Gaia, le satellite débute ses observations scientifiques

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Lancé depuis Kourou le 19 décembre 2013, Gaia est, depuis le 1er mars 2014, en orbite autour du point de Lagrange L2, à un million et demi de kilomètres de la Terre, sur l’axe Soleil - Terre, au-delà de la Terre.

Gaia début des observations scientifiques. Illustration: ESA

Ces huit derniers mois, l’ensemble des éléments du module de service et de la charge utile de Gaia ont été mis en route, testés, calibrés et validés.

Durant cette phase dite de commissioning, une batterie de tests et d’étalonnages a été effectuée, ayant permis d’améliorer le potentiel du satellite, ou encore de traiter des problèmes inattendus comme la détection de la lumière parasite indésirable en provenance du Soleil et d’objets brillants dans le ciel, ou le dépôt de glace sur les miroirs.

Une revue complète de l’ensemble des opérations effectuées pendant cette phase a eu lieu le 18 juillet 2014 ; elle a permis de donner le feu vert au démarrage des observations scientifiques.

Celles-ci ont commencé le 25 juillet 2014, par 28 jours d’observations avec un mode de balayage particulier, tous les grands cercles balayés passant par les pôles écliptiques. Cette période a aussi été l’occasion de calibrer les données obtenues en les comparant avec de très nombreuses observations au sol effectuées au préalable, en prévision de cette phase de la mission.

Depuis le 22 août, le satellite, animé d’un mouvement de rotation sur lui-même, balaye le ciel en continu, à une vitesse de 60 secondes de degré par seconde de temps. Il parcourt en 6 heures un grand cercle de la sphère céleste et en environ 6 mois l’ensemble du ciel.

Après le lancement, de bonnes nouvelles

La première bonne nouvelle a été que la mise en orbite autour de L2 s’est parfaitement opérée, laissant ainsi une large marge de combustible pour de futures manœuvres. Ces réserves de combustibles rendent possible une extension de la durée de la mission.

Le système contrôlant la vitesse de rotation sur lui-même fonctionne parfaitement et corrige sans difficulté, en particulier, les écarts dus aux arrivées de micro météroites. L’antenne à bord de Gaia et le système de réception et de transfert des données donnent aussi entière satisfaction.

Les éléments essentiels de la charge utile fonctionnent parfaitement : les 106 CCD et leurs électroniques associées ; les 7 ordinateurs de bord contrôlant les CCD ; le système d’acquisition, de traitement et de stockage de données à bord ; les télescopes, dont l’alignement et la mise au point ont permis de vérifier la très bonne qualité des images ; les spectrophotomètres et le spectrographe dont les résolutions spectrales sont conformes aux spécifications.

Du côté des observations, une amélioration remarquable est la possibilité nouvelle d’observer les 6 000 étoiles les plus brillantes du ciel. Les paramètres du logiciel de détection à bord ont été adaptés pour que la limite des observations de Gaia soit abaissée de la magnitude 6 à la magnitude 3.

Un mode spécial d’observation est aussi en cours de développement pour que les 230 étoiles plus brillantes que la magnitude 3 puissent aussi être observées. La précision astrométrique attendue pour ces étoiles très brillantes est de l’ordre de quelques dizaines de microsecondes d’arc.

Quelques imprévus

Le satellite Gaia lui-même a une luminosité nettement plus faible qu’anticipé avant le lancement. L’orbite parcourue par Gaia doit être connue avec une très grande précision : 150 m sur sa position et 2,5 mm/s sur son mouvement. Le suivi classique par radar est insuffisant pour assurer une telle précision et des observations complémentaires depuis le sol sont nécessaires. Il a donc fallu revoir complètement le dispositif prévu avant le lancement et s’assurer le concours de télescopes de plus grand diamètre (de l’ordre de 2 m de diamètre) ainsi que d’observations radio en interférométrie à très longue base (VLBI). Ce problème est maintenant maitrisé.

De la glace, formée à partir d’eau emmagasinée dans le satellite avant le lancement, en quantité plus grande que prévu, s’est condensée sur certains des miroirs. Celle-ci s’évapore lorsque l’on chauffe les miroirs. Cette opération de décontamination était prévue (les miroirs étant équipés de radiateurs), mais on ne pensait pas qu’il serait nécessaire de la répéter. Elle a déjà été renouvelée trois fois et le sera très certainement encore dans les mois à venir, mais en sélectionnant le ou les miroirs qui nécessitent cette opération. Après chaque opération, les miroirs retrouvent leur réflectivité normale.

De la lumière parasite indésirable a été observée, d’intensité variable selon la position dans le plan focal et clairement corrélée au mouvement de rotation du satellite lui-même. Deux sources ont été identifiées : le Soleil et les objets les plus brillants du ciel. L’impact est tout à fait négligeable pour les objets brillants mais dégrade les observations des objets faibles, en particulier pour le spectrographe. Le logiciel de bord est en cours d’optimisation pour minimiser autant que possible l’effet de ce bruit de fond.

Enfin, l’angle de base entre les deux miroirs de Gaia est un paramètre essentiel de l’instrument. Il varie en fonction des changements de température entraînés par la rotation du satellite. Pour que ces variations soient bien prises en compte dans l’analyse des données, cet angle est très régulièrement mesuré par le "moniteur de l’angle de base", dispositif interférométrique extrêmement précis. Les variations observées sont plus grandes que prévues et une attention particulière est portée à leur suivi et à leur étalonnage, afin de pouvoir largement les éliminer au cours de l’analyse des données.

Objectifs de la mission

L’objectif de Gaia est la description en 6D de la Galaxie tout entière, avec la caractérisation physique d’une très grande variété d’objets.

Pour cela, Gaia a emporté trois instruments en un : astrométrique, photométrique et spectroscopique, bénéficiant tous les trois des grands miroirs du satellite.

En balayant le ciel en permanence, Gaia va mesurer systématiquement tous les objets plus brillants que la magnitude 20 pendant au moins 5 ans : positions, distances, mouvements sur le ciel et spectrophotométrie pour un milliard d’objets (étoiles essentiellement, mais aussi astéroïdes, QSOs, galaxies), vitesses radiales pour 150 millions d’objets, et même une description détaillée de la composition chimique des atmosphères pour les 5 millions les plus brillants.

Une telle observation systématique du ciel, permettant non seulement de positionner les objets en profondeur et de déterminer leur mouvements, mais aussi de caractériser leurs propriétés physiques et leur âge, va permettre un décryptage très détaillée de notre galaxie, la Voie Lactée, de ses différentes populations, de tous les types d’étoiles qui la composent, dans tous les stades d’évolution possibles, même les plus rapides.

Gaia va aussi permettre la découverte de nombreuses exoplanètes, de très nombreuses étoiles variables et supernovae, de nombreux astéroïdes. Enfin, sa précision astrométrique sans précédent ouvrira sur des tests inédits de la relativité générale.

25 ans après la mission Hipparcos

Clin d’oeil historique, les observations scientifiques de Gaia débutent, à quelques jours près, 25 ans après le lancement du satellite Hipparcos, survenu le 8 août 1989.

Sur une idée de Pierre Lacroute, alors directeur de l’Observatoire de Strasbourg, et grâce à l’audace de l’Agence Spatiale Européenne, Hipparcos a été le premier - et unique jusqu’au lancement de Gaia - satellite astrométrique.

Il a permis un saut quantitatif et qualitatif dans les mesures astrométriques : 118 000 étoiles observées pendant 3 ans et demi, dont 30 000 pour lesquelles la distance est désormais connue à mieux que 10% près. Il y en avait moins de 1 000 auparavant.

Ces données ont apporté une description 3D du voisinage solaire sans précédent, et ont été utilisées dans de nombreux domaines de l’astronomie et de l’astrophysique : des systèmes de références et de la physique fondamentale à la physique stellaire et galactique, en passant par l’échelle des distances cosmiques et les orbites des petits corps du Système Solaire.

Pour plus d'information voir:

KA
kace

Ca fait plus de 5 ans que j'attends son lancement avec impatience, et encore plus ses résultats (à partir de 2015/2016, puis progressivement jusqu'à 2020/2022) ...
Tout simplement de quoi révolutionner notre compréhension de la Galaxie, de la vie des étoiles, de la matière noire (ou pas), ...
Une précision quand l'article parle de "vision 6D de toute la galaxie" :

  • 6D signifie positionnement en 3D (2D sur le ciel + distance) et vitesse en 3D (idem, déplacement sur le ciel et rapprochement/éloignement) : 3D en position + 3D en vitesse = 6D
  • "toute la Galaxie" : oui et non, une vraie vision 6D et quasi-exhaustive sur plus d'un millier d'années-lumière, puis une vision plus approximative (2,5D en position, la distance étant approximative, et 1D en vitesse, seul l'effet Doppler étant mesurable pour étoiles < magnitude 16 ou 17) et moins complète (1% des étoiles, donc en gros ça exclut toutes les naines rouges un peu lointaine) au-delà
avatar
cisou9

______________ :_salut:

corrige sans difficulté, en particulier, les écarts dus aux arrivées de micro météorites.

Ces météorites ne sont-elles pas un danger pour les élément du satellite ? :_grat2:

KA
kace

cisou9
______________ :_salut:


corrige sans difficulté, en particulier, les écarts dus aux arrivées de micro météorites.


Ces météorites ne sont-elles pas un danger pour les élément du satellite ? :_grat2:

Non, car il s'agit de minuscules poussières (genre 1 micron), donc rien de méchant, juste une "usure naturelle" des éléments, miroirs compris.
Par contre, le satellite est tellement précis que ces impacts, bien que minuscules, perturbent sa vitesse et son axe de rotation de manière problématique !!! Donc Gaia inclut un système pour corriger dès que possible ces perturbations.

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Une petite parenthèse :
Dans notre singularité humaine, nous portons en nous toute l’histoire de l’Univers, ses caractères physiques, chimiques, biologiques. L’Univers sans vous ou moi -mort ou vivant- ou un objet quelconque, serait tout simplement incomplet ! ;)
Giordano Bruno (1548-1600), qui n’adhérait pas aux doctrines établies, non conformes aux dogmes et mythes religieux de l’époque, propose un Univers infini, avec une infinité d’univers comme le nôtre ; d’où « Dieu étant infini ne peut avoir crée qu’un monde infini »…. Après d’innombrables humiliations et tortures pendant 8 années de procès, est mort sur le bûcher, condamné comme hérétique…Sic ! :gueule:

VI
Victor

Monsieur Pendessini! Je ne comprends pas votre message,
contre quels fantômes vous battez vous?

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QJ

kace
Ca fait plus de 5 ans que j'attends son lancement avec impatience, et encore plus ses résultats (à partir de 2015/2016, puis progressivement jusqu'à 2020/2022) ...

Bienvenue au club des impatients de l’astronomie kace ! :saute2:

Je suis excité comme une collégienne avant son premier bal !
Il n'y a rien a faire, l'attente me fait toujours le même effet, et, dès que les résultats arrivent, à peine le temps
de m'extasier...
Que je pense déjà au grand télescope suivant !! :bounce:

Vivement l'E-ELT et le James Webb !!
Je vous laisse, j'ai mouillé ma culotte rien que d'y penser. :love: :lol:

KA
kace

alessandro pendesini
Bonjour
Une petite parenthèse :
Dans notre singularité humaine, nous portons en nous toute l’histoire de l’Univers, ses caractères physiques, chimiques, biologiques. L’Univers sans vous ou moi -mort ou vivant- ou un objet quelconque, serait tout simplement incomplet ! ;)
Giordano Bruno (1548-1600), qui n’adhérait pas aux doctrines établies, non conformes aux dogmes et mythes religieux de l’époque, propose un Univers infini, avec une infinité d’univers comme le nôtre ; d’où « Dieu étant infini ne peut avoir crée qu’un monde infini »…. Après d’innombrables humiliations et tortures pendant 8 années de procès, est mort sur le bûcher, condamné comme hérétique…Sic ! :gueule:

Plutôt visionnaire, je ne connaissais pas cette citation très avant-gardiste sur notre héritage de l'Univers, sur les caractéristiques physiques (on dépend des lois de la physique) et chimiques (tous les atomes qui nous constituent ont été produits par la nucléosynthèse primordiale pour l'hydrogène, l'hélium et le lithium, puis par les étoiles pour tous les autres : carbone, azote, oxygène, fer, plomb, or, ...)
Sur le côté "religieux" :

  • "l'Univers infini" : on n'en sait rien ... Personnellement, je vois mal comment qqch peut apparaître ex-nihilo avec une taille infinie, donc je pense que l'Univers est fini. Mais a contrario, on peut argumenter que le fait que qqch apparaisse du néant est déjà incompréhensible, alors que ce soit en plus infini, pourquoi pas ...
  • "sans nous l'Univers est incomplet" : je suis assez convaincu du contraire, et ce sera "démontré" le jour où on trouvera des traces de vie sur d'autres planètes.
KA
kace

QJ


kace


kace
Ca fait plus de 5 ans que j'attends son lancement avec impatience, et encore plus ses résultats (à partir de 2015/2016, puis progressivement jusqu'à 2020/2022) ...


Bienvenue au club des impatients de l’astronomie kace ! :saute2:


Je suis excité comme une collégienne avant son premier bal !
Il n'y a rien a faire, l'attente me fait toujours le même effet, et, dès que les résultats arrivent, à peine le temps
de m'extasier...
Que je pense déjà au grand télescope suivant !! :bounce:


Vivement l'E-ELT et le James Webb !!
Je vous laisse, j'ai mouillé ma culotte rien que d'y penser. :love: :lol:

En effet, idem pour moi ;-)
EELT et James Webb, mais aussi :

  • ALMA au complet ! Ca commence ...
  • SKA : le Square Kilometer Array, un radio téléscope géant de 1km2, réparti sur plusieurs continents ...
  • Euclide : mapping depuis l'espace de 1 milliard de galaxies pour analyser l'Univers à très grande échelle (mirages gravitationnels, "énergie noire" ...)
  • LSST : un télescope de 8m avec un ultra grand champ de vision (50x la surface de la pleine Lune !!!) pour photographier un tiers du ciel (avec 1 ou 2 milliards de pixels) tous les 3j, détecter > 1000 supernovae par jour, positionner les étoiles très précisément (10x moins précis que Gaia sur la magnitude 20, mais jusqu'à la magnitude 25 !), identifier des milliers de phénomènes "rapides" (à l'échelle de la minute, genre Gamma Ray Burst), ...
AL
alessandro pendesini

« Dieu étant infini ne peut avoir crée qu’un monde infini » Cette citation a été prononcée par Giordano Bruno pour se MOQUER des dogmes de l’Eglise, et certainement pas par son intime conviction !
A ce propos Michel Cassé a écrit : « Pour un Univers qui est totalement inhomogène, qui est infini, qui contient une infinité d’Univers eux-mêmes infinis, peut-on appliquer les règles classiques de l’entropie qui s’adressent à des systèmes clos ? »
@Kace, Bien d’accord : Aujourd’hui, nul astronome ne peut péremptoirement affirmer que l’univers est infini. Positif ou négatif, on ne peut jamais atteindre l’infini. L’Univers n’a pas besoin d’avoir une fin, même si le nombre d’événements attendus dans le futur n’est pas mathématiquement infini. -L’expérience qui consisterait à « vérifier » que notre Univers serait infini est une expérience qui, du fait même des propriétés de l’infini, est incapable de fournir un résultat.

Une petite précision afin d’éviter tout malentendu : Il n’y a rien dans les processus du vivant qui fasse intervenir des forces autres que celles des lois physico-chimiques. Chacun d’entre nous est un microcosme, et nous contenons tous une partie de la totalité de l’Univers. ;)

KA
kace

alessandro pendesini
« Dieu étant infini ne peut avoir crée qu’un monde infini » Cette citation a été prononcée par Giordano Bruno pour se MOQUER des dogmes de l’Eglise, et certainement pas par son intime conviction !
A ce propos Michel Cassé a écrit : « Pour un Univers qui est totalement inhomogène, qui est infini, qui contient une infinité d’Univers eux-mêmes infinis, peut-on appliquer les règles classiques de l’entropie qui s’adressent à des systèmes clos ? »
@Kace, Bien d’accord : Aujourd’hui, nul astronome ne peut péremptoirement affirmer que l’univers est infini. Positif ou négatif, on ne peut jamais atteindre l’infini. L’Univers n’a pas besoin d’avoir une fin, même si le nombre d’événements attendus dans le futur n’est pas mathématiquement infini. -L’expérience qui consisterait à « vérifier » que notre Univers serait infini est une expérience qui, du fait même des propriétés de l’infini, est incapable de fournir un résultat.


Une petite précision afin d’éviter tout malentendu : Il n’y a rien dans les processus du vivant qui fasse intervenir des forces autres que celles des lois physico-chimiques. Chacun d’entre nous est un microcosme, et nous contenons tous une partie de la totalité de l’Univers. ;)

Une précision pas forcément intuitive sur le caractère fini ou non de l'Univers ...
On imagine mal comment notre univers en 3 dimensions (4 en fait, en incluant le temps dans l'espace-temps) pourrait être fini, car la question qui vient dans la foulée est "qu'est-ce qui se passe au bord ... ?", et le concept de bord n'a pas de sens : essayez d'imaginer que l'Espace s'arrête à une frontière, et qu'il n'y a pas d'espace (ni de temps) au delà ... Pas simple
Mais en fait, il faut se représenter un espace à 2 dimensions pour comprendre : imaginons un plan (2D donc) infini, le concept de bord paraît également stupide, il ne peut pas s'arrêter brutalement à un endroit, sans rien au delà. Notre espace en 2D ne pourrait-il donc être qu'infini, comme ce qu'on imagine intuitivement pour notre espace en 3D dans lequel on vit ? La réponse est non, et elle est en fait intuitive !
En effet, cet espace en 2D qui semble plan (idem en 3D, notre espace semble euclidien) peut tout à fait être refermé sur lui-même, à l'image de la surface d'une sphère : localement, l'espace est en 2D et semble infini, mais il est en fait la surface d'une gigantesque sphère, surface qui est donc finie. Et dans cet espace en 2D fini, il n'y a bien sûr pas de bord : en avançant tout droit, on revient en fait à son point de départ au bout d'un tour de la sphère, sans jamais rencontrer un bord ... En 3D, c'est exactement pareil, on s'imagine être dans un espace euclidien infini, mais il est tout à fait possible que cet espace soit d'un volume fini, simplement car il est refermé sur lui-même, et donc qu'en avançant tout droit dans n'importe quelle direction, on finisse par revenir à son point de départ après avoir fait le tour de l'hypersphère ! Impossible à "visualiser", mais c'est exactement le même principe qu'en 2D (là où c'est facile d'imaginer la sphère).
C'est d'ailleurs comme cela que l'on peut "visualiser" le big bang, en s'imaginant que notre espace est en 2D : nous vivons dans un espace en 2D (+ le temps), qui paraît plan, mais qui est en fait la surface d'une gigantesque sphère. Cette sphère est en expansion depuis le big bang, ce qui explique que plus on regarde loin, plus les galaxies s'éloignent vite de nous (2 points sur un ballon qui gonfle s'éloignent d'autant plus vite qu'ils sont loin l'un de l'autre !). Et si on passe le film à l'envers, le ballon rétréci, jusqu'à devenir un point : c'est le big bang !
La question suivante est "quelle est la forme de l'Univers ?". Réponse : on ne sait pas ... Cela pourrait (en vision 2D) être :

  • un univers à courbure positive : un ballon (le plus simple à imaginer), un ballon de rugby, une bouée ("amusant")
  • un univers à courbure nulle ou mixte : un plan (infini depuis le début donc : j'ai plus de mal à imaginer que ce soit possible, mais pourquoi pas), un cylindre (fini sur un axe, infini sur un autre)
  • un univers à courbure négative : une selle à cheval (infinie depuis le début), une selle à cheval refermée (ça n'existe pas en 2D, mais ça existe en 3D ! Et c'est un espace qui est donc fini, ce qui me semble raisonnable) Pour conclure :
  • on peut supputer que l'Univers est sans bord (car comment imaginer un bord : physiquement, que ce passe-t-il près d'un bord ???)
  • cela ne l'empêche pas d'être fini, qu'il soit à courbure positive ou négative (ou nulle d'ailleurs)
  • que sa courbure n'est pas forcément constante (même si elle semble constante et nulle dans le bout d'Univers qu'on voit)
  • à titre purement perso, j'ai du mal à croire qu'il puisse être infini, car cela revient à dire qu'il était infini depuis le big bang, ce qui me semble douteux ... Pour autant, ça n'a pas l'air de choquer les spécialistes !?! Donc j'aurais tendance à privilégier un Univers fini : en tout cas, il est suffisamment grand pour que l'on ne s'en rende pas compte, sans doute > 10 milliards d'année-lumière.
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cisou9

___ :_salut:
Si l'on regarde le temps zéro du bigbang, la boule de matière est très petit mais l'univers est vide au delà, mais ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas.
Il existe mais il n'y a rien (vide) il peut donc être infini !!! :jap:

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QJ

cisou9
___ :_salut:
Si l'on regarde le temps zéro du bigbang, la boule de matière est très petit mais l'univers est vide au delà, mais ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas.
Il existe mais il n'y a rien (vide) il peut donc être infini !!! :jap:

Intéressant cisou9 !
Certaine théories méta-physiques voire certaines théories physiques incluent cette idée :

Notre univers (et pas l'univers) est une forme sphérique (ou autre) en expansion très rapide résultant probablement d'une
explosion à une énergie colossale.
Il existerait une barrière (en expansion donc), une sorte d'onde d'explosion au delà de laquelle il n'y a rien ou d'autres univers de types plus ou moins différents du notre.
Mais le principe des poupées russes s'applique toujours : Et après, il y a quoi ? ... Jusqu'à l'infini.

Comme le fait remarquer Alessandro Pendesini, nous faisons partie de notre univers, mais aussi de ce qu'il y a au delà...
Ou pas ! Si, il n'y a rien, que le vide le plus absolu.

Mais dans ce cas, comment expliquer la singularité du big bang ? :rD

VI
Victor

Le concept de singularité infinie reste une idée de matheux
dont nous ne connaissons pas la réalité physique,
on parle du mur de Planck dans tous ces cas là
Pour notre univers on admets l'horizon des observables
Avec l'observation astronomique des neutrinos
on en saura peut être plus sur les débuts de l'univers

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QJ

kace
Donc j'aurais tendance à privilégier un Univers fini : en tout cas, il est suffisamment grand pour que l'on ne s'en rende pas compte, sans doute > 10 milliards d'année-lumière.

Et pourquoi !? Faut savoir ouvrir son esprit brother ! :pet:
On peut imaginer notre univers ayant la forme d'une selle de cheval, tout en ayant une expansion rapide.
Tout comme il est aisé d'imaginer un univers en forme de ballon que l'on gonfle, le ballon dans ce cas a une forme de selle de cheval.
Infini, pas de bords et en expansion constante.
Quelque soit la forme du volume de notre univers local, même si celui-ci est infini, il peut augmenter de volume rapidement. Rien ne l'empêche puisqu'il est infini.
Permettez-moi de paraphraser M. Buzz Léclair pour faire un peu d'humour "à la Einstein" :
-"Vers l'infini et au delààààà !" :fada:

KA
kace

QJ


kace


kace
Donc j'aurais tendance à privilégier un Univers fini : en tout cas, il est suffisamment grand pour que l'on ne s'en rende pas compte, sans doute > 10 milliards d'année-lumière.


Et pourquoi !? Faut savoir ouvrir son esprit brother ! :pet:
On peut imaginer notre univers ayant la forme d'une selle de cheval, tout en ayant une expansion rapide.
Tout comme il est aisé d'imaginer un univers en forme de ballon que l'on gonfle, le ballon dans ce cas a une forme de selle de cheval.
Infini, pas de bords et en expansion constante.
Quelque soit la forme du volume de notre univers local, même si celui-ci est infini, il peut augmenter de volume rapidement. Rien ne l'empêche puisqu'il est infini.
Permettez-moi de paraphraser M. Buzz Léclair pour faire un peu d'humour "à la Einstein" :
-"Vers l'infini et au delààààà !" :fada:

S'il était de taille << 10 milliards d'années-lumière, on verrait les mêmes amas et superamas de galaxies dans plusieurs directions, et on retrouverait les mêmes motifs dans le CMB dans plusieurs directions différentes du ciel !!! Mais on s'en serait déjà rendu compte, donc ça n'est pas le cas ...
Pour la suite de ce que tu dis, on est manifestement d'accord ;-) : l'Univers peut avoir une forme de sphère, de plan, de selle à cheval, ..., et le tout est en expansion. Selon sa forme, il est fini ou infini.

Une précision sur le "temps 0" : c'est un abus de langage, quand on passe le film à l'envers (en 2D), notre univers qui semble euclidien (donc qui apparait plan, mais qui est peut être une sphère, une bouée ou une selle à cheval)) devient de plus en plus petit jusqu'à devenir minuscule, mais à ce moment là, la relativité générale cesse d'être valide, donc on ne sait pas ce qui se passe avant. On extrapole un milliardième de seconde et on dit que l'Univers était ponctuel (une "singularité") et on nomme cet instant "le big bang" (T = 0), mais on n'en sait rien, si ça se trouve, il y a eu un "rebond" et il y avait un "autre" Univers avant, ou bien une infinité d'Univers sont apparus en même temps à ce moment là, dont le notre, ou bien on peut imaginer plein d'autres choses.

AL
alessandro pendesini

Dans l’état actuel des connaissances cosmologiques et physiques, rien ne permet d’affirmer que l’univers a commencé avec le Big Bang, qui n’est pas une théorie d’origine de notre Univers -aucune étude n’a pu le confirmer- mais une théorie de l’évolution cosmique ! :rD
Le Big Bang ne décrit nullement l’origine de notre Univers à proprement parler, mais le début de sa phase d’expansion. Le « temps zéro » est inaccessible à l’investigation scientifique et n’a sans doute aucun sens ; le plus petit temps que l’on puisse décrire en physique est 10-43 seconde, qui est le temps de Planck. :grat2:

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cisou9

Planck ___________