Herschel et Planck en route vers les origines de l’univers

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Décollage réussi pour deux des missions les plus ambitieuses jamais conçues à ce jour pour dévoiler les secrets des régions les plus sombres, froides et anciennes de l’Univers : Herschel, télescope spatial dans l’infrarouge lointain, et Planck, qui doit cartographier le rayonnement de fond cosmique.

Une fusée Ariane-5 a effectué cet après-midi le lancement double de ces deux satellites de l’ESA du port spatial de l’Europe en Guyane française.

Décollage d’Ariane 5 et sous sa coiffe les observatoires Herschel et Planck
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Herschel, qui est équipé du plus grand miroir jamais lancé dans l’espace, travaillera dans des parties peu explorées du spectre électromagnétique, ce qui lui permettra d’étudier la naissance des étoiles et des galaxies ainsi que les nuages de poussières et les disques protoplanétaires entourant des étoiles. En outre, il sera l’outil le plus efficace jamais réalisé pour rechercher la présence d’eau dans des régions éloignées de l’Univers.

Planck est conçu pour cartographier de minuscules irrégularités dans le rayonnement fossile résultant de la toute première lumière émise dans l’Univers, peu après le Big Bang. Planck aura une sensibilité telle qu’il pourra se livrer à des observations aux limites de nos possibilités. Il plongera son regard dans l’Univers primordial et étudiera ses constituants tels que la matière noire et l’énergie noire qui restent une énigme pour la communauté scientifique internationale.

Voyage au point de Lagrange L2

Ces deux véhicules spatiaux de haute complexité ont été propulsés dans l’espace par un lanceur Ariane-5 ECA du port spatial de l’Europe à Kourou, en Guyane française, à 13h12 TUC (15h12 heure de Paris), ce jeudi 14 mai 2009. Près de 26 minutes plus tard, et à environ deux minutes d’intervalle, ils ont été placés chacun séparément sur une trajectoire de libération en direction d’un point virtuel dans l’espace, le deuxième point de Lagrange (L2), à près d’1,5 million de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au Soleil.

Herschel et Planck se trouvent actuellement sur une orbite très allongée qui finira par les conduire à une distance moyenne de 1,5 million de kilomètres de la Terre. Depuis l’acquisition des premiers signaux radio des deux satellites, à 13h49 UTC (15:49 heure de Paris) aujourd’hui, ils sont désormais pilotés par l’ESOC, le Centre européen d’Opérations spatiales de l’ESA situé à Darmstadt (Allemagne). Tandis qu’ils s’acheminent vers leur position finale autour du point L2, tous deux semblent fonctionner de manière nominale. Les premières manœuvres de correction de trajectoire sont prévues demain.

Dans deux mois environ, les deux satellites commenceront leurs observations scientifiques, chacun sur son orbite autour du point L2, où les champs de gravité de la Terre et du Soleil se combinent pour créer un point d’équilibre. Une fois parvenus en ce point, à l’abri des interférences thermiques et radiatives du Soleil, de la Terre et de la Lune, Herschel observera une série de cibles présélectionnées, tandis que Planck balaiera en continu l’intégralité de la voûte céleste.

« Avec Herschel nous allons pouvoir reprendre les travaux d’avant-garde engagés avec ISO, le premier observatoire spatial dans l’infrarouge de l’ESA qui a été exploité de 1995 à 1998, tout en tirant parti de l’expérience acquise depuis par la communauté scientifique internationale dans le domaine de l’astronomie infrarouge.” déclare David Southwood, Directeur Science et Exploration robotique à l’ESA. “La technologie a depuis fait de grands progrès. Avec nos partenaires du monde entier et la communauté scientifique, qui attendent de longue date ce moment unique, nous allons travailler dur pour concrétiser la promesse ambitieuse portée par Herschel, certains que nous réaliserons une percée révolutionnaire qui apportera des réponses aux questions pressantes qui se posent aujourd’hui dans le domaine de la science spatiale. »

« Planck représente la première mission de l’ESA consacrée à l’étude du rayonnement résiduel issu du Big Bang. Il est conçu pour poursuivre les travaux formidables menés ces 20 dernières années par les satellites Relikt de la Russie, ainsi que COBE et WMAP de la NASA. » poursuit le Professeur Southwood. « Avec Planck, notre quête de connaissances nous conduit aux limites de ce qui est théoriquement observable. Le défi technique est immense mais si nous parvenons à franchir un grand pas en avant dans notre compréhension des origines et même du destin de l’Univers, la récompense sera immense elle aussi ! »

« Ce lancement double est le couronnement d’une vingtaine d’années de dur labeur pour les chercheurs qui ont imaginé ces missions, les ingénieurs qui ont conçu les satellites, les entreprises qui les ont fabriqués et le personnel de l’ESA qui a coordonné tous ces efforts. » déclare Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA. « Ce travail admirable n’aurait jamais pu se faire sans la détermination de tous les États membres de l’ESA, qui ont toujours veillé à ce que la science spatiale demeure au cœur de nos activités. Nous disposons d’un programme de science spatiale exceptionnel, élaboré par les communautés scientifiques de toute l’Europe, source d’innovation, intégrant les nouvelles technologies au bénéfice de tous les citoyens. »

Plein gaz !
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« Herschel et Planck sont les satellites scientifiques les plus complexes jamais réalisés en Europe. » poursuit M. Dordain. « Ils ont été développés par une équipe industrielle dirigée par Thales Alenia Space France qui comprend plus de 100 contractants de 15 pays en Europe et aux États-Unis. Les instruments des deux satellites ainsi que le télescope Planck ont été fournis par des consortiums de laboratoires et d’instituts européens dirigés par la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Danemark, et les institutions scientifiques d’autres pays tels que les États-Unis et le Canada ont apporté une contribution essentielle. »

En conclusion, M. Dordain déclare : « Herschel et Planck vont nous permettre de remonter très loin dans le temps, jusqu’aux origines de notre Univers. Ce n’est que par une meilleure compréhension de toute l’histoire de notre Univers que nous pourrons contribuer à mieux appréhender l’avenir de notre planète, la Terre, non pas en tant que corps céleste isolé mais en tant que partie intégrante de l’ensemble du système céleste. »

Pour davantage de détails sur Herschel et Planck, consulter le site : http://www.esa.int/herschelplanck

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klinfran

hum suffisait de demander, c'est plus clair maintenant. :D

OM
Ombredu69

Voila un petit moment que je parcours ce site et bien la première fois que je m'inscris, je me posais une question :

est ce que, si ces satellites fonctionnent mal ( comme le télescope Hubble à ces débuts ) Ils auront étés lancés pour rien ? pcq a 1.5 Millions de km de la terre, Une "réparation" ne sera pas possible je présume.

LA
lababio

Quelle réussite! :clapclap:
Je crois qu'on peut être fier du travail executé par plus de 100 contractants de 15 pays en Europe et aux Etats-Unis,tous unis pour un même projet:faire avancer la SCIENCE.
Maintenant,AU TRAVAIL HERSCHEL ET PLANCK et BONNE CHANCE pour la suite!!! :lol3:

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batman93

En tant qu'amateur de science j'applaudis cette démarche.
En tant qu'être humain, j'espère qu'un jour 15 pays d'Europe et des Etats Unis arriveront a réunir la même somme pour combattre la misère dans le monde.
Un peu hors sujet mais ca me passait par la tete !
Sinon bon vol aux deux satellites.

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Aldebaran

Vivement dans quelques mois qu'on puisse voir les premiers résultats :love:

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QJ

Whouuuhouuuu !!!!! :fada:

Rhhaaaaaa ! J'ai assisté au lancement ! Quel pied ! :sol:

Après avoir travailler si dur mes collègues et moi, on a la récompense de voir que ces "broiloïdes" s'envolent
et ont survécus au décollage. Dans le cas de ces deux satellites, et si ont tiens compte des gens qui travaillent
pour le lanceur lui même (Ariane5), toutes les nationalités européennes sont représentées.

Et d'un point de vue social, cela représente des milliers d'emplois de tout types:
Il faut aussi bien des ouvrier(e)s relativement peu qualifié(e)s aux ingénieurs de haute technicité.
Voir quelques docteurs en physique, traitement du signal, etc ! :yxt:

Tout n'est pas encore fini pour les deux satellites loin de là... Et si effectivement il y a une panne
sévère, où un système de secours ne peut prendre le relais... Ce sera fichus ! :pleure:

Il ne reste plus qu'a attendre le positionnement des satellites au point L2 et voir les premières lumières.
Encore beaucoup de stress avant les grandes récompenses scientifiques. J'en suis sur. :bieres:

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buck

broloides ??? kezako ?

Combien de temps sont sensee durer les missions ?

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QJ

buck
broloides ??? kezako ?

"Broloïdes"...Heu... Désolé l'enthousiasme... C'est, ici, le gentil surnom que l'on donne aux satellites.

Un amas -mal fagoté- de brols (https://fr.wiktionary.org/wiki/brol )
Note pour plus tard: Il faut que j'arrête les belgicismes dans ce forum...

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QJ

buck
Combien de temps sont sensee durer les missions ?

  • Pour Herschel, de mémoire c'est au moins 3 ans.
  • Pour Planck le nominal, c'est 21 mois.
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buck

arf merci :D

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klinfran

t'as travaillé dessus QJ? vas-y raconte.

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QJ

klinfran
t'as travaillé dessus QJ? vas-y raconte.

Heu... Je ne suis qu'un maillon dans toute la chaine.
Et comme je suis plutôt rat de laboratoire que commercial, il est plutôt difficile pour moi
d'expliquer en quoi je suis impliqué (Je n'aime pas la pub et encore plus en faire !).

La société (Le site local en Belgique) qui m'emploie fournit PCDU et EPC de satellites.
Power Control & Distribution Unit (Le boitier qui distribue & contrôle les différentes tensions dans le satellite)
Electrical Power Conditioning (Électronique de contrôle et d'alimentation des tubes à ondes du satellite)

  • Il faut donc des ingénieurs électroniciens, mécaniciens, chimistes (résines), etc en conception.
  • Il faut des ouvrières (au doigts) fin pour réaliser le câblage interne, eh oui.
  • Il faut tester les boitiers (très très intensivement) sous vide, sous radiations, et surtout sous vibrations.
  • Il faut les tester électriquement, et cela se fait de manière automatique.

Imaginez ce qu'il se passerait si une bulle d'air ou de gaz se forme dans une soudure...
Une fois dans l'espace: PAF ! :haaa:
Et les vibrassions... Un cauchemar ! :mur: Ariane5 : ~115 dB sous le tablier au
décollage (dans le bunker) !
Exemple: Un bon testeur place sur table vibrante un boitier, et faire se dévisser un écrou tout seul
rien que par vibration. J'en passe et des meilleures, bref des contraintes physiques pour fous furieux.

Pour Ariane5, nous fournissons aussi le conditionnement électrique/électronique du lanceur.
Les contraintes sont à peu de chose près les mêmes.

Enfin, nous fournissons les bancs de contrôle pour Ariane5. Ma partie, celle qui m'intéresse perso:
C'est le système informatique qui collecte toutes les mesures de la télémétrie de
la fusée, avant le décollage.
Jusqu'à -11 secondes. Cela permet de donner le feux vert ou pas au décollage.
Après, la fusée s'auto-contrôle et part en automatique, on ne peut que constater
éventuellement un problème.
A ce propos, nous fournissons -aussi- les boitiers... D'auto-destruction. :grilled:

Nous sommes à peu près 650 personnes pour faire cela.
Faites une pause de 20 secondes et Imaginez pour tout le reste...

Il n'y a rien a faire, je suis toujours étonné de voir que tout cela fonctionne malgré
le nombre d'intervenants (/forum/viewtopic.php?f=4&t=15382#p93728)

Voila, j'espère avoir été à la fois clair sans être trop imprécis.
Si vous avez des questions, vous pouvez toujours essayer, j'essaierais d'y répondre.
Mais, n'oubliez pas que je suis aussi tenu à discrétion par mon employeur. :siffle:

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Maulus

Ombredu69
Voila un petit moment que je parcours ce site et bien la première fois que je m'inscris, je me posais une question :


est ce que, si ces satellites fonctionnent mal ( comme le télescope Hubble à ces débuts ) Ils auront étés lancés pour rien ? pcq a 1.5 Millions de km de la terre, Une "réparation" ne sera pas possible je présume.

Effectivement, la réparation en cas de problème grave est quasi impossible...
Pourtant le niveau technologique de ces petits bijoux est inédit. Ce qui veut dire aussi que la panne est d'autant plus difficile a éviter sur du matériel jamais testé au par-avant en condition réelle.

Mais en Europe on est des DINGUES !!!!

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Aldebaran

Je dirais même des MEGADINGUES quand je vois Maulus :D

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Atlas

Merci pour tes infos QJ et pour ta contribution à toutes ces réussites ( les satellites et le lanceur ).

@Ombredu69 : effectivement en cas de panne ils sont trop loin pour être réparé, mais ceci dit à part Hubble qui l'a été par 5 fois, quasiment aucun autre satellite n'a été réparé dans l'espace ( je pense aussi à Solar max avant l'accident de Challenger ).

Par contre J'ai lu que la NASA a songé pendant un moment à faire réparer, au cas ou, le futur James Web Telescope ( qui sera aussi au point de Lagrange L2 ) par une future mission de la capsule Orion quand cette dernière sera opérationnelle. Je ne sais pas si elle se réserve toujours cette possibilité.

J'aimerais savoir, si quelqu'un a la réponse, combien de temps il faut à Planck et Herschel pour rejoindre le point L2, leur futur poste d'observation, car ils sont actuellement sur une orbite très elliptique ( son apogée est à 1,5 million de kilomètre ) qui va les y emmener comme il est dit dans l'article. Ils vont commencer leurs observations dans 2 mois, mais la demi période de cette orbite de transfert est-elle de 2 mois ou bien moins ( et combien précisément ) ?

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QJ

Atlas
J'aimerais savoir, si quelqu'un a la réponse, combien de temps il faut à Planck et Herschel pour rejoindre le point L2, leur futur poste d'observation, car ils sont actuellement sur une orbite très elliptique ( son apogée est à 1,5 million de kilomètre ) qui va les y emmener comme il est dit dans l'article. Ils vont commencer leurs observations dans 2 mois, mais la demi période de cette orbite de transfert est-elle de 2 mois ou bien moins ( et combien précisément ) ?

De mémoire, mais je peux me tromper, il faudra six semaines pour arriver sur l'orbite L2.
Planck fait 1,95 tonne au décollage, il y aura au moins 5 manœuvres de corrections de la trajectoire.
J'ai en tête pour Planck une orbite de 400.000 Km autour de L2 et il va tourner perpendiculairement au sens
de l'écliptique (Pour parler simplement).

Ce dont je suis certain, pour Planck, c'est qu'il faut une recette de 6 mois pour déclarer le satellite complètement opérationnel.

Quand à Herschel, son orbite est plus importante je pense, mais je n'ai pas les chiffres.
Je vais me renseigner.

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klinfran

Il n'y a rien a faire, je suis toujours étonné de voir que tout cela fonctionne malgré
le nombre d'intervenants (viewtopic.php?f=4&t=15382#p93728)

c'est exactement ce que je me suis dit en les voyant faire simplement leur boulot dans la salle de contrôle, comment ça tient avec la précision que ça demande?

félicitations :clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap:

OM
Ombredu69

Merci pour vos réponses En espérant qu'il n'y est pas de problème pour ces 2 satellites !

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Atlas

Merci QJ pour ta réponse.

Je ne pensais pas que l'orbite autour de L2 était si "grande". S'il faut 5 corrections pour une trajectoire somme toute assez courte ( apogée à 1,5 millions de km ) c'est que la précision d'Ariane était insuffisante (?), ou bien que les perturbations de la Terre, la Lune, ou même le Soleil sont importantes ? Quelqu'un a-t-il la réponse ?

EL
eloze

Ombredu69
Voila un petit moment que je parcours ce site et bien la première fois que je m'inscris, je me posais une question :


est ce que, si ces satellites fonctionnent mal ( comme le télescope Hubble à ces débuts ) Ils auront étés lancés pour rien ? pcq a 1.5 Millions de km de la terre, Une "réparation" ne sera pas possible je présume.

Mon pauvre Monsieur vous avez strictement raison.
Imaginez un instant le stress du responsable qui laisse partir ses satellites alors qu'il sait que ces bijoux ne sont pas parfaits.

Sur le plan pratique il est poussé par la fenêtre de lancement, par l'hélium qui s'évapore et par le prix de la journée à Kourou.
Le tôlier te signale expressément qu'il a un prochain lancement dans trois semaines et qu'il faut dégager la place.
Tu n'as pas les moyens financiers de remballer tes satellites donc tu es obligé de les lancer.

Il faut faire confiance aux plans d'essais et de vérification conçus dès la conception du satellite.

Salutations

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QJ

Atlas
Merci QJ pour ta réponse.


Je ne pensais pas que l'orbite autour de L2 était si "grande". S'il faut 5 corrections pour une trajectoire somme toute assez courte ( apogée à 1,5 millions de km ) c'est que la précision d'Ariane était insuffisante (?), ou bien que les perturbations de la Terre, la Lune, ou même le Soleil sont importantes ? Quelqu'un a-t-il la réponse ?

Les corrections ne sont pas toutes nécessaires, la Terre, la Lune, le Soleil et aussi l'imprécision
du tir (légère, c'est Ariane5 aussi! :sol: ), peuvent perturber la trajectoire d'un satellite.

Pour info: https://www.esa.int/SPECIALS/Herschel/SEMZETEH1TF_2.html
Rrrrrr ! J'ai cherché ce lien tout le week-end ! :bon:

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buck

Merci QJ de ces infos tres interressantes pour ma part :D

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Atlas

QJ : Merci pour ta réponse et pour le lien ( et le temps consacré à sa recherche )

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Maulus

Les trajectoires dans l'espace, raaaaaa sa me laisse rêveur, c'est le genre de boulot qu'il me faudrait... dommage pas assez fort en maths :cry:

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kum

QJ, merci pour ce lien et toutes tes informations ... Tu as quand même participé au miracle de Herschel et Plank J'espère vraiment que ça va marcher
Et continue les Belgicismes c'est si mignon :p ...

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KiNidoz

Ouais vive les Belgicismes..

Allé, s'partit pour un club de Belge !

@ QJ : :roi: Même si t'es qu'un maillon dans toute la chaine comme tu dis, ca fait plaisir ! :jap:

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QJ

Heu merci à tous -une fois-
Mais, j'insiste: Cette magnifique réalisation est la somme de milliers de petits jobs bien réalisés.

Au fait:

Maulus
Mais en Europe on est des DINGUES !!!!

Il faut un grain de folie -mais bien mesuré- pour faire avancer la science.
Le projet spatial le plus fou reste quand même la sonde Huygens.
Pour vous donnez une simple idée du projet, on avait aucune idée des contraintes mécaniques
que la sonde allait subir à l'atterrissage !

On aurait très bien pu se manger une tranche de rocher acéré, comme couler dans une mer de méthane liquide.
Aucune idée précise des conditions de vol, de températures, etc. Que des estimations. :pet:
Com-ple-te-ment dingue, oui, pour une sonde de plusieurs centaine de millier d'euros.

De plus, c'était un projet en partenariat avec la NASA (Quand je vous dis que c'est l'avenir de la conquête spatiale).
Mais cela a failli mal tourner, suite à une erreur de conception.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Huygens_(sonde_spatiale)

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yaaa

Et quelles images et informations elle a rapporté! :love:

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Maulus

Oui plus Cassini qui a découvert le cryovolcanisme d'Encélade !