Les femmes médecins sont meilleures que les hommes

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Les chercheurs ont étudié les interventions des médecins auprès de patients diabétiques âgés. (Photo: iStockphoto)

La qualité des soins prodigués par les femmes médecins est supérieure à celle de leurs collègues masculins. La productivité de ces derniers est cependant plus grande.

C'est la conclusion à laquelle est parvenue une équipe de recherche de l'Université de Montréal qui a étudié les données de facturation de plus de 870 médecins québécois, dont la moitié étaient des femmes, en fonction de leurs interventions auprès de patients diabétiques âgés. «Les femmes ont obtenu des scores significativement plus élevés en matière de conformité aux guides de pratique. Elles sont plus nombreuses que les hommes à prescrire les médicaments recommandés et à planifier les examens requis», explique l'auteure principale de l'étude, Valérie Martel, qui a consacré son mémoire de maitrise à ce sujet au Département d'administration de la santé. Roxane Borges Da Silva, professeure à la Faculté des sciences infirmières, a codirigé le travail de maitrise de Mme Martel, aujourd'hui étudiante en médecine à l'Université Laval et présidente de la Fédération médicale étudiante du Québec. Régis Blais, professeur au Département d'administration de la santé et directeur de la recherche de Mme Martel, complétait l'équipe.

Pour pouvoir juger de la qualité des soins, les chercheurs se sont basés sur les recommandations de l'Association canadienne du diabète, qui produit un guide clinique du traitement de la maladie avec des directives claires. Chaque patient âgé de 65 ans et plus atteint de diabète doit passer, tous les deux ans, un examen de la vue chez un ophtalmologiste ou un optométriste. Il doit aussi recevoir trois ordonnances pour des médicaments précis, dont des statines, et il est recommandé qu'il passe une visite médicale complète annuellement. Comme la banque de données médicoadministratives de la Régie de l'assurance maladie du Québec incluent de l'information exhaustive sur chaque acte médical, les chercheurs ont pu mesurer ces variables. Dans chaque cas, les tests statistiques «confirment une différence significative entre les hommes et les femmes», peut-on lire sur l'affiche présentée au congrès de l'Association canadienne pour la recherche sur les services et les politiques de la santé.

Chez les médecins d'âge moyen, trois femmes sur quatre ont, par exemple, exigé de leur patient qu'il passe un examen de la vue contre 70 % de leurs confrères; 71 % d'entre elles avaient prescrit les médicaments recommandés comparativement à 67 % des hommes et une proportion similaire avait prescrit des statines (68 % contre 64 %); 39 % des femmes médecins avaient expressément demandé à leur patient de subir un examen complet (contre 33 % des hommes). En matière de productivité, il y a un renversement. En moyenne, les hommes déclarent près de 1000 actes de plus par an que leurs consoeurs.

Différences générationnelles

L'étude de Valérie Martel comporte un volet sur l'âge des cliniciens. «Mon hypothèse était que les différences entre les pratiques masculines et féminines s'amenuisent avec le temps. J'avais l'impression qu'on voit de plus en plus d'hommes prendre du temps avec leur patient, au détriment de leur productivité, et de plus en plus de femmes tendre vers une hausse du nombre d'actes. Cet aspect a été démontré. Plus les médecins sont jeunes, moins les différences apparaissent significatives.»

Pour Régis Blais, cette étude vient confirmer ce que plusieurs personnes pensaient. «Les femmes qui passent plus de temps avec leur patient, on a l'impression que ça va de soi. Mais c'est difficile à observer dans le cadre d'une étude scientifique. Celle-ci y parvient.»

Cependant, il met en garde contre une interprétation erronée des résultats. Si un médecin plus productif semble plus «rentable» pour un hôpital, les apparences peuvent être trompeuses à long terme. «Un médecin qui prend le temps de bien expliquer les problèmes à ses patients pourrait faire en sorte que ceux-ci ne reviennent pas un mois plus tard parce qu'un détail les inquiète. La personne la plus productive pourrait ne pas être celle qu'on croit.»

Dans le contexte de la féminisation de la profession médicale, les résultats «interpellent les décideurs sur la planification des ressources humaines en santé et les défis que pose cette augmentation de la prévalence des femmes, écrivent les auteurs dans leur conclusion. Il faudrait examiner en particulier le ratio gains/bénéfices d'une plus grande qualité, combinée à une plus faible productivité.»

Réflexion nécessaire

Une réflexion sur la réorganisation du système de santé s'impose donc. «La parité hommes-femmes est admise depuis plusieurs années chez les omnipraticiens. Chez les spécialistes, nous y sommes presque. Or, les femmes s'absentent temporairement du réseau pour fonder une famille. Elles travaillent moins d'heures pour assurer une présence à la maison quand elles ont des enfants. Inévitablement, cette transformation aura un effet sur la gestion des ressources. Il faut se préparer à ces changements.»

Roxane Borges Da Silva est du même avis. «Notre étude ne lève qu'une partie du voile sur cette question. Et elle a plusieurs limites. Ainsi, on ne sait pas si les ordonnances médicales et les recommandations relatives aux examens ont été bien suivies. Mais les différences observées demeurent significatives. Elles nous renseignent sur des différences dans la pratique médicale dont il faudra tenir compte.»

AL
alessandro pendesini

Les femmes médecins sont meilleures que les hommes….Dit l’article !

Cette phrase n’a aucun sens objectif ! Est discriminatoire, irrationnelle, non scientifique ! Laisser croire que les femmes médecins (ou femmes tout court) sont « meilleures » (ou moins bonnes) que les hommes, relève de l’ignorance. Aucune étude n’a pu prouver qu’il y ait une différence cognitive mesurable entre hommes et femmes, ni dans un sens ni dans l’autre.
Cette étude n’est d’ailleurs pas scientifique, insuffisante pour qu’on puisse en tirer une conclusion rationnelle.
Je reste persuadé qu’il y a d’excellents médecins, hommes ou femmes qu’ils soient, mais aussi son contraire….
:gueule:

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cisou9

La qualité des soins prodigués par les femmes médecins est supérieure à celle de leurs collègues masculins. La productivité de ces derniers est cependant plus grande.

Cela veut dire que les femmes approfondissent plus leur examen que les hommes et comme le dit le texte la productivité n'est pas là ou on le crois. :_grat2:
Alessandro est vexé mais je pense que c'est sa façon de voir les choses. :lol:

VI
Victor

Il y a des mots utilisés dans cet article qui ne me plaisent pas vraiment...
ça veut dire quoi "Plus productif" "score plus élevé" et Tutti Quanti...
J'ai toujours cru qu'un bon médecin c'était celui qui prenait son temps
et non pas celui qui était le plus productifs en faisant plus de consultation,
cet article c'est une sale mentalité de production capitaliste

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Asohan

Après, quid du nombre de femmes/hommes médecins ? Je dirais qu'en définitive, si il y a 30% de femmes et 70% d'hommes, cela explique qu'on retrouve statistiquement plus de "cancres" chez les hommes, qui font baisser la moyenne. Ah oui, une petite chose : pour le QI comme pour la qualité du travail : les distributions statistiques représentant la population ne sont PAS des gaussiennes. Du coup, attention au sondages, statistiques, moyennes, et à leur interprétation !

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cisou9

Asohan
Après, quid du nombre de femmes/hommes médecins ? Je dirais qu'en définitive, si il y a 30% de femmes et 70% d'hommes !

Si l'échantillon est de 300 femmes et 700 hommes le calcul se fait sur les 300 pour les femmes et sur les 700 pour les hommes et sur 300 il y en a 213 cela fait 70% et sur 700 il y en a 420, cela fait 60% donc le pourcentage entre les deux n'a aucune importance_!!! :jap:

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Asohan

Eh bien non !

En fait si on étudie une distribution statistique qui est gaussienne, la moyenne d'un tirage aléatoire (méthode de Monte-Carlo) est peu influencée par les cas 'particuliers', alors que si la distribution statistique est un peu plus exotique, rien ne garanti de converger vers une moyenne fiable avec un échantillon si faible de personnes. N'oubliez pas que même dans les sondages, les distributions de probabilité sont très souvent associées à des gaussiennes, et que cela peut parfois être très différent (distribution à deux pics, distribution linéaire, exponentielle, ...).

Pour illustrer un peu mes propos, on imagine souvent ça (imaginez une courbe sur un graphique):

.......oooooo0000000oooooo.......__

alors que ça peut être ça :

o0o........__..oooo0000ooooo000000__________

dans ce cas, qui vous dis que la moyenne d'un petit nombre N est proche de la vrai moyenne (c-à-d mathématique, N=infini) ?

NI
Nicohebus

Pour les questions stat de l'étude la réponse est donnée au début de l'article 870 médecins dont la moitié sont des femmes.
Les écarts me semblent quand même faible.
Pour contre ils n'ont pas jugé la qualités des médecins mais leur capacité à suivre les directives, c'est différents.

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franckpiton

Victor
Il y a des mots utilisés dans cet article qui ne me plaisent pas vraiment...
ça veut dire quoi "Plus productif" "score plus élevé" et Tutti Quanti...
J'ai toujours cru qu'un bon médecin c'était celui qui prenait son temps
et non pas celui qui était le plus productifs en faisant plus de consultation,
cet article c'est une sale mentalité de production capitaliste

Cependant, il met en garde contre une interprétation erronée des résultats. Si un médecin plus productif semble plus «rentable» pour un hôpital, les apparences peuvent être trompeuses à long terme. «Un médecin qui prend le temps de bien expliquer les problèmes à ses patients pourrait faire en sorte que ceux-ci ne reviennent pas un mois plus tard parce qu'un détail les inquiète. La personne la plus productive pourrait ne pas être celle qu'on croit.»

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Grumpf

La qualité des soins prodigués par les femmes médecins est supérieure à celle de leurs collègues masculins. La productivité de ces derniers est cependant plus grande.

Paris Match ! Pourquoi donc s'appeler Techno-Science et faire un tel esbroufe de gamin immature ???

L'article montre qu'un ÉCHANTILLON de médecins CANADIENS avec une étude basée sur la FACTURATION de... Attends ! J'arrête là, je ne vais même pas plus loin...

Le fait de passer plus de temps avec un patient pourrait montrer que le médecin s’investit plus... Ou simplement qu'il est plus lent...

Une fois encore, comparer les femmes et les hommes est primitif est complètement con. Ce genre d'article sert soit les machos, soit les féministes; deux formes d’extrémisme qui, par définition, n'ont pas leurs places sur un forum glorifiant la science...