La loi Hadopi partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel

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Il s’agit d’un nouveau coup de théâtre dans le déjà long parcours du projet de loi Création et Internet. Le Conseil Constitutionnel a en effet censuré la principale disposition de la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet dite loi Hadopi. Ceux qui sont parfois nommés « les Sages » ont en effet estimé qu’une décision de coupure d’un accès à Internet ne peut être prise que par une décision de justice et non par une autorité administrative. Comme le Parlement européen, le Conseil constitutionnel impose le préalable d'une décision de justice, voir notre news lien.

La décision du Conseil Constitutionnel

Le Conseil Constitutionnel a pris en compte, entre autres, deux arguments forts des opposants au projet de loi. Le conseil a notamment considéré que l’accès à Internet était couvert par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui consacre « La liberté de communication et d'expression ». Il a aussi fait référence à l’article 9 qui établit que tout homme est innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable établissant le principe de la présomption d'innocence.

Les « Sages » en ont déduit qu’une simple autorité administrative ne pouvait pas être à l’origine de la suspension d’un abonnement Internet, qui plus est, avec inversion de la charge de la preuve en obligeant un internaute suspecté à utiliser un logiciel pour prouver son innocence. Le Conseil Constitutionnel a ainsi conclu que seule une décision de justice pouvait décider de la suspension d’un abonnement Internet. Il a aussi censuré des dispositions concernant une partie des messages d’avertissement qui seraient envoyés aux internautes via le dispositif Hadopi, mais pas leur existence.

Le devenir de la loi Création et Internet

Bien que censurée dans son dispositif le plus sévère, la loi Hadopi n’en est pas pour autant complètement annulée. Le dispositif d’envoi de messages d’avertissement aux internautes après identification des abonnés par rapport à leur adresse IP devrait être mis en œuvre. Cependant, l’autorité créée par loi ne sera pas en mesure de faire couper des abonnements Internet, elle devra engager des poursuites judiciaires contre les internautes soupçonnés de piratage.

Il n’est pas certain que la seule adresse IP puisse suffire à constituer une preuve d’identification suffisante pour entraîner une condamnation à une suspension d’un abonnement Internet. De même, dans le cas où un internaute aurait été clairement identifié, une telle décision de justice pourrait elle être prise si la connexion est partagée entre plusieurs personnes ?

Cependant, les défenseurs de la loi Hadopi comptent avant tout sur l’effet dissuasif des messages envoyés aux éventuels abonnés pris dans les filets du dispositif pour freiner le téléchargement sur Internet. Mais les effets escomptés sur les ventes de disques sont quant à eux des plus incertains. Dans le domaine musical, des offres d’écoutes gratuites et légales de musique en ligne se sont beaucoup développées ces dernières années et pourraient à terme supplanter le téléchargement illégal.

DR
Dr.Résine

Et pourtant y'a quasi que des mecs de droite au conseil consitutionnel, c'est dire si cette loi était pourrie, après avoir déjà été revotée x fois pour passer en force !
Merci les gars :

Jean-Louis Debré
Valéry Giscard d'Estaing
Jacques Chirac
Olivier Dutheillet de Lamothe
Dominique Schnapper
Pierre Joxe
Pierre Steinmetz
Jacqueline de Guillenchmidt
Jean-Louis Pezant
Renaud Denoix de Saint Marc
Guy Canivet

On vous en dois une belle !

OU
ounilap

Quand on a quelque chose dans le ... on l'a pas ailleur.
Être déterminé c'est bien mais être borné c'est inutile !!!!

Quand comprendront-ils que les flux multimedia via internet c'est l'avenir qu'il ne faut pas aller contre mais trouver des solutions pour vivre avec.

Dans cette histoire il y a un gros gateau et chacun veut sa part (les majors, l'état, certains artistes). L'état récuperera l'argent des amandes (même si cette loi sera plus couteuse qu'autre chose), les majors verouilleront les accès aux données multimédia pour les faire payer au prix fort (1€ le titre c'est un prix fort!), c'est du raquet organisé.

Alors je vous le dis, profitons de cette opportunité pour résilier nos abonnement internet, quelques temps sans l'ordinateur ne peut que nous faire du bien (peut-être que les FAI reagirons un peu plus sur le sujet) en ces temps de crise cela permettra aux foyers de faire quelques économies et cela fera aussi du bien à notre environnement (moins d'énergie consommée),prenons-nous le temps d'aller en campagne les weekends, réapprenons à apprécier les moments de simplicité sans technologie et profitons de notre belle nature tant que cela est possible...

salutations,

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Grof

Le débat est encore loin d'être terminer !
Je note quelques points, et à titre très personnel :

Je télécharge "illégalement" peu. En effet, étant musicien, je reconnais que l'accès à un .torrent peut parfois être sympa comme tout, notamment lorsque l'album convoité n'est pas encore sur les étals français. Du coup, si l'album est vraiment aussi bien que prévu, je file sur iTunes (rarement) via mon 'Touch, sur le site représentant le groupe, et enfin, chez mon disquaire.
Le prix est un élément essentiel, sinon le seul (toujours dans mon cas). Par contre, je n'achèterai jamais un disque dans une Fnac et autres, j'irai systématiquement chez mon petit disquaire indie.
Il y a tellement d'éléments à prendre en considération.

Nous dire que si l'on baisse les prix, les majors perdront de l'argent et faux ! Elles en gagneront moins (tout comme les l'agenres immobilères, mais c'est un autre débat)!

Couper le lien vers l'Internet ? Je trouve l'idée séduisante ! Pense-tu qu'il soit possible de faire adhérer des millions de foyers ? Si l'organisation d'une telle "rébellion" est réalisable, j'en suis...

GU
Guss_

J'ajouterais que c'est uniquement une question de gros sous.
L'industrie de la musique, est la seule industrie qui ne perd pas d'argent en ces temps de crise ou tout autres industrie en perd, et là on veux encore en gagner plus !
C'est une abération totale. Cette industrie n'a toujours pas compris que justement elle passe à coté d'une source de revenue extraordinaire s'il elle s'obstine à toujours vouloir vendre plus CD comme dans les années 90. En 20 ans, les marchés ont bien changés, l'industrie qui n'evolue pas avec sont temps est vouée à disparaitre, c'est logique et ce n'est pas des "obligation d'achat et des taxes" qui la sauveront.

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keyplus

devrait la censuré à 100%
cette loie est inutile et scandaleuse :grilled:

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jyb

De facto, il ne reste pas grand chose de la loi si ce n'est le principe des messages d'avertissement après rapprochement des adresses IP. Le projet de loi ne spécifiait pas les dispositifs pouvant être mis en oeuvre pour repérer les adresses "IP coupables" de piratage de fichiers.

RO
Roroleblaireau

Cette loi devient de plus en plus ridicule !! Tous les campus étudiants vont être immunisés du fait qu'on ne peut pas couper la connexion à 150personnes sous prétexte que la moitié télécharge !
Puis ceux qui vont continuer à telecharger de chez eux vont recevoir (si un jour ce système marche !!) des avertissements sur leurs adresses FAI ! Celle où personne ne va jamais ...

Supprimé

Je me suis toujours demander vers quelle adresse email ils allaient envoyer l'avertissement. Celle fournit par le FAI et l'abonnement ? Rien ne nous oblige a utiliser ou même consulter cette adresse. Donc les messages d'avertissement serais passé inapercut^^

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cisou9

:_salut: Les majors n'ont donc pas tout les droits ils veulent le beurre et l'argent du beurre, on paie pour les supports et on se fait sanctionner, il faut enlever les taxes sur les supports. :jap:

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Grof

Qui n'a pas utilisé une messagerie "bidon", du style "toto", mot de passe "prout" ?
Qui n'a pas utilisé les services d'un cyber-café pour télécharger ses .mp3, ses films...?

Je me demande bien si un jour ils comprendront qu'en vendant moins cher, on vend plus ?! Comme je le dis plus haut, je suis musicien et mon salaire vient... du travail que je suis obligé, je dis bien obligé de faire pour gagner un semblant de salaire. Pourtant, nous avons choisis de diffuser notre musique gratuitement sur l'Internet. Nous avons également une auto-production que nous vendons sur les concerts (et ça marche - 8€ le CD seul, 10€ avec des coups de marqueurs en guise d'autographes, 13€ avec une ancienne K7 5 titres et toujours les coups de marqueurs ! :lol: ).
Pour informations, un CD pressé à hauteur de 500 exemplaires est facturé environ 1000€ (début 2007). Ce jour-là, ont nous a proposé d'en presser 1000 pour un peu moins de 1100€ ! Je vous laisse imaginer le prix à la sortie de la chaîne de pressage (pressage, jaquette, livret, blister... bref, CD prêt à vendre) du dernier album d'un Halliday !?

Vous pouvez y ajouter le temps en studio, nous sommes très loin des 18/20€ du CD dans les bacs. Evidemment, il y a la pub, les intermédiaires qui ne servent la plupart du temps à rien (chef de la communication, sous-chef, assistants en tous genres, assistants des assistants...). J'aimerai connaître les marges d'un Sony BMG. Lorsqu'on nous propose un magnifique 1% par CD vendu (sachant que nous sommes quatres)... J'arrête ici, j'ai un riff de guitare a bosser moi ! :fada:

Cette loi est à l'image de la planète pognon qui est la notre !