SPAD
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SPAD était une société de construction aéronautique française.

Les débuts - L'ère Deperdussin

La société des Aéroplanes Deperdussin fut créée par Armand Deperdussin en 1911. Il avait été successivement commis voyageur, puis chansonnier à Bruxelles et avait fait rapidement fortune dans le commerce de la soie (De la soie (fibre textile d'origine animale) est produite par de nombreux insectes, araignées et chenilles de certains papillons notamment (Yponomeutes, bombyx). Celle qui sert à produire des tissus de soie...), il se passionnait pour l'aviation (L'aviation est une activité aérienne définie par l'ensemble des acteurs, technologies et règlements qui permettent d'utiliser un aéronef...) dès 1908.

Sous sa direction c'était alors la société des Aéroplanes Deperdussin. Le siège de la société était à Bétheny, près de Reims, après avoir eu ses premiers hangars à Laon-Chambry dès 1909.

Deperdussin Type B au  musée du Bourget
Deperdussin Type B au musée du Bourget

C'est cette année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) là qu'Armand Deperdussin (Armand Deperdussin, né à Paris en 1860 et mort le 11 juin 1924, fut l'un des plus célèbres constructeurs d’avions d'avant la Première Guerre mondiale.) rencontra l'ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à...) Louis Béchereau, une grande estime s'instaura très vite entre eux, l'un ayant les capitaux, l'autre le génie de l'innovation technique. Il confia immédiatement à Béchereau la direction technique de l'entreprise, ce dernier y développa les fameux types monocoques ; Jules Védrines ramena la Coupe Gordon Bennett en France en 1912, regagnée l'année suivante par Maurice Prévost à Reims-Bétheny sur le même type d'appareil dépassant pour la première fois la barre des 200 km couverts dans l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure solaire » employé pour temps...) (205,5 km).

En 1912, la société pris administrativement le nom de Société de Production des Aéroplanes Deperdussin (S.P.A.D.) mais elle ne fut connue par voie de presse que sous le nom de Deperdussin, personnage fort en vogue dans le monde (Le mot monde peut désigner :) parisien de l'époque et dont l'arrestation, pour des motifs toujours très controversés (détournement de fonds), en août 1913 fit très grand bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création d'une sensation auditive.), son jugement ne devait être prononcé que ... le 10 mars 1917. Il fut déclaré coupable, condamné à 5 ans de prison mais fut immédiatement libéré au titre de la loi française en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La matière...) de délinquance primaire et ne s'occupa plus jamais d'aviation. Quand il se suicida dans une chambre d'hôtel (Un hôtel est un établissement offrant un service d’hébergement payant, généralement pour de courtes périodes. Dans sa définition de l’hôtel,...) en 1924, il avait 30 francs en poche.

Durant l'ère Deperdussin les modèles suivants furent développés :

  • Deperdussin Type B
  • Deperdussin Monocoque (Une automobile monocoque est un véhicule constitué d'un seul tenant, sans qu'il n'y ait de châssis pour en assurer la rigidité, cette dernière...)

L'ère Blériot

Au salon de l'aéronautique (L'aéronautique inclut les sciences et les technologies ayant pour but de construire et de faire évoluer un aéronef dans l'atmosphère terrestre.) qui ouvrit ses portes le 5 décembre 1913, la firme très mal en point (Graphie) juridiquement mais au fait de sa gloire technique, exposait trois nouveaux monoplans dont le vainqueur de la dernière coupe Gordon Bennett du 28 novembre.

L'affaire Deperdussin fut d'abord reprise par la firme de construction mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres...) automobile (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises, elle est équipée en conséquence. C'est un des moyens...) Delaunay-Belleville et l'administrateur judiciaire Raynaud agit pour introduire les demandes de brevets Deperdussin sur les équipements d'avions. Ils incluaient le brevet remarquable n°475 151 du 22 janvier 1914 protégeant un système de tir à travers l'axe de l'hélice (Hélice est issu d'un mot grec helix signifiant « spirale ». Un objet en forme d'hélice est dit hélicoïdal.).

En août 1914, un groupe d'industriel conduit par Louis Blériot monta une nouvelle société qui acquit les actifs de l'entreprise. A cette époque la conception du fameux futur SPAD (SPAD était une société de construction aéronautique française.) était déjà sur la table à dessin de Louis Béchereau. Et lorsqu'il s'agit de donner un nom à ce nouvel appareil militaire, Alfred Leblanc, le bras droit de Blériot et ancien vainqueur du Circuit de L'est en 1910, féru d'un idiome international qui faisait fureur à l'époque, le Volapük, eut l'idée de reprendre le nom de Spad, qui dans cette langue universelle signifiait "vitesse (On distingue :)". Il fut adopté d'emblée et ces quatre lettres permirent de conserver l'acronyme initial tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) en en changeant la signification, cela devînt : Société (anonyme) Pour l'Aviation et ses Dérivés. Ainsi tomba dans l'oubli le nom d'Armand Deperdussin, après une trop brève renommée qui l'avait porté au firmament.

Sous la direction de Blériot les modèles suivants furent développés :

  • SPAD A 1
  • SPAD A 2
SPAD S.VII
SPAD S.VII
  • SPAD A 3
  • SPAD A 4
  • SPAD A 5
  • SPAD S.VII
  • SPAD S.XII
  • SPAD S.XIII
  • Blériot-SPAD S.XVII
  • Blériot-SPAD S.XVIII
  • Blériot-SPAD S.XX
  • SPAD S.26
  • SPAD S.31

La fin de l'entreprise

Les avions SPAD connurent leur heure de gloire durant la Première Guerre mondiale, Louis Béchereau, le directeur technique reçu le 7 juillet 1917 la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur des mains même du capitaine Guynemer qui avait largement contribué à la mise au point des SPAD VII, XII et XIII, au 11 novembre 1918 15 977 SPAD de tout types avaient été construits; mais après 1918 la réputation de la société déclina. Louis Blériot n'ayant pas très apprécié le fait que Béchereau rende un hommage appuyé à Armand Deperdussin durant son procès en 1917, Louis Béchereau quitta la société pour celle des Avions Bernard où il continua à diriger la construction des 2500 derniers SPAD commandités par l'état à cette société tout en ayant l'assurance de pouvoir mener parallèlement des projets d'avenir théoriquement porteurs. Par ailleurs Louis Blériot qui avait créé après la guerre une nouvelle entreprise pour la fabrication d'avions civils, la société Blériot Aéronautique, devenait de ce fait une concurrente de sa propre entreprise. C'est ainsi qu'en 1921 la société SPAD fut intégrée à la société Blériot Aéronautique et en 1936 la société de Blériot fut nationalisée.

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