Sauf si on se rend compte qu'un système affectif comparable à celui des animaux lui permet un apprentissage plus rapide.
Encore faut-il après arriver à le créer ce système reproduisant l'affect animal. Mais pour qu'une "machine" (du vivant ou totalement artificielle) apprenne par elle-même, c'est le seul moyen qu'on connait, parce que c'est celui qui existe dans la nature. Apprendre à une machine artificielle mille et une choses ça pourrait prendre des milliers d'années, alors que si on arrive à leur donner un système "affectif" (c'est pas tout à fait le mot, mais j'en trouve pas d'autre) là elle commence à apprendre par elle-même et surtout à réagir en fonction de ce système. Un animal des plus complexes n'a rien de différent qu'un vulgaire haricot (quoi que les végétaux ont plus de gènes je crois, donc en théorie plus complexes...) ; chaque organisme fonctionne au départ avec le même système qu'il faut chercher à reproduire : survie, développement. Si une machine apprend à reconnaitre ce qui est bon pour sa "survie", si elle apprend à se protéger et créer des modes de développement, c'est bingo. Une machine artificielle n'a pas besoin de chimie pour évoluer, donc son évolution, son apprentissage, à cet instant, serait extrêmement rapide. En gros, une machine sans ce genre de système basique n'apprend rien parce qu'elle ne sait pas pourquoi elle "devrait" apprendre ; or si son programme de base, c'est d'avoir ce but, la survie et son développement, elle commence à analyser des situations et comprendre ce qui est à son avantage et ce qui ne l'est pas. Si une simple amibe possède en elle ce système, c'est que finalement, ça pourrait n'être pas aussi compliqué que ça de reproduire un tel mécanisme. La robotique devrait peut-être se lier avec la génétique et créer ensemble une science dont le but serait d'identifier les mécanismes qui sont à la base du vivant ; pas la composition, mais les mécanismes, l'organisation qui a fait qu'un jour des éléments simples ont commencé à se structurer, "vouloir" survivre, rentrer en compétition et se reproduire. Ça va au-delà des gènes, de l'ADN ou de la chimie du vivant, c'est un travail d'archéologue du vivant, identifier les limites de ce qui est vivant et de ce qui ne l'est pas. Il y a forcément quelque chose de très simple au départ, et si on arrive à reproduire et comprendre cette structure, comprendre ce qui fait que tout à coup divers éléments composés se reproduisent, rentrent en concurrence, se nourrissent les uns des autres, il n'y aura plus qu'à regarder les machines évoluer et les orienter alors vers ce que nous voulons.
Bref, je dis peut-être des conneries^^. Mais le vivant est déjà une machine. Le modèle à copier est juste là. "Il faut juste" chercher à comprendre comment il a commencé, quelle est la structure de base qui permis la chimie du vivant. Et une fois compris, il "suffit" de transposer le modèle de la chimie à l'informatique, voire utiliser la chimie avec l'informatique (si on comprend les briques de bases du vivant, on peut remodeler des organismes à sa guise, lui apporter des gènes exogènes et jouer au professeur Frankenstein jusqu'à créer un organisme complexe qu'on aura totalement créer de a à z).
Un robot pour comprendre les intentions de son"maitre", il doit avoir une certaine forme d'empathie, donc une "conscience" de lui-même et de l'autre (sans parler de conscience réfléchie, introspective). Et pour créer ça, il faut qu'il y ait un besoin pour la machine d'entrée en empathie avec cette bête étrange qu'est l'homme et qui fait partie de l'environnement complexe qui l'entoure. Il faut prendre le problème aux origines. Pour partir à la quête d'une machine capable de connaitre nos intentions, il faut comprendre chez le vivant ce qui créé ces intentions. Et la base de tout, c'est cette structure élémentaire du vivant à chercher à survivre et à se développer. Si la machine va devoir connaitre nos intentions, c'est parce qu'elle trouve un profit à le faire pour sa survie et son développement, tout comme l'empathie, la compréhension des intentions les plus primaires ("je vais te manger !" "je vais te parasiter !..." "je veux entrer en symbiose avec toi !" "salut, t'aurais pas un truc pour survivre en eau douce ?"^^) découle de cette simple nécessité de survie et de développement.
Le miracle de la vie, c'est n'est pas la vie en elle-même, c'est les moyens qu'elle emploie ou les stratagèmes qu'elle a mis en œuvre pour sa survie. Si on veut des robot de compagnie, des robots qui travaillent à notre place, c'est de ça qu'il faut s'inspirer. En plus, on se rendra compte qu'il est inutile de vouloir chercher de la vie ailleurs dans l'univers, quand on peut la créer à envie, la transformer à notre guise, ici sur Terre et ça démystifierait un peu plus ce que nous sommes. La vie a aujourd'hui quelque chose un peu de sacré, comme s'il y avait à l'origine de tout comme une intention divine. Arriver à reproduire et comprendre ces mécanismes basiques des origines, ça nous ferait juste passer pour ce que nous sommes, nous-mêmes, de simples machines, guidées à chaque instant par la simple "intention" basique de survie et de développement. L'ADN change, la chimie du vivant peut varier d'une forme de vie à une autre, mais au départ il doit bien y avoir ce "truc" commun à toute forme de vie (dans sa définition large : un virus n'est pas "vivant" mais il suit cette même nécessité basique de survivre et de se multiplier).
Alors bien sûr j'y connais absolument rien en intelligence artificielle (j'y connais rien en beaucoup de chose en y réfléchissant bien^^) mais là on voit que pour de telles innovations, la robotique, l'informatique arrivent à se lier à la psychologie ou les sciences cognitives. Il reste donc un domaine qui pourrait être la clé de tout : la paléobiologie (ou paléogénétique). Et tout ce petit monde serait sans doute bien inspiré de travailler ensemble.