La déforestation en Amazonie vue de l’espace

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Sur ces images du Mato Grosso, un des états du Brésil, la verte forêt tropicale amazonienne apparaît se morceler en de larges zones en vert pâle et de sols déboisés en ocre. En 2005, le gouvernement brésilien a déclaré que 48 pour cent de la déforestation de l’Amazonie ayant eu lieu les deux années précédentes concernait le Mato Grosso.

Le Mato Grosso, au Brésil, en juin 2006
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La même région d’Amazonie, en juin 2002
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La transformation de la forêt en sols cultivés est visible sur ces images réalisées grâce au spectroradiomètre MODIS du satellite Terra. L'image supérieure a été prise le 28 juin 2006, celle du dessous le 17 juin 2002. L’image ci-après montre les secteurs déboisés pendant cet intervalle de temps, avec les plus grands secteurs dégagés en rouge. Les zones qui n’étaient pas couvertes de forêts (naturellement ou déjà déboisées) en 2002 sont en gris clair, alors que les secteurs qui sont demeurés couverts de forêts en 2006 sont en gris plus foncé.

Les secteurs déboisés entre 2002 et 2006

Bien que le déboisement fasse partie du projet national de développement de l’agriculture et des industries du bois, une partie du phénomène constaté sur ces images résulte de l’exploitation forestière illégale et de la présence de squatters. Le gouvernement brésilien emploie des images de ce type pour détecter le déboisement illégal. Comme la forêt est vaste et difficile à accéder ou à patrouiller, les images satellites peuvent fournir une première alerte qui indique aux fonctionnaires où rechercher les exploitations illégales.

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Laisser les déboiser, on rigolera bien dans quelques années.

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lincruste

On va pleurer, plutôt.
A lire : (source: site de Jean-Pierre Petit)

L'INTERNATIONALISATION DU MONDE ENTIER


Interview du ministre Brésilien de l'Éducation aux États-unis.


Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Education, Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.


Voici la réponse de M. Cristovam Buarque.


En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.


En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit nternationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions
devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.


De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.


Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles ouvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.


Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.


Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à ause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du
siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome,
Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.


Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, Alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.


Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves
florestales du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du
monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.


Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.


En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous!


Cette réponse n'a pas fait l'objet d'une diffusion dans la presse

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Roy

c'est désespérant

DO
doublemexpress

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Laisser les déboiser, on rigolera bien dans quelques années.

Et pourquoi ?

Perso, j'ai 2 enfants et j'aimerais qu'il sache ce qu'est une foret tropicale, et par extension : une baleine, un tigre, un éléphant, ... et toutes espèces menacées, autrement que dans un zoo ou pire, simplement en livre.

Mais peut-etre que les livres peuvent aussi disparaitre ! ! ! ! !