèmes de circulations alternées pour réduire la pollution produite par les transports ou encore l'incitation à l'usage des transports collectifs et au covoiturage.
Environ 15.000 litres d'air transitent par jour dans nos voies respiratoires, en conséquence, la pollution de l'air et son traitement sont des enjeux sanitaires pour les collectivités et les individus.
70% à 90 % du temps individuel est passé dans des espaces clos, habitations, bureaux, école, transports, des lieux saturés par une pollution invisible et omniprésente.
Plus de 100.000 substances chimiques font partie de notre quotidien, elles contribuent à la formation de cancers, de problèmes génétiques et pathologiques de reproduction, de difficultés respiratoires importantes et d'allergies, selon le Président de l'UFC-Que Choisir. Située dans l'espace domestique, cette pollution affecte, d'abord les personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes, personnes âgées).
On trouve dans les facteurs de la pollution domestique:
Les moquettes encollées sont un exemple des multiples pollutions intérieures, certaines d'entre elles produisent une forte émission de composés organiques volatils (COV).
Une enquête de l'UFC-Que Choisir montre que sur les huit moquettes encollées testées, cinq restituent du formaldéhyde, du toluïne et des éthers de glycol. Le maximum d'émission de composés organiques volatils (COV) relevé à 28 jours est de 3200 microg/m3, soit une valeur très supérieure à 200 microg/m3, qui constitue le seuil sanitaire préconisé.
Ces types de pollution domestiques entrainent maladies virales, cancers, infections, difficultés respiratoires et allergies, le traitement de l'air est donc selon les associations de consommateurs un enjeu sanitaire nécessitant une règlementation nationale à intégrer aux discussions sur le Grenelle 2 pour l'Environnement .