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Posté par Michel le Mercredi 20/10/2010 à 00:00
Le vent souffle moins fort dans l’hémisphère Nord
Une première étude d’envergure de l’évolution des vents dans l’hémisphère Nord est publiée par des chercheurs du LSCE [1] (CEA-CNRS-UVSQ) et du CEPMMT [2]. L’analyse poussée des enregistrements de plus de 800 stations de mesures du vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus ont lieu sur Neptune...) indique une baisse de la vitesse (On distingue :) du vent de l’ordre de 10% en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des...) depuis trois décennies, dans plusieurs régions du globe: aux Etats Unis (L'UNIS, pour UNIversité du Svalbard, est une université norvégienne implantée en 1993, à Longyearbyen (2000 habitants), principale cité du Spitzberg (en francais, Spitzberg désigne l'île principale mais...), en Chine, en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de...) et dans quelques pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme...) d’Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire comme une des...). Cette étude a été publiée en ligne par Nature Geoscience le 18 octobre 2010.

Cette étude, menée au Laboratoire des Sciences du Climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps...) et de l’Environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...), en collaboration avec le Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme (CEPMMT — ECMWF [3] en anglais) constitue une première de par l’ampleur de l’analyse. Jusqu’à présent la qualité souvent insuffisante et l’hétérogénéité des observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le...) du vent effectuées à partir d’anémomètres [4] n’avaient pas permis une étude à l’échelle globale de son évolution à long terme.


Distibution des tendances du vent en surface de 1979 à 2008 en (m/s/décade).
L’augmentation ou la diminution de la vitesse relevée des vents est indiquée par une couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).)
(vers le rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.) pour l’augmentation, vers le bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement...) pour la diminution de la vitesse du vent).

Ici, les chercheurs ont mené une analyse statistique (Une statistique est, au premier abord, un nombre calculé à propos d'un échantillon. D'une façon générale, c'est le résultat de l'application d'une méthode statistique à un...) approfondie des enregistrements de plus de 800 stations de mesure du vent depuis 1979, à une altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la vie sur terre.) inférieure à 10 mètres au dessus du niveau du sol. L’analyse des tendances révèle un phénomène majeur: le vent a décliné sur la plupart des régions des latitudes tempérées des surfaces terrestres de l’hémisphère nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) (voir la figure ci-dessous), une baisse de l’ordre de 10% en moyenne. L’étude révèle aussi que sur l’Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres...), ce sont les vents modérés à forts qui ont décliné le plus rapidement.

L’étude tente également de comprendre la raison de ce déclin. En utilisant des simulations numériques effectuées au CEPMMT et au LSCE, des observations satellitaires et des radio-sondages [5], les auteurs montrent que cette baisse du vent peut s’expliquer par des changements dans la circulation (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.) générale de l’atmosphère depuis 30 ans, et surtout par l’augmentation de la végétation: les vagues de reforestation, par exemple en Sibérie, ont augmenté ce que les chercheurs appellent la « rugosité » du sol, c’est-à-dire la capacité des éléments de la surface du sol à freiner les vents.


Notes:

[1] Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement – LSCE/IPSL. http://www.lsce.ipsl.fr .
[2] Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme.
[3] ECMWF: European Centre for Medium-Range Weather Forecasts.
[4] Anémomètre: appareil permettant de mesurer la vitesse ou la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) du vent.
[5] Radio-sondage: mesures météorologiques de l’atmosphère faites par des ballons.

Référence:

Northern Hemisphere atmospheric stilling partly attributed to an increase in surface roughness, Robert Vautard, Julien Cattiaux, Pascal Yiou, Jean-Noël Thépaut, Philippe Ciais, Nature Geoscience, 18 octobre 2010.


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Source et illustration: CEA