Beaucoup de crèmes solaires n'ont pas l’indice de protection indiqué

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Pouvons-nous avoir confiance aux indices de protection des crèmes solaires ? A en croire une étude d’une chercheuse française, cette indication ne reflète pas toujours la protection réelle de la crème, en étant exagérée.

Le professeur Laurence Coiffard, directrice du laboratoire Pharmacie industrielle et cosmétologie de l'université de Nantes, a effectué une étude en laboratoire portant sur plus de 200 crèmes solaires. Résultat : pour 25 à 30% d’entre elles, la protection réelle testée est inférieure à celle indiquée sur l’emballage. Parfois les écarts sont considérables, comme par exemple pour le modèle "Avène Haute protection spray enfant 30" qui ne possède en réel qu’un indice de 10 et non de 30 contre les UVB (rayons ultra-violets B). Le modèle "Somatoline Cosmetic traitement amincissant solaire 50+" indique quant à lui une protection de 60 qui n’est en réel que de 27. Pour le modèle "UV Bio Crème peaux très fragiles et enfants 50", l’indice réel est de 18 et non 50.

Plusieurs fabricants de crèmes solaires n’ont pas tardé à contester les résultats dévoilés par Laurence Coiffard. Selon eux, les tests de la chercheuse sont réalisés en laboratoire, alors que de leur coté ils les effectuent sur l’homme. Leur protocole consistant à mesurer le temps d’apparition de brulures avec et sans crème.

Selon Laurence Coiffard, beaucoup de crèmes contiennent des anti-inflammatoires d’origine végétale. Ceci permet de retarder l’apparition de brulures en cas de surexposition au soleil, augmentant l’indice de protection que les industriels donnent à leur produit. Mais ces substances ne font que camoufler l’effet principal que doit permettre une crème solaire : la protection contre les rayons UV. Car si la sensation de brulure est retardée ou atténuée, une quantité non négligeable d’UV est entrée en contact avec la peau. Selon la chercheuse, il est "impossible d'obtenir de hauts indices, de l'ordre de 50 ou 50+. Le maximum est autour de 30". Rappelons que le nombre de cancers de la peau a triplé en 25 ans.

DV
dvmoreau

Je suis bien étonné de voire ici une référence à des travaux scientifiques d'un niveau bien inférieur aux travaux habituellement présentés ici. En effet je vous renvoie vers les papiers du Pr. Coiffard et vous laisse en vérifier le contenue et le facteur d’impact des journaux publiant ces travaux. Je vous laisse aussi analyser le niveau de son travail scientifique sur les 10 dernières années!! Malgré tout, en aucun cas ici je ne prends la défense de l'industrie cosmétique pour qui le mensonge est le vrai fond de commerce. Seulement je préfèrerais voire Techno-science se concentrer sur de vraies avancées scientifiques plutôt que sur ce genre de sujet polémique, qui peut être réservé à la presse plus généraliste.

IS
Isabelle

L'un n'empêche pas l'autre, les avancées scientifiques sont traitées biensûr, mais cette catégorie autres sujets permet d'aborder des sujets pouvant intéresser nombre de nos lecteurs tout comme d'autres catégories telles que multimédia par exemple :)

Pour revenir au sujet de l'article savoir ce qu'on peut attendre de la protection d'une crème solaire est loin d'être inintéressant en cette période estivale et surtout comment sont faits les test, pour conclure je dirai que le soleil est à consommer avec modération même si nous nous sommes enduits d'une crème très haute protection :D