Comprendre la maladie COVID-19 en comparant sa progression chez les enfants et les aînés

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Pourquoi la COVID-19 affecte-t-elle davantage les personnes âgées que les jeunes enfants ? Pourquoi les symptômes sont-ils plus graves chez les aînés que chez les bambins ? Quels sont les mécanismes cellulaires qui expliquent la progression de l’infection ?

Une étude vise à comprendre ce qui protège les enfants de la maladie afin d’orienter les traitements chez les adultes plus touchés. Crédit: Getty

Ce sont là les questions auxquelles tenteront de répondre trois professeurs de l’Université de Montréal membres d’une équipe qui a entrepris un essai clinique et des travaux de recherche fondamentale d’envergure internationale dirigés de l’Université de la Colombie-Britannique.

Mieux connaître la réponse inflammatoire

Philippe Jouvet Crédit: Amélie Philibert

Face à la pandémie causée par le SRAS-CoV-2, l'Organisation mondiale de la santé a demandé aux communautés scientifiques du monde entier d’étudier l’épidémiologie de la COVID-19 afin d’élaborer un plan de traitement concerté de la maladie.

«Bien que l’expérience de la Chine et de l’Italie nous aide à affronter cette crise, beaucoup de questions demeurent, indique le Dr Jean-Sébastien Joyal, professeur à la Faculté de médecine de l'UdeM et intensiviste au CHU Sainte-Justine. Entre autres, pourquoi la maladie est-elle si grave chez certaines personnes, alors que plusieurs demeurent asymptomatiques?»

Jean-Sébastien Joyal

Avec les Drs Philippe Jouvet, également intensiviste au CHU Sainte-Justine et directeur du Réseau respiratoire du Québec, et Hugo Soudeyns, directeur du Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’UdeM, le Dr Joyal contribue à une large étude observationnelle de patients hospitalisés au Canada après un diagnostic de COVID-19.

Cette étude, qui vise à comprendre ce qui protège les enfants de la maladie afin d’orienter les traitements chez les adultes plus touchés, comporte un essai clinique mené à travers le monde pour tester des agents antiviraux, le lopinavir et le ritonavir, contre le coronavirus. Elle permettra de recueillir des sécrétions bronchoalvéolaires et des globules blancs chez des adultes et des enfants qui souffrent de la COVID-19 afin de répondre aux questions de l’équipe du Dr Joyal.

«Nous utiliserons les prélèvements afin de comparer les transcriptomes de chaque cellule individuelle d’adultes et d’enfants touchés par la COVID-19, précise Jean-Sébastien Joyal. Ces données nous permettront de mieux comprendre quelles cellules immunitaires divergent dans leur réaction au virus et à quel moment de la maladie. Nous espérons trouver une cible plus précise afin d’atténuer la gravité de la maladie chez les gens plus âgés.»

Les intensivistes canadiens mobilisés par la recherche

Hugo Soudeyns Crédit: CHU Sainte-Justine

Les travaux de l’équipe du Dr Joyal constituent une sous-étude d’un projet de recherche dirigé par le Dr Srinivas Murthy, de l’Université de la Colombie-Britannique, qui a notamment pris part à des travaux sur l’épidémie de fièvre d’Ebola survenue il y a quelques années.

Ce projet de recherche a été conçu en une semaine par le groupe de chercheurs et de cliniciens canadiens en soins intensifs ‒ le Canadian Critical Care Trial Group. Ce groupe avait participé aux travaux de recherche pour endiguer les dernières épidémies du SRAS en 2003 et de la grippe H1N1 en 2009. «Nous disposions d’une infrastructure de recherche en place que nous avons remise en marche pour la COVID-19», mentionne l’intensiviste.

Ce grand projet de recherche vise des objectifs bien précis, dont:

  • la caractérisation de la progression de la maladie au Canada;
  • le suivi de l’effet d’antirétroviraux (dont le lopinavir et le ritonavir) chez les patients atteints;
  • la recension des perspectives vécues par les intensivistes sur le terrain;
  • l’établissement de lignes directrices pour appréhender la maladie.

«Ce dernier objectif est important parce qu’il faudra dégager des consensus scientifiques à partir des résultats des nombreuses études qui sont menées en ce moment sur la COVID-19», conclut Jean-Sébastien Joyal.

KL
klrm

Dans les objectifs du projet de recherche on retrouve - le suivi de l’effet d’antirétroviraux (dont le lopinavir et le ritonavir) chez les patients atteints;

Les effets secondaires du lopinavir et ritonavir sont multiples allant de faibles à importants à même dangereux en association avec d'autres médicaments.

Même s'il ne sont pas des antirétroviraux l'hydroxychloroquine et l'azithromycin ne sont pas mentionnés spécifiquement dans le suivi des effets des médications appliquées chez les patients infectés par la covid-19.
Pourtant ces molécules semblent diminuer la charge virale lorsqu'il sont administrés en début d'une infection.

Votre étude porte sur la progression de la maladie chez les enfants et les aînés. À ce titre et ne devrait-elle pas aussi inclure ces molécules dont les effets secondaires sont bien moindre que le lopinavir et le ritovir ?

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Eretol

Si klrm, ils devraient inclure la chloroquine mais comme tu as pu le constater en France avec cette affaire et le Pr. Raoult, il y a de grandes puissances pharmaceutiques qui désirent avoir l'exclusivité du produit destiné à autant de consommateur. Nous pouvons être sûr que nos gouvernants feront en sorte que la sécu le remboursera et que ce médicament coûtera honteusement cher.

Adrien
pourquoi la maladie est-elle si grave chez certaines personnes, alors que plusieurs demeurent asymptomatiques?

Je trouve cela très étrange que ces sommités canadiennes puissent seulement commencer à se poser cette question, que je me suis posé il y a de nombreuses années déjà, et la réponse n'est pas étonnement compliquée à comprendre.

Des virus que des humains peuvent avoir sans présenter de symptômes, il y en a de nombreux. Ne parlons que des virus de l’herpès.

Plus de 80% de l'humanité en sont les porteurs et pourtant la grande majorité est asymptomatique. Ce qui montre que ces sommités se posent de bonnes questions avec plus de 30 ans de retard.

La réponse à leur question est que cette différence est directement liée à la santé du système immunitaire de cet humain :
-S'il est en mauvais état -> symptômes prononcés du virus + grand risque mortel -> personnes âgés + immunodéprimés
-S'il est en un état intermédiaire -> symptômes plus ou moins visible du virus + risque mortel faible -> toutes personnes de tous âges
-S'il est en bonne santé -> asymptomatiques + aucun risque mortel -> toutes personnes prenants soins de sa santé (sur tout les plans)

Voila, vous pouvez arrêter de financer cette étude et commencer à mettre la santé en haut du cahier des charges plutôt qu'à la toute dernier ligne de ce dernier. Cahier des charges de tous secteurs d'activité.

De rien pour cette recherche, et c'est gratuits.