Etudier la fatigue des composants aéronautiques

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Une équipe de scientifiques basée à Siegen (Allemagne) et Portsmouth (Royaume-Uni) élabore actuellement un nouveau procédé permettant d'étudier la fatigue des composants utilisés dans l'aéronautique. Grâce à de nouveaux composants, les transports aériens devraient être améliorés : à la fois plus sûrs et plus économiques.

Avions, Musée national de l'air et de l'espace,
Smithsonian Institution, Washington DC

La fatigue du métal, ou encore "cassure par fatigue", est le phénomène d'apparition et d'extension de petites fêlures sur pièces métalliques composant les moteurs d'avion. En effet, lors d'un vol à haute altitude, les parties métalliques des avions subissent de fortes contraintes de pression ainsi que des vibrations qui provoquent à long terme une usure prématurée de certains composants. Il est donc nécessaire de pouvoir prévoir ces fissures inévitables du métal afin d'éviter des accidents meurtriers tels ceux survenus en Europe en 1954 et aux Etats-Unis en 1989.

L'équipe anglaise travaillant sur ce projet a pour objectif de développer un logiciel de modélisation qui révèle comment les différents composants de l'appareil réagissent aux contraintes. Les spécialistes en matériaux de l'université allemande de Siegen examineront la structure de dislocation ainsi que les autres altérations microscopiques des composants à l'aide d'un puissant microscope électronique à transmission (MET). Ainsi il sera possible d'analyser et de comprendre le mécanisme de dislocation et les autres changements microscopiques subis par les métaux lors d'un vol.

En fonction des informations obtenues, un modèle mathématique sera créé afin de prévoir le taux de fatigue de chaque composant. Cette méthode pourrait, à terme, remplacer les essais mécaniques actuels coûteux sur les composants. Ces travaux amélioreront ainsi non seulement la sécurité aérienne, mais ils diminueront également les coûts de maintenance.

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sonic

est-ce l'armée qui se lance dans ses recherces ?

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Vanos

sonic
est-ce l'armée qui se lance dans ses recherches ?

Mais pourquoi l'armée ? La manne que représente le transport aérien suffit largement pour attirer l'intérêt du civil, c'est un préjugé de croire que toutes avancées techniques sont dues aux militaires.

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halman

Vanos


sonic
est-ce l'armée qui se lance dans ses recherches ?


Mais pourquoi l'armée ? La manne que représente le transport aérien suffit largement pour attirer l'intérêt du civil, c'est un préjugé de croire que toutes avancées techniques sont dues aux militaires.

Non ce n'est pas un préjugé.

Que ce soit pour les commandes de vol électriques, ou toutes autres techniques ce sont les militaires qui ont fait voler des prototypes avant les civils.

Le Mirage III prototype à commandes électriques à volé avant le Concorde au CEV de Bretigny au milieu des années 1960.

Le Mirage 2000 à cdve a volé avant l'Airbus A320.

Les pilotes de chasse ont réclammé et utilisé le hud 30 ans avant que les pilotes de ligne daignent accepter cet outils pourtant indispensable à la sécurité sur les A320. Il a fallu leur forcer la main, ils le rejetaient tous en bloc.

J'ai vécu ça et leur comportement nous a tous choqué.

Le logiciel Katia a été inventé et utilisé dès les années 60 par Dassault, et seulement acheté par Aerospatiale pour concevoir l'A320....

Le turbo compresseur pour moteurs à piston a été inventé en 1936 et à volé pour la première fois sur les protos du Lookheed P38 Lightning, mais il a fallu attendre des années pour que certaines versions de DC4 puis les Constellation en soient équipés.

Même les Spitifire, et Messerscmitt 109 étaient équipés de turbo compresseurs. Il a fallu attendre la fin de la guerre pour que les avions civils en soient équipés pour voler plus haut et plus vite.

C'est logique, effort de guerre étant prioritaire pour se débarasser de l'énemi.

On peut faire le tour de toutes les technologies, c'est idem.

Quant à l'industrie automobile, qui a découvert le turbo compresseur seulement dans les années 70, l'abs dans les années 80 alors que même le Spitifire des années 40 en était équipé, les revetements métalliques travaillants dans les années 70 alors que les premiers avions à revetements travaillants équipaient les avions dès les années 1920....

La liste est longue.

Quant au sujet de l'article, le logiciel Katia de conception par ordinateur ne faisait il pas déjà ce travail de calcul des efforts ?

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cyrille

catia fait bien des alculs d'effort en elements finis mais en general on utilise ansys en parallèle qui est plus adapté pour ca

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Vanos

halman
Non ce n'est pas un préjugé.

Il faut bien lire ce que j'ai écrit, c'est-à-dire :

c'est un préjugé de croire que toutes avancées techniques sont dues aux militaires.

autrement dit, certaines recherches, comme celles sur la fatigue des matériaux, justement, intéressent plus le civil que le militaire. Dans le civil le matériel doit durer tandis que chez le militaire on renouvelle, ne serait-ce que pour que suivre l'évolution technique et garder l'avance sur "l'adversaire".

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sonic

on s'en fiche des préjugés ou pas...après tout, c'est juste une question.
et nous je dis pas ça par préjugé, mais plutôt parce que ces recherches sur la matière, me font penser à la dématériellisation...
me demandez pas pourquoi, je sais pas l'expliquer :D

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cyrille

hélas, j ai bien envie de te demander pourquoi cher sonic ! :siffle: :dehors:

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macland

Juste une petite question: La fatigue du métal, ou encore "cassure par fatigue", c'est pas ça qu'on appelle "écrouissage"…?

Quand aux dates annoncées pour le turbocompresseur, on trouve sur Wikipédia:

En 1905 le brevet du turbocompresseur a été déposé par l’ingénieur suisse Alfred Büchi.

Une de ses premières applications a été un moteur Renault propulsant un avion de chasse pendant la Guerre 1914-1918 par l’ingénieur Auguste Rateau...!?.. :bon: