Diminution record d'ozone au pôle Nord

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Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent ces dernières semaines à une diminution d'ozone sans précédent en Arctique. Les observations (sol et satellite) par les chercheurs du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS, CNRS/UVSQ/UPMC) et les modèles français indiquent une diminution qui atteignait environ 40 % à la fin du mois de mars. Ce phénomène s'explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui a conduit à une destruction importante d'ozone, laquelle s'est prolongée de façon inhabituelle jusqu'au printemps.

La couche d'ozone agit comme un bouclier qui protège la vie sur Terre des rayons ultraviolets solaires nocifs. Les concentrations en ozone et son contenu total sont surveillés en continu depuis qu'un traité international, le Protocole de Montréal signé en 1987, réglemente la production des halocarbures, des composés chimiques qui contiennent du chlore et du brome et qui sont à l'origine de la destruction de l'ozone dans la stratosphère (la partie de l'atmosphère qui s'étend d'environ 10 à 50 km d'altitude et dans laquelle l'ozone est le plus abondant). Comme les halocarbures persistent dans l'atmosphère durant plusieurs dizaines d'années, il faudra encore plusieurs décennies avant que leur concentration retrouve leur niveau d'avant 1980.

La destruction de l'ozone stratosphérique se produit dans les régions polaires lorsque les températures descendent en dessous de -80 °C. À ces températures des nuages se forment dans la basse stratosphère au sein desquels des réactions chimiques transforment des composés issus des halocarbures - et inoffensifs vis-à-vis de l'ozone - en composés actifs. Ces processus conduisent à une destruction rapide de l'ozone au retour de la lumière solaire au-dessus du pôle.

En Antarctique, le "trou d'ozone" (qui correspond à une destruction de plus de la moitié du contenu total d'ozone au printemps) est un phénomène récurrent en raison des températures extrêmement basses dans la stratosphère chaque hiver.

En Arctique en revanche, les températures hivernales sont en moyenne plus élevées qu'au pôle Sud et les conditions météorologiques varient beaucoup d'une année à l'autre. Les conditions ne sont donc pas toujours réunies pour qu'une diminution importante d'ozone y soit observée.

Les chercheurs du Laboratoire atmosphère, milieux, observations spatiales (CNRS/UVSQ/UPMC) disposent d'une série de stations de mesure et de systèmes d'observation par sondage infrarouge et UV-visible pour surveiller l'ozone au jour le jour et tout autour du globe. Ces observations font partie du dispositif international d'observation continue de l'ozone atmosphérique, sous l'égide de l'Organisation météorologique mondiale et du Programme des Nations Unies sur l'environnement.

Cet hiver, les observations de ces équipes et les simulations qu'elles ont réalisées avec le modèle Reprobus leur ont permis de mettre en évidence une diminution très importante, et sur une zone étendue, du contenu total d'ozone.

Distribution du contenu total d'ozone mesurée par l'instrument IASI à bord du satellite MetOp, pour les périodes 18-20 mars et 26-28 mars 2011. Les couleurs jaunes à rouges indiquent les régions de fortes concentrations d'ozone, les couleurs bleues celles de concentrations deux fois plus basses. Les structures grises sont des nuages. © M. George, LATMOS

La persistance et l'intensité de cette diminution, qui dure depuis plusieurs semaines et a atteint 40 % à la fin mars, sont tout à fait exceptionnelles. Ce sont les conditions météorologiques extrêmes qu'a connues l'Arctique cette année qui sont responsables de cet évènement record.

Diminution du contenu total d'ozone en Arctique chaque année depuis 1994 estimé à partir des mesures du réseau SAOZ. © F.Goutail LATMOS

Actuellement, des équipes françaises et européennes sont mobilisées sur le terrain au-delà du cercle polaire (Kiruna, Suède) pour échantillonner finement ces conditions exceptionnelles à l'aide d'instruments embarqués sous ballons stratosphériques opérés par le CNES. Quant aux instruments de la station d'observation de Haute Provence (sondes sous ballons et système lidar), ils permettront de détecter l'impact de cet évènement sur les plus basses latitudes lorsqu'à la suite du réchauffement de la stratosphère polaire au printemps, les masses d'air appauvries en ozone se déplaceront vers ces régions.

Sans le Protocole de Montréal, cette destruction de l'ozone aurait été bien pire. Tant que le contenu de la stratosphère en chlore et en brome demeurera élevé, une forte diminution d'ozone semblable à celle observée cette année pourra se reproduire lors d'hivers arctiques exceptionnellement froids. Selon le dernier rapport international d'évaluation de l'état de la couche d'ozone, l'ozone devrait retrouver son niveau des années 1980 autour de 2045-60 au pôle Sud, et probablement une ou deux décennies plus tôt au pôle Nord.

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aeris

Je ne suis pas experte, mais on ne comprend pas bien l'article. Je rajouterais qu'à l'heure actuel il y a trop d'ozone et qu'en détruire un peu est bon.

BU
Bubug

Bien que l'ozone soit un polluant dans nos villes, sa présence en haute atmosphère est vitale pour nous protéger des rayonnement ultraviolet du soleil.

LO
Loindici

aeris
Je ne suis pas experte, mais on ne comprend pas bien l'article. Je rajouterais qu'à l'heure actuel il y a trop d'ozone et qu'en détruire un peu est bon.

:houla:
Heu non. La destruction de la couche d'ozone, ça te dit rien ? Tu es peut-être trop jeune pour ça. Y a quinze ans, c'était plus à la mode que le réchauffement climatique. Et vu les images spectaculaires, "on" a réussi à se bouger le cul pour se mettre d'accord pour éliminer certains produits de consommation (certains aérosols utilisés comme gaz propulseurs, vieux réfrigérateurs).

Si le sujet revient à la mode bonjour la panique. Autant le réchauffement climatique, tout le monde s'en fout (des espèces de grenouilles qui disparaissent, ça va pas changer nos vies - qu'on croit), alors que se choper un cancer à St Tropez pour cause de trou dans la couche d'ozone, là, ça parle à tout le monde.

Reste que le coup du "vous nous l'avez déjà fait" passera pas. Même si cette fois, ça concerne l'hémisphère Nord...

Il y a des solutions proposées pour reboucher des trous d'ozone ? même fantaisistes ? Sinon, il ne reste plus qu'à prier pour que les hivers soient moins froid. (Ah bah justement... prions pour un réchauffement climatique).

ME
Mechl

Question subalterne : les ours blancs, si beaux bien que de plus en plus rares, vont-ils devenir de simples ours bruns pour cause de bronzage accéléré?

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Raoul44bis

Heu cela fait au moins 15 ans que dans les pays Scandinaves ont conseil fortement des crèmes solaires a chaque bain de soleil car on est coutumier du fait que la couche d'ozone est faible.

Elles se remettra, et l'action humaine des années 90-2000 a été très très bénéfique, comme quoi, quand on fait un effort... :)

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Troll

Raoul44bis
Elles se remettra, et l'action humaine des années 90-2000 a été très très bénéfique, comme quoi, quand on fait un effort... :)

L'effort demandé n'est pas le même pour tous comme pour les pays en voix de développement ( Inde et Chine ).
J'entendais sur France Inter il n'y a pas longtemps l'interview d'un scientifique sud-américain ( chilien ou argentin ) expliquant qu'en effet l'élimination de certains CFC avait permis de freiner l'élargissement de la couche d'ozone. On sait aussi que cette couche se régénère d'elle-même et l'estimation faite dans les années 90 donnait les dates de 2020 à 2030 pour la reconstruction de cette couche. Mais l'industrie de l'Inde et la Chine utilise des molécules qui auraient aussi des répercussions négatives sur l'ozone. Les nouvelles dates sont donc plus vers 2050 voir la fin du siècle.
La destruction du à l'action humaine est encore trop importante pour que l'ozone rattrape son retard dans les temps donnés.

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Raoul44bis

Pfff, tout ca est déprimant... Va vraiment falloir quelque chose (épidémie, catastrophe naturelle, guerre, invasion de B$$ZorGù*...) pour que l'on soit moins nombreux. :/

MA
maxtor92

Bonjour.
Le fait d'un hiver rigoureux, d'une destruction massive d'ozone cet hiver dernier, devons nous nous attendre à une canicule cet été ?
Les conditions en 2003 étaient pratiquement les mêmes, mais les éléments précurseurs étaient plus faible qu'aujourd'hui si je ne me trompe pas.

WI
williams

On ne parle plus bp de la couche d'ozone sauf dans certain cas.

Cette année 2013 le trou de la couche d'ozone dans l'hémisphère Sud est plus petit que ce qu'il fut en moyenne lors des dernières décennies suivant ce que la NASA nous dit :

" The ozone hole over Antarctica was slightly smaller in 2013 than the average for recent decades, according to data from the Ozone Monitoring Instrument (OMI) on NASA’s Aura satellite and the Ozone Monitoring and Profiler Suite (OMPS) on the NASA-NOAA Suomi NPP satellite. The average size of the hole in September–October 2013 was 21.0 million square kilometers (8.1 million square miles). The average size since the mid 1990s is 22.5 million square kilometers (8.7 million square miles). "

Source : http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=82235

Les infos de la NOAA nous affirmant même que le taux d'ozone pourrait bien repartir au cour de la prochaine décennie : http://research.noaa.gov/News/NewsArchi ... -hole.aspx

Ce que justement on ne nous dit pas aux infos, ou dans les revues... Par contre des articles n'hésite pas à dire tout l'inverse donc à mentir pour accentuer l'effet de l'homme, le réchauffement... comme dans Enerzine où ils disent : "D'après les données de la NASA, le trou d'ozone qui se reforme tous les ans au-dessus de l'Antarctique a atteint son pic de superficie le 16 septembre avec 24 millions de kilomètres carrés, soit un chiffre supérieur à celui de 2012 et de 2010, mais inférieur à celui de 2011." voir ici : http://www.enerzine.com/12/16512+le-tro ... nuel+.html

Williams