Depuis 200 ans, les lacs des régions subarctiques s'assèchent

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Les lacs des régions subarctiques s'assèchent à un rythme sans précédent depuis 200 ans.

Cette photo prise en juillet 2013 dans le parc national Wapusk, près de Churchill au Manitoba, illustre l'ampleur de l'assèchement des lacs survenu à la suite d'une série d'hivers peu neigeux.
Photo Hilary White

Cette photo prise en juillet 2013 dans le parc national Wapusk, près de Churchill au Manitoba, illustre l'ampleur de l'assèchement des lacs survenu à la suite d'une série d'hivers peu neigeux.
Québec, le 27 novembre 2013 – La diminution des chutes de neige observée au cours des dernières années dans les régions subarctiques du Canada a conduit à un assèchement préoccupant des lacs qui s’y trouvent. C’est la conclusion à laquelle arrivent des chercheurs de l’Université Laval et des universités Wilfrid Laurier, Brock et de Waterloo dans une étude publiée cette semaine sur le site web de la revue scientifique Geophysical Research Letters.

Les chercheurs arrivent à cette conclusion après avoir étudié 70 lacs des régions d’Old Crow, au Yukon, et de Churchill, au Manitoba. Il s'agit de petits plans d'eau dont la profondeur est généralement inférieure à un mètre. Selon leurs analyses, plus de la moitié des lacs situés dans des milieux peu accidentés et entourés de végétation rase montrent des signes d'assèchement. Le problème serait principalement causé par une diminution des eaux de fonte : à titre d’exemple, de 2010 à 2012 la moyenne des précipitations hivernales a diminué de 76 mm à Churchill par rapport aux moyennes enregistrées entre 1971 et 2000.

L'assèchement de certains lacs, qui commençait à être visible à l'oeil nu dès 2010, était encore plus frappant à l'été 2013. « Dans ce type de lacs, les précipitations sous forme de neige représentent de 30 à 50 % de l'apport hydrique annuel », explique l’auteur principal de l’étude, Frédéric Bouchard, stagiaire postdoctoral au Département de géographie de l’Université Laval et au Centre d'études nordiques.

L'assèchement des lacs observé par les chercheurs serait sans précédent depuis 200 ans. En effet, les analyses isotopiques pratiquées sur les restes de phytoplancton accumulés dans les sédiments montrent que depuis deux siècles, ces lacs étaient en équilibre hydrique. Cette stabilité s'est brusquement rompue il y a quelques années.

Si la tendance aux hivers moins neigeux et aux étés plus secs se maintient, comme le prévoient les modèles climatiques, une grande partie des lacs peu profonds des régions subarctiques pourrait s'assécher complètement. « Il est difficile de prévoir toutes les répercussions de ces pertes d'habitats, admet Frédéric Bouchard, mais il est certain que cela aura des conséquences écologiques notables sur les paysages nordiques. »

Outre Frédéric Bouchard, les cosignataires de l’étude sont : R. Pienitz (Université Laval); K. W. Turner (Université Brock); C. Deakin, H. White, N. Farquharson, A. S. Medeiros, B. B. Wolfe (Université Wilfrid Laurier); L. A. MacDonald, R. I. Hall, T. W. D. Edwards (Université de Waterloo).

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POB

Moins d'un mètre de profondeur ! Les Québécois sont sympas mais moi j'appellerais ça des mares.
Le plus préoccupant dans ces contrées ce sont les moustiques. Quand les mares seront sèches et le permafrost toujours gelé, il n'y aura plus guère de moustiques et cela deviendra vivable, mais il n'y aura plus non plus d'oiseaux et ce sera bien triste.
Et sans mares, plus de poissons. Sale temps pour les ours !
Plus de moustiques, plus d'oiseaux, plus de poissons, plus d'ours, il restera les humains pour essayer de coloniser ce biotope pour le moins hostile, en ajoutant que sans oiseaux il n'y aura plus de guano, donc que l'agriculture aura des développements limités...? donc ils y mettront des bovins et cela aggravera l'effet de serre.

On n'est pas sortis de l'auberge.

Salut et fraternité.

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Yougo

Et pan ! Magnifique démonstration que le réchauffement climatique ne favorisera peut-être pas le Canada en repoussant la culture du blé vers de toujours plus hautes latitudes. Je me garde ça sous le coude pour répondre aux arguments de géostratégies à deux balles :p

HU
hubble

depuis 200 ans, autant dire hier. La climatologie doit être analysée sur des millénaires, sinon c'est de l'improvisation pour catastrophistes amateurs !
Le sahara était verdoyant il y a 6000 ans, puis est devenu désertique et a poussé les hommes vers la vallée du Nil.
Des exemples similaires, on en trouve des centaines dans l'histoire, ce qui prouve seulement que le climat bouge sans arrêt, mais sur de longues périodes.