Décès prématurés chez les hommes perdant leur emploi

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Un sociologue mcgillois établit une importante corrélation entre chômage et décès prématuré; les effets les plus significatifs étant ressentis chez les hommes qui perdent leur emploi en début ou mi-carrière.

Eran Shor, professeur de sociologie de l'Université McGill, a réalisé une étude en collaboration avec des chercheurs de l'Université Stony Brook, révélant que le chômage augmente le risque de décès prématuré de 63 pour cent. Monsieur Shor en est venu à ces conclusions en analysant des travaux de recherche menés au cours des 40 dernières années auprès 20 millions de personnes, dans 15 pays (la plupart occidentaux).

Avec étonnement, on a découvert que, bien qu'on estime qu'un meilleur système de soins de santé puisse contribuer à réduire le taux de mortalité, la corrélation entre chômage et décès prématuré est la même dans tous les pays couverts par l'étude.

La véritable percée de ces travaux se situe dans le fait qu'ils indiquent une relation de cause à effet entre le chômage et le risque accru de décès prématuré.

«À ce jour, l'une des grandes questions soulevées par la littérature visait à découvrir si l'état de santé - le diabète ou les maladies cardiaques, par exemple - ou les habitudes de vie - notamment le tabagisme, la consommation d'alcool ou de drogue - conduisaient à la fois au chômage et à un risque accru de décès prématuré », a déclaré le professeur Shor. «Nos travaux sont intéressants en ce qu'ils nous ont permis de découvrir que l'état de santé n'avait pas d'incidence, suggérant que la relation entre le chômage et le taux de mortalité en soit une de cause à effet. Cela est probablement dû au fait que le chômage est un facteur de stress et qu'il influence négativement le statut socioéconomique du chômeur, ce qui, à son tour, conduit à une moins bonne santé et à un accroissement des risques à l'égard d'un décès prématuré. »

La recherche a également indiqué que le chômage accroît davantage le risque de décès prématuré chez les hommes que chez les femmes (78 pour cent contre 37 pour cent respectivement). Elle démontre aussi qu'il existe une corrélation plus importante entre le chômage et le décès prématuré chez les hommes que chez les femmes (78 pour cent contre 37 pour cent). Le risque de décès est particulièrement élevé chez les personnes de moins de 50 ans.

«Nous soupçonnons que, même de nos jours, le fait de ne pas avoir d'emploi est plus stressant pour les hommes que pour les femmes», a ajouté monsieur Shor. «Quand un homme perd son travail, cela signifie souvent que la famille s'appauvrira et souffrira de différentes manières. Cette situation peut, à son tour, influencer vivement la santé d'un homme, en l'incitant à la fois à fumer, boire ou manger davantage, réduisant ainsi l'accès à une alimentation saine et à des services de soins de santé.»

Les travaux suggèrent que les initiatives de santé publique pourraient cibler les sans-emploi pour qu'ils fassent l'objet d'un dépistage cardiovasculaire plus serré et d'interventions visant à réduire les comportements à risque. Ces travaux ont été financés par les Instituts nationaux de santé des États-Unis.

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StarDreamer

En viendrait on à une réponse de bon sens ?
A savoir qu'au lieu de taper sur les fumeurs et buveurs, et dépenser des millions en propagandes inutiles, il faudrait mieux concentrer tous les efforts sur la structure économique d'un pays afin de réduire le chômage au minimum ?
(avoir un chômage proche de 0 est assez facile à obtenir mais le monde financier n'apprécierait pas ... cf. relation inflation / chômage ... un choix politique : les hommes ou les grands groupes ....)

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Raoul44bis

Ce qu'il y a de paradoxal, c'est que l'on a une planète a nettoyer, a rendre plus propre énergiquement et toujours des chômeurs ! Ça me sidère, vu le boulot qu'il y a !

LO
Loindici

Raoul44bis
Ce qu'il y a de paradoxal, c'est que l'on a une planète a nettoyer, a rendre plus propre énergiquement et toujours des chômeurs ! Ça me sidère, vu le boulot qu'il y a !

Ce qui nous caractérise des fourmis, c'est qu'on a encore la liberté de faire ce que l'on veut. La prochaine évolution sera la liberté de travailler ou non. Si on considère certains travaux difficiles, répétitifs, manuels, sans intérêt, comme du travail, et tout ce qui est service, création, recherche, innovation, un... passe-temps. On a toujours le choix de faire ce que l'on veut, mais on doit encore manger. Donc pour manger, il faut encore accepter des "travaux"... chiants qui nous obligent en plus à obéir à une reine. A un boss pardon. Mais il n'y a encore pas si longtemps, on n'avait pas le choix. On suivait les traces de papa ; selon qu'on était l'ainé ou le cadet, on était moine ou chevalier.

Pour ce qui est de l'article. L'intérêt, c'est de savoir s'il y a un rapport de cause à effet en perte d'emploi et santé et dans quel sens. Du genre "manger cinq fruits et légumes par jour"(comme si se goinfrer de fruits pouvait être bon pour la santé...). Ou si comme le laisse supposer le dernier paragraphe de l'article, si c'est pour identifier des potentiels malades. Parce que savoir si sa santé se détériore quand on a plus d'emploi ou si on a plus d'emploi parce que notre santé s'est détérioré... hum oui bof. Les gens qui boivent du thé vert sont en meilleur santé que les autres non pas parce que le thé est bon pour la santé mais parce que ceux qui boivent du thé vert ont toutes les chances d'avoir une alimentation plus équilibrée et de faire plus attention à eux... Donc dire qu'on décède prématurément parce qu'on a perdu son travail, j'y crois pas et je vois pas l'intérêt, sauf encore une fois pour identifier des malades (la cause des maladies à ce niveau on s'en moque, et est presque impossible à identifier).

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Raoul44bis

Les travaux suggèrent que les initiatives de santé publique pourraient cibler les sans-emploi pour qu'ils fassent l'objet d'un dépistage cardiovasculaire plus serré et d'interventions visant à réduire les comportements à risque.

J'avais pas vu ca, genre après le dépistage, ben faut vous soigner Mr, sinon vous allez y passer, oui mais chu au chômage et pas de couverture maladie (surtout aux usa...). Je trouve ca carrément cynique... :/