Création de deux nouvelles autoroutes ferroviaires

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Les autoroutes ferroviaires permettent de transporter des poids lourds sur des trains dédiés. Elles participent au développement économique des territoires et favorisent le report modal pour le transport de marchandises, et donc la transition énergétique.

Les autoroutes ferroviaires tendent à diminuer le nombre de camions sur les routes.

Le 18 septembre, le Ministre des transports a annoncé la création de deux nouvelles autoroutes ferroviaires :

  • l’autoroute ferroviaire qui reliera la Côte d’Opale (Calais) à la Côte Vermeille (Le Boulou). Le contrat portant sur l’achat des 102 wagons dédiés nécessaires a été signé ce jour, en présence de Frédéric Cuvillier, entre Alain Picard, directeur général de SNCF Geodis, l’opérateur de ce nouveau service, et Robert Lohr, Président de Lohr S.A, qui fabrique les rames, pour un montant de 39 millions d’euros. L’autoroute ferroviaire Côte d’Opale – Le Boulou sera mise en place début 2015.
  • l’autoroute ferroviaire Atlantique, entre Lille (terminal à Dourges dans le Pas-de-Calais) et Bayonne (terminal à Tarnos dans les Landes). Elle sera mise en service au début de 2016, pour un investissement de 400 millions d’euros. L’entreprise Lohr Industries recevra, à échéance de quelques mois, une commande de 278 wagons. Le dispositif permettra de reporter 85 000 poids lourds par an de la route vers le rail, réduisant ainsi les émissions de CO2 d’environ 75 000 tonnes. Il entraînera la création de 500 emplois, dont 75 emplois dédiés à l’exploitation et à la maintenance des wagons.

Il existe déjà deux autoroutes ferroviaires :

  • Bettembourg (Luxembourg) – Le Boulou (Pyrénées Orientales) : cette autoroute ferroviaire, ouverte depuis 2007, a permis de transporter 55 000 poids lourds en 2012. Son trafic a augmenté de 9% au premier semestre 2013 par rapport au premier semestre 2012. Les rames de la future autoroute ferroviaire desservant les ports de la Côte d’Opale rejoindront cet axe existant jusqu’au Boulou.
  • L’autoroute ferroviaire alpine : ouverte depuis 2003, entre Torbassano (Italie) et Aiton (Savoie), elle affiche également un trafic en croissance, en transportant désormais 25 000 poids lourds par an sur 175 km de voies.

Pour Frédéric Cuvillier, « le lancement de ces deux nouvelles autoroutes ferroviaires illustre la volonté du Gouvernement de relancer le fret ferroviaire et le ferroutage en développant des services innovants. Ce sont des projets concrets, qui permettent à la fois de réduire le nombre de poids lourds sur nos axes routiers et autoroutiers, et donc de réduire la pollution de proximité et les émissions de gaz à effet de serre, tout en soutenant l’emploi dans le secteur de l’industrie ferroviaire et en permettant des créations d’emplois pérennes ».

PH
philouze

"- l'autoroute ferroviaire Atlantique, entre Lille (terminal à Dourges dans le Pas-de-Calais) et Bayonne (terminal à Tarnos dans les Landes). Elle sera mise en service au début de 2016"
Fin du mur de camions sur l'A10/N10 avant bordeaux, c'est une nouvelle énorme en fait pour tous les riverains , soit des centaines de milliers de personnes !

IS
Isabelle

Tout à fait d'accord. Une fois les infrastructures nécessaires opérationnelles il faudrait les rendre obligatoires pour tous les camions en transit. De part sa situation géographique la France est traversée par un très grand nombre de camions ce qui a un impact sur la qualité de l'air...

VI
Victor

Un vieux rêve d'écolo le ferroutage des camions
il faut savoir si l'économie va suivre ces projets

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cisou9

:_salut:
C'est possible.
Ici à Pertuis on a une association pour le transport ferroviaires.
http://nosterpaca.over-blog.com/
C'est un ami ancien cadre SNCF qui s'en occupe.

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QJ

Le ferroutage fait partie d'un vaste projet trans-national, européen, voire même plus.

Il s'agit de sécuriser la logistique et l'approvisionnement de notre monde civilisé. Et, par la même occasion,
assurer la transition énergétique de l'Union Européenne au point de vue du transport.

Par exemple, la société qui m'emploie a fabriqué des satellites permettant le suivi des containers.
Ce qui permet aux sociétés responsables de l'import-export d'offrir un service optimum à ses clients.

Résultat: Un approvisionnement sécurisé, par des temps de réaction plus court en cas de coups durs, comme la perte d'un chargement ou, une météo maritime défavorable, camion en panne, grèves, etc.

Et en cas de vol... Je vous laisse deviner la suite ! (Oui, des malfrats arrivent à voler des containers entiers... Voire plus).

Lien en anglais de l'ESA : http://www.esa.int/Our_Activities/Techn ... _satellite

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buck

En esperant que le prix soit concurrentiel de celui de la route , c'est plutot une bonne idee

PH
philouze

je pense qu'au moins le prix sera à peu près fixe, alors que le tarif routier augmentera linérairement avec le fioul.
pour le transporteur, moins d'heures de route à payer à terme, avec parfois une récupération du camion au bout par une autre équipe (certains camionneurs faisant la navette aller-retour du logisticien à la plate-forme intermodale)

enfin c'est un cas idéal j'imagine, ça doit pouvoir se produire...