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Posté par Adrien le Lundi 15/09/2014 à 00:00
C'est à 10 ans que les enfants font le plus de cauchemars !

Les problèmes de sommeil des jeunes sont souvent un cauchemar pour les parents. (Photo : iStock)
Chez les enfants, c'est vers l'âge de 10 ans que les mauvais rêves qui réveillent le dormeur se font plus nombreux. C'est ce que révèle une récente étude d'Antonio Zadra.

« Les cauchemars sont le lot d'une proportion significative d'enfants de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) âge, soit entre 15 et 40 % des jeunes selon les cohortes, explique le professeur du Département de psychologie de l'Université de Montréal. Mais on a observé un pic vers la 10e année de vie (La vie est le nom donné :). »

On ne sait pas encore pourquoi. Peut-être est-ce lié à une période du développement plus anxiogène ou encore à des facteurs neurobiologiques. « Les cauchemars sont souvent associés à des difficultés psychologiques variées comme le stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des...) ou des problèmes de comportement, fait observer Antonio Zadra, mais une anxiété élevée et des troubles du sommeil (Le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée...) concomitants, par exemple le somnambulisme (Le somnambulisme, qui signifie en latin « se promener en dormant », est une pathologie du sommeil d'origine neurologique.), sont aussi des facteurs de risque. »

À ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son...), peu d'études se sont penchées sur les cauchemars chez les enfants, mentionne-t-il. Quelle en est la fréquence ? Quelles en sont les causes exactes? Pour mieux répondre à ces questions, le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et...) et ses collègues ont entrepris de recenser les recherches sur le sujet. Plus spécifiquement, ils se sont intéressés aux rêves dysphoriques, soit les mauvais rêves et les cauchemars. Ils ont analysé les données sur la qualité du sommeil de plus de 18 000 enfants âgés de cinq mois à 18 ans.

Alors que les mauvais rêves (définis comme des rêves qui perturbent le sommeil sans nécessairement provoquer l'éveil) étaient réputés être fréquents chez les enfants en bas âge, l'étude montre qu'ils sont relativement peu courants chez les jeunes d'âge préscolaire. Mais la tendance à en faire se cristalliserait au cours de cette période et leur présence dès l'âge de deux ans constitue un bon prédicteur. Autrement dit, les jeunes qui font des mauvais rêves risquent de continuer à en faire.


Antonio Zadra
Les cauchemars sont en revanche plus communs. L'étude indique une différence notable de genre qui apparaît entre 10 et 15 ans, alors que les filles rapportent en avoir plus que les garçons. « Cette différence était déjà bien démontrée dans les populations adultes », dit M. Zadra, dont les travaux ont signalé que les hommes rêvent davantage à des catastrophes naturelles alors que les conflits interpersonnels sont plus présents dans les songes des femmes. Chez les enfants en bas âge, il semblerait que les mauvais rêves et les cauchemars soient essentiellement peuplés de monstres et de sorcières et qu'ils fassent ressortir des sentiments comme la peur de perdre ses parents.

Le professeur Zadra rappelle que, selon des études récentes, la thérapie par répétition de l'imagerie (L’imagerie consiste d'abord en la fabrication et le commerce des images physiques qui représentent des êtres ou des choses. La fabrication se faisait jadis soit à la main, soit par impression...) mentale serait efficace pour diminuer la fréquence des rêves dysphoriques ainsi que la détresse qui y est associée chez les enfants. « Des études longitudinales seront nécessaires afin de mieux comprendre comment les cauchemars et leurs corrélats évoluent durant l'enfance et l'adolescence, pour préciser leur importance clinique », conclut le chercheur.

En plus d'Antonio Zadra, Aline Gauchat et Jean-R. Séguin ont collaboré à cette étude, dont les résultats sont parus récemment dans la revue scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine...) Pathologie Biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences...).

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Source: Université de Montréal