Les cerveaux des autistes créeraient plus d'information

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Une nouvelle étude en neurosciences de l'Université de Toronto et de l'Université Case Reserve révèle que le cerveau au repos des enfants autistes génère plus d'information - une augmentation moyenne de 42% par rapport aux enfants non atteints. A partir ce des résultats, les auteurs avancent une explication du repli sur soi, l'une des caractéristiques les plus typiques de l'autisme : la production excessive d'informations pourrait expliquer le détachement des enfants par rapport à leur environnement, et plus généralement le manque d'intérêt envers les stimuli extérieurs.

Cette étude, publiée en Décembre dernier dans le journal Frontiers in Neuroinformatics, est la suite des résultats précédents de l'auteur au sujet des connexions cérébrales différentes chez les enfants autistes. Les derniers travaux ont permis de déterminer que ces différences seraient dues à la complexité accrue au sein de leur cerveau.

Les auteurs ont quantifié l'information à partir de l'activité cérébrale enregistrée par magnétoencéphalographie (MEG) en utilisant un modèle stochastique dynamique de la dynamique cérébrale. Ils ont ainsi pu résoudre les interactions déterministes entre les régions du cerveau, c'est-à-dire leur connectivité fonctionnelle, mais également les stimulations stochastiques du cerveau au repos - ce qui constitue une part importante de la dynamique neurale à grande échelle.

Le Professeur José L. Pérez Velazquez de Sick Kids Hospital et de l'Institute of Medical Science and Department of Pediatrics, Brain and Behavior Center de l'Université de Toronto et auteur principal de l'étude explique : "Il s'agit d'une nouvelle interprétation car c'est une approche différente pour comprendre la cognition des enfants par l'analyse de leur activité cérébrale. La mesure des processus cognitifs n'est pas triviale ; cependant nos résultats indiquent que cela peut être effectué, dans une certaine mesure, à partir d'outils mathématiques avérés issus de la physique ou de l'ingénierie.

Cette étude apporte un soutien quantitatif à la "théorie du monde intense" proposée par les neuroscientifiques Henry and Kamila Markram du Brain Mind Institute en Suisse, décrivant l'autisme comme le résultat d'un circuit neural hyperfonctionnel menant à un état de surexcitation. Plus généralement, les travaux présentés peuvent être considérés comme un premier pas dans la recherche de la façon dont la création d'informations dans le cerveau peut être connectée à des traits cognitifs ou psychologiques et représentent un premier cadre pour lier les données neurophysiologiques aux aspects psychologiques. L'équipe compte adopter la même approche pour des patients atteints de schizophrénie.

Les travaux ont été financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et une bourse de la Mt. Sinai Health Care Foundation.

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cisou9

révèle que le cerveau au repos des enfants autistes génère plus d'information - une augmentation moyenne de 42% par rapport aux enfants non atteints.

Par quel moyen l'ont-ils mesuré ? :_grat2:

VI
Victor

Là ils parlent de connectivité des neurones
j'avais déjà lu un article sut TS qui parlait de mélanges des sens, odeurs, couleurs sons etc...
ce qu'on appelle synesthésie... ce qui corresponds à une manière de comprendre le monde
Il y a aussi le poème de Rimbaud où il associe des lettres et des couleurs
c'est le plus connu dans les synesthésies en art
Les autistes souffriraient de synesthésie avancée
et de l'incapacité à transmettre leur sensations à un autre
comment parler du goût et de l'odeur des mots à quelqu'un de normal

AL
alessandro pendesini

@Cisou
L’activité d’un ensemble de neurones se traduit par une augmentation de son métabolisme cellulaire et donc de sa consomation d’oxygène et de glucose, laquelle va demander un apport sanguin accru et une dilatation des vaisseaux de la zone concernée. Le débit sanguin local et la consommation d’oxygène peuvent être mesurées par deux techniques :
-La tomographie par émission de positons (TEP ou PET-scan), qui repère de l’oxygène radioactif injecté en solution aqueuse intraveineuse. Elle s’avère de faible résolution spatiale, et ne peut mesurer que des phénomènes relativement lents (60 à 90 sec.) car la radioactivité doit s’accumuler suffisamment pour être détectable.
-L’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf), qui repère l’hémoglobine qui vient de céder son oxygène et se comporte comme un aimant. Celle-ci présente l’avantage de ne pas comporter de limitation spatiale, de recuillir en quelques secondes un signal et de ne pas présenter de nocivité connue. Sa précision augmente avec la puissance de l’aimant utilisé.
N.B.-La manière dont le cerveau traite l’information dépend de comment nos neurones sont connectés. On peut maintenant voir ces variations individuelles de connexions avec l’IMAGERIE par TENSEUR de DIFFUSION (ITD) et elles se révèlent énormes. Nous avons découvert avec l’ITD que le corps calleux -et pas seulement-pouvait être configuré d’une façon très différente suivant les personnes.
:prof:

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Beaucoup de choses abnormes restent à découvrir dans notre encéphale ! L’autisme en fait partie. Toute étude dans ce domaine est la bienvenue.
Dans Rain Man, on voit D.Hoffman dénombrer d’un coup d’œil 111 allumettes. Je crois cependant que cet exemple est trompeur et cinématographique ! Mais au-delà des anecdotes douteuses, cette capacité à repérer des grands nombres sans avoir à compter les objets un à un n’existe pas, même chez « savants de haut niveau ». En revanche, on dénombre cinq types principaux de capacités : des capacités musicales étonnantes (surtout dans l'exécution, de mémoire musicale, d’oreille dite absolue), le calcul mental rapide, le calendrier (déterminer le jour de la semaine qui tombe à une date donnée du passé au futur), les arts graphiques (le dessin ou la sculpture), le manipulation de l’espace (dessiner des cartes, estimer des dimensions de façon extrêmement précise). D’autres capacités sont moins répandues, comme la predisposition d’apprendre de nombreuses langues. Et puis, d’une façon générale, ces personnes ont une mémoire extrêmement développée, mais uniquement dans le domaine spécifique de leur talent : mémorisation de milliers de musiques, d’immenses listes de chiffres, mémoire photographique, etc..
NB L’étiquette d’autisme regroupe des situations très variées, c’est pourquoi on parle de « spectre autistique ».
On estime tout au plus à 10% les autistes qui présentent, à un titre ou à un autre, un « syndrome de savant ». Comme dans l’autisme en général, il y a au moins cinq fois plus de garçons que de filles parmi les « autistes savants » (définition qui a remplacé celle de « savants idiots »). La prédominance des garçons se retrouve d’ailleurs dans la majorité des troubles du développement cognitif, comme la dyslexie ou l’hyperactivité.
Connaît-on l’origine de ces facultés remarquables ?
L’origine est très mal connue (2012), certainement variable selon le cas, mais il semble qu’on peut y voir plus clair en distinguant deux types d’explications. La première, qui est toujours vraie, c’est que les autistes, du fait de leur difficulté à établir des relations sociales et de leur tendance à avoir des intérêts restreints, sont capables de passer des heures, tous les jours et pendant des années, à entraîner un savoir-faire très précis, et il deviennent des experts du fait de cet entraînement consideré -à tort- d'acharné. :houla2:

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cisou9

:_salut:
Je n'ai pas une bonne mémoire mais dans des domaines spécifiques comme l'électronique ou la programmation, j'ai une très bonne mémoire.

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Mys.er iA

Au hasard d'une recherche sur la glande pinéale, j'étais tombé sur une étude intéressante nommée "Autism Viewed as a Consequence of Pineal Gland Malfunction". Certains résultats tendent à le prouver d'ailleurs et sont décrits. Depuis que j'ai lu ça et en liaison avec tous les mythes entourant la glande pinéale dans l'Histoire la décrivant tantôt siège de l'âme, tantôt siège de la spiritualité, j'ai adopté un tout nouveau point de vue sur les autistes.
D'après le peu que j'en sais, les autistes ont un point de vue et une perception différente du monde. M'est d'avis en tout cas que le cadre qui vise à vouloir rendre sociable un autiste dans les règles d'une société avec des principes établis pourrait largement évoluer, dans le sens où on pourrait permettre aux autistes de trouver leur voie autrement, par leur accomplissement personnel, et non par un accomplissement imposé par la société.