La part des énergies renouvelables dans l'UE en 2009

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Les énergies renouvelables représentent 62 % de la capacité de production d’électricité nouvellement installée dans l’UE en 2009. Le rapport «Renewable Energy Snapshots» publié aujourd’hui par le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne révèle que 62 % (17 GW) de la capacité de production d’électricité nouvellement installée dans l’UE à 27 en 2009 reposait sur des sources renouvelables. La part des énergies renouvelables a progressé depuis 2008, où elle était de 57 %. Pour la deuxième année consécutive, c’est l’énergie éolienne qui représente la plus grande partie de la capacité nouvelle installée, avec 10,2 GW sur 27,5 GW, soit 38 % du total. En valeur absolue, les énergies renouvelables ont représenté l’an dernier 19,9 % de la consommation européenne d’électricité.

Un optimisme prudent

En 2009, en valeur absolue, quelque 19,9 % (608 TWh) de la quantité totale d’électricité consommée en Europe (3042 TWh) provenaient de sources d’énergie renouvelables. C’est l’énergie hydroélectrique qui réalise la plus grosse contribution (11,6 %), suivie de l’éolien (4,2 %), de la biomasse (3,5 %) et de l’énergie solaire (0,4 %).

Pour ce qui est de la nouvelle capacité installée cette même année (27,5 GW), la ventilation entre les sources d’énergie renouvelables s’établit comme suit: 37,1 % pour l’énergie éolienne, 21 % pour le photovoltaïque (PV), 2,1 % pour la biomasse, 1,4 % pour l’hydroélectrique et 0,4 % pour l’énergie solaire concentrée; le reste se répartit entre les centrales électriques au gaz (24 %), les centrales électriques au charbon (8,7 %), le fioul (2,1 %), l’incinération des déchets (1,6 %) et le nucléaire (1,6 %) [voir la figure 1].

Comme les technologies installées ne fonctionnent pas toutes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la figure 2 présente les chiffres de l’extrant énergétique annuel (en TWh) attendu de la nouvelle capacité. Les nouvelles centrales électriques au gaz produiront annuellement 28 TWh; quant aux unités éoliennes et photovoltaïques, elles produiront respectivement 20 TWh et 5,6 TWh.

Si le rythme actuel de croissance se maintient, le rapport conclut qu’à l’horizon 2020, la production d’électricité issue de sources renouvelables pourrait atteindre 1 400 TWh. Ce résultat, qui pourrait représenter entre 35 et 40 % de la consommation totale d’électricité de l’Union européenne, en fonction de l’impact des politiques de l’Union en matière d’efficacité énergétique, contribuerait significativement à la réalisation de l’objectif des 20 % fixé pour la production d’énergie issue de sources renouvelables.

Le rapport avertit cependant qu’il y a lieu de régler certains problèmes si l’on veut pouvoir atteindre les objectifs. Il s’agit en particulier d’assurer un accès équitable aux réseaux de distribution et un soutien public substantiel en faveur de la recherche et du développement, ainsi que d’adapter les systèmes électriques actuels pour leur permettre d’absorber l’électricité de source renouvelable. L’étude souligne que la réduction des coûts et l’accélération de la mise en œuvre ne sont pas une question de délais mais dépendent des volumes de production.

Résumé des conclusions du rapport 2010

Énergie éolienne: avec une capacité totale installée supérieure à 74 GW en 2009, l’éolien a déjà dépassé de plus de 80 % l’objectif des 40 GW fixé pour 2010 par le livre blanc. Le nouvel objectif fixé par la European Wind Association est d’atteindre à l’horizon 2020 une capacité installée de 230 GW (dont 40 GW en mer), qui permettrait de couvrir environ 20 % de la demande européenne d’électricité.

Biomasse: au rythme de croissance actuel, la production d’électricité à partir de la biomasse pourrait doubler entre 2008 et 2010 (passant de TWh à 200 TWh). Cette ressource fait cependant l’objet d’une demande concurrente de la part d’autres secteurs énergétiques (chauffage et transport), ce qui pourrait freiner le développement de la bioélectricité. Du fait qu’elle est entreposable en vue d’une utilisation à la demande, la biomasse est une ressource particulièrement intéressante pour la production d’électricité.

Énergie solaire concentrée (ESC): la capacité installée reste modeste en Europe, avec 0,430 GW comptabilisé en mai 2010 (soit environ 0,5 % du total), mais elle est en progression constante. Si la «European Solar Industry Initiative» (ESII) se concrétise, on estime que la capacité installée pourrait atteindre 30 GW d’ici à 2020. La plupart des chantiers en cours dans le domaine de l’énergie solaire concentrée se situent en Espagne.

Solaire photovoltaïque: on enregistre chaque année depuis 2003 un doublement de la capacité totale installée. En 2009, elle a atteint 16 GW, ce qui représente 2 % de la capacité totale. La croissance va se poursuivre, étant donné qu’on prévoit pour 2010 la construction d’installations d’une capacité allant jusqu’à 10 GW. Le solaire photovoltaïque a lui aussi dépassé les prévisions de capacité énoncées dans le livre blanc de l’Union européenne sur les sources d’énergie renouvelables.

Autres sources d’énergie: les technologies utilisant notamment l’énergie géothermique, marémotrice ou houlomotrice en sont encore au stade de la recherche et du développement; c’est pourquoi elles n’ont pas encore été incluses dans les rapports Renewable Energy Snapshots. Il est toutefois probable qu’elles entreront sur le marché dans le courant de la prochaine décennie. S’agissant de l’énergie hydroélectrique, aucune augmentation sensible n’est à espérer du fait que la plupart des ressources sont déjà utilisées. Les systèmes d’accumulation par pompage des centrales hydroélectriques sont en revanche appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la fourniture d’une capacité de stockage au profit des autres sources d’énergie renouvelable.

Documentation téléchargeable

Édition 2010 du rapport Renewable Energy Snapshots: http://re.jrc.ec.europa.eu/refsys/

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Khainyan

19,9%... c'est pas mal... mais quand à côté la consommation d'énergie augmente aussi ça fait pas baisser nos émissions de GES.
Les réductions d'émission les plus importantes (de 50% à 70% selon les estimations) se ferait simplement en arrêtant le gaspillage: meilleure efficacité énergétique de toutes nos activités, réduction des transports,..
Et le reste (de 30% à 50%) se ferait en remplaçant nos sources d'énergies... Bref on voit où il faut cibler l'effort, surtout que c'est sans doute ce qui se fait le plus simplement.

DO
donseb

Tant que l'on ne saura pas stocker durablement l'énergie électrique, on ne pourra pas augmenter la part de renouvelable dans la production électrique.

Effectivement, le solaire et l'éolien ne produisent plus d'électricité quand le vent ou le soleil ne sont plus présents.
Mais ce n'est pas pour autant que nous souhaitons voir notre télé, radiateur et autres équipements électriques subitement coupé. Il faut donc pouvoir compenser très rapidement ce manque d'énergie. Lorsque les énergies type éoliennes et solaire ne représentent que qq % de la production d'électricité globale, c'est aisé mais passé un certain pourcentage c'est une autre paire de manche.

De plus, les seules énergies capables de compenser rapidement ces fluctuations sont paradoxalement les énergies les plus polluantes : centrales à gaz, fioul. (je mets volontairement à part l'hydroélectricité qui est déjà sur utilisé).

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jctof

les seules énergies capables de compenser rapidement ces fluctuations sont paradoxalement les énergies les plus polluantes

Exactement, Donseb.

Afin de ne pas me faire trop taper dessus, je ne citerais que la wikipedia :
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Émetteur de gaz carbonique
Pour maintenir la production d'électricité lorsque l'énergie éolienne fait défaut, il est nécessaire que le réseau électrique auquel un parc éolien est intégré soit composé également de centrales électriques dites « secondaires », c'est-à-dire à démarrage rapide (par exemple, centrales hydroélectriques ou thermiques). Les centrales nucléaires ont un démarrage beaucoup trop lent pour prendre le relais de l'éolien. Le couplage avec des centrales thermique est le moins favorable au plan environnemental, mais les gestionnaires des réseaux électriques peuvent lorsque cela est possible coupler avec les centrales hydroélectriques. Une des solutions les plus efficaces pour stocker le trop plein d'énergie est l'utilisation « à rebours » des centrales hydro-électriques : celles-ci sont équipées pour pouvoir remonter l'eau d'un bassin de rétention situé au pied du barrage jusqu'au bassin supérieur. Mais, en France, pratiquement toutes les capacités hydro-électriques dans ce domaine sont déjà utilisées. Le stockage sous forme d'hydrogène ou dans des batteries se heurte à la fois à des problèmes de coût (il faudrait 7 tonnes de batteries par habitation pour faire face à la consommation moyenne actuelle) et de rendement (70% de pertes pour la filière hydrogène). Dans l'état actuel, les éoliennes nécessitent des centrales thermiques forte émettrice de CO2. Dans le cas de la France, avec sa forte implantation de centrale nucléaire émettant pas de CO2, ajouter des éoliennes correspond à émettre encore plus de gaz à effet de serre.

Les éoliennes réchauffent le climat
Des chercheurs du MIT ont réalisé une modélisation climatique : en 2100, si 10% de la demande mondiale en énergie était satisfaite par l'énergie éolienne, la température terrestre augmenterait de 0,15°C dans les régions concernées (à forte densité d'éoliennes terrestres), et d'1°C sur la surface globale de la terre (l'effet est inversé pour les éoliennes offshores).

Santé :
Les éoliennes sont placées à des distances trop faible pour ne pas impacter la santé des riverains. L'académie Française de médecine préconise une distance minimale de 1500 mètres et elle est porté à 2 miles (3.2 km) au USA. Ces distances minimales ne sont pas respectées en France.

Production d'énergie électrique
Par comparaison, une centrale électrique de capacité moyenne (environ 1300 MW électrique pour une tranche nucléaire ou charbon) peut fonctionner pendant 8000 heures par an et ainsi produire, à la demande, 4 fois plus d'énergie électrique (kWh) par unité de puissance (W) qu'une éolienne de 2 MW installée sur un bon site, qui ne produira qu'en fonction du vent (et non selon la demande). Concrètement, il faut 5000 éoliennes aligné sur 250 km pour une centrale nucléaire.
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Khainyan

jctof
Les éoliennes réchauffent le climat
Des chercheurs du MIT ont réalisé une modélisation climatique : en 2100, si 10% de la demande mondiale en énergie était satisfaite par l'énergie éolienne, la température terrestre augmenterait de 0,15°C dans les régions concernées (à forte densité d'éoliennes terrestres), et d'1°C sur la surface globale de la terre (l'effet est inversé pour les éoliennes offshores).

Euuuuuuuh... tu as des sources? j'aimerais bien voir les scénarios et les modèles...

De toute façon quand on parle d'éolien l'intérêt et avant tout dans le offshore: c'est là qu'il y a le plus de place et de vent.... et le potentiel est énorme! (environ 40 fois la consommation annuelle d'énergie du monde).
Sur terre il y a trop de problèmes, notamment à cause des habitations. Le bruit est insupportable. L'autre problème concerne le paysage...

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jctof

Oui, j'ai cette source : http://web.mit.edu/press/2010/wind-economy.html Tu as un lien vers l'étude en elle même en bas de la page.
Sinon, le petit paragraphe de wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Éolienne#Les_.C3.A9oliennes_r.C3.A9chauffent_le_climat

Effectivement, je pense comme toi que l'éolien serait déjà mieux employé pour le offshore, mais ça ne résout pas le problème principale : le vent n'est pas constant et ne se prévoit pas sur de longues périodes. Une baisse de tension sur le réseau électrique ou la rupture de synchronisme entre les groupes de production provoque des incidents graves. Il faut donc que la production d'énergie reste en gros constante et prévisible, donc il faut des centrales à flamme (charbon, fuel, gaz). De l'aveu d'un collègue qui a travaillé dans une centrale à flamme, si certaines opérations de nettoyage notamment, se font de nuit, c'est pour ne pas voir la noirceur de la fumée, qui serait médiatiquement inacceptable en plein jour...
Ensuite, on peut s'attaquer aux véritables problèmes, ou se donner bonne conscience.

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Khainyan

Pour stocker de l'énergie il y a d'autre solutions. Et je ne parle pas de batteries ou capacités qui ne servent à stocker que pour de petites unités (maison, voiture, appareil mobile). A grande échelle on oublie trop souvent les barrages. Actuellement ceux sont eux qui absorbent le surplus d'électricité du nucléaire la nuit (en France). On peut très bien réaliser d'autres systèmes mécaniques de ce type pour stocker les surplus et les redistribuer lors de défauts.
On peut également envisager que les bâtiments disposeront de moyens de stockages (ma préférence va aux capacités à base de carbone) pour sauver l'excédent d'énergie qu'ils produiront où obtiendront à partir du réseau (où qu'ils enverront sur les réseau... les conditions météorologiques n'étant pas partout les mêmes on peut déjà trouver un certain équilibre à condition d'être suffisamment bien dotés). Ce dernier point est idéal avec un réseau mondial: la moitié de la Terre est éclairée par le soleil en permanence...