Jouer dehors : une activité indispensable pour les enfants ?

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Les jeunes ont besoin d'activités extérieures et intérieures, physiques et sédentaires pour se développer harmonieusement, selon Mme Ferland.

«Ne pas jouer à l'extérieur prive non seulement l'enfant d'un moyen naturel de se développer harmonieusement, mais aussi de se dépenser physiquement, de stimuler son appétit, son sommeil et sa concentration.»

Telle est l'opinion de l'ergothérapeute Francine Ferland, dont le dernier livre aborde la problématique de la sédentarité chez les jeunes. «Des changements familiaux, sociaux et technologiques font en sorte qu'ils ont perdu l'habitude - ou qu'on ne leur laisse plus le temps - de jouer spontanément dehors, seuls, en groupe ou en famille, autour de la maison, au parc ou dans d'autres endroits verts».

La professeure émérite qui a travaillé à l'Université de Montréal pendant 32 ans s'empresse d'ajouter que «prêcher par l'exemple est la voie privilégiée pour que nos enfants aient du plaisir à sortir à l'extérieur».

Viens jouer dehors ! rappelle à quel point la situation actuelle est inquiétante. Au Canada, le taux d'élèves qui marchent pour aller à l'école est passé de 80 à 9% en 30 ans, selon Kino-Québec. Les données de Jeunes en forme Canada sur l'activité physique confirment aussi la tendance. «Les enfants de moins de 6 ans consacrent de 73 à 84% de leur temps à des activités sédentaires. Chez les enfants âgés de 6 à 19 ans, cette proportion est de 63%.»

Les écrans sont-ils les seuls responsables ? «Télé, ordinateurs, jeux vidéos, Nintendo DS, iPod, iPad font partie intégrante de la vie des enfants d'aujourd'hui et prennent de plus en plus de place dans leur horaire. Ils livrent une sérieuse compétition au jeu à l'extérieur», affirme Mme Ferland statistiques à l'appui. Les jeunes Canadiens âgés de 12 à 17 ans passent en moyenne près de 8 heures par jour devant les écrans, rapporte-t-elle. Au Québec, les enfants de 2 à 11 ans regardent la télévision 20 heures par semaine.

Nombreuses craintes chez les parents

Mais les inquiétudes des parents à l'égard de la sécurité constituent aussi une barrière importante au jeu actif des enfants, selon Mme Ferland. «Les crimes, les dangers de la circulation et ceux du quartier, la noirceur ou le manque de supervision sont pour eux de grandes préoccupations, raconte-t-elle dans le premier chapitre de son livre. Que ces craintes soient fondées ou non, elles empêchent de nombreux parents de laisser leurs enfants jouer dehors.»

Un chapitre entier porte d'ailleurs sur l'aspect sécuritaire des activités extérieures. Mme Ferland y parle des diverses précautions à prendre pour protéger les jeunes. Des crèmes solaires au chasse-moustique en passant par l'équipement et les dangers potentiels liés au jeu sur le balcon, à la piscine ou encore à la construction de forts et de tunnels en hiver, l'ergothérapeute ne néglige aucun aspect du jeu en plein air.

L'auteure détaille également les bienfaits du jeu extérieur sur la santé des jeunes, notamment chez les enfants atteints d'un trouble déficitaire de l'attention. «Diverses recherches démontrent qu'une exposition à des espaces en plein air peut avoir un effet favorable sur la concentration et diminuer l'impulsivité chez les enfants et dans la population en général», fait-elle valoir. Sans compter les effets positifs sur l'obésité et le stress.

D'après Mme Ferland, qui consacre un chapitre de son ouvrage à des idées de jeux adaptés aux différents âges, aux différents lieux et à chaque saison, il est indispensable de viser l'équilibre dans les activités des jeunes. «Il faut concevoir, pour nos jeunes, un horaire équilibré qui prévoit une alternance d'activités extérieures et intérieures, physiques et sédentaires, libres et structurées, dit-elle. Alors, l'enfant se développera plus harmonieusement.»

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Je trouve cet article intéressant et réaliste….surtout lorsqu’il fait allusion aux causes du manque d’activité physique et « psychique » des jeunes…
Les ordinateurs sont des produits de l’évolution culturelle, personne ne peut le contester. Bien utilisés peuvent être avantageux pour le bien-être humain.
Mais qu’en est-il réellement ? Souvent (trop souvent même) les enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes devant un pc ou toutes sortes de jeux qui (à mon humble avis) abrutissent plus qu’ils n’éduquent ! Et les parents dans tout ça ? : Comment pouvons-nous prétendre que certains parents peu (ou insuffisamment) instruits, puissent « éduquer » leurs enfants ? Ne confondent-ils pas, -souvent avec la meilleure volonté du monde-, « éducation » avec « dressage » ? L’alternative n’est-elle pas l’école ? Mais même à l’école il semble y avoir des manquements, car, si l’école enseignait aux enfants comment analyser les informations, les décortiquer, les interpréter en séparer le vrai du faux, trouver les bons exemples ecc…, le monde serait different !
P.S.: Dans la plupart des écoles, on impose certains programmes jusqu’à en faire un ensemble totalement indigeste, pour ne pas dire écoeurent, propre à dégoûter les élèves les plus motivés ! Et les jeunes pour s’évader ? : « rêvent » devant leurs écrans…., la « boucle est bouclée »…..

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cisou9

:_salut:
Cette dame ne parle pas des risques de l'enfant de se faire maltraiter ou enlever lorsqu'ils jouent à l'extérieur.
Le retour de l'école seul (et même parfois accompagné) représente un danger.
Surtout dans la rue; mais aussi parfois dans la propriété familiale. :haaa:

Nous sommes dans un monde ou le risque extérieur est énorme pour les enfants (et même parfois adultes). :(

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keyplus

a marseille suffit juste de leur mettre un gilet parballe :rD

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cisou9

:_salut:
La tête n'est pas protégée. Dire que quand j'étais minot, mes parents habitaient Marseille.
Je n'en suis pas mort. :lol: