LHC: de nouveaux horizons pour l'expérience ALICE

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ALICE, l'expérience du LHC spécialement conçue pour étudier la physique du plasma quark-gluon (QGP) et, plus généralement, la physique de la matière soumise à l'interaction forte à des densités d'énergie extrêmes, fera l'objet d'une série d'améliorations pendant les périodes d'arrêt prolongé de l'accélérateur au cours des prochaines années. Le nouveau détecteur ALICE sera doté de meilleures capacités de lecture et sera plus efficace pour définir les trajectoires des particules, ainsi que pour repérer le vertex des interactions.

Au LHC, deux mois d'exploitation avec les ions plomb ont suffi à ALICE et aux autres expériences du LHC pour produire des résultats que les précédents accélérateurs ont mis des années à produire. « Avant le démarrage du programme d'ions lourds du LHC, des recherches expérimentales menées auprès du SPS au CERN et du collisionneur RHIC au BNL avaient déjà établi le comportement du plasma quark-gluon comme un liquide presque parfait, explique le porte-parole d'ALICE, Paolo Guibellino. Les expériences LHC ont permis de confirmer et étendre ce schéma, grâce à l'observation de la création de matière hadronique chaude à des températures, des densités et des volumes jamais atteints, et avec une précision dépassant celle de toutes les mesures réalisées au cours de la dernière décennie. »

L'expérience ALICE (Illustration : © CERN )

Pour tirer parti de cette excellente performance, la collaboration ALICE entend maintenant améliorer le détecteur et ses possibilités d'expérimentation dans le contexte d'une augmentation sensible de la luminosité que le détecteur devra prendre en charge. « Notre stratégie repose sur l'hypothèse que, après la deuxième période d'arrêt prolongé du LHC en 2018, la luminosité des faisceaux de plomb sera de plus en plus élevée, jusqu'à atteindre une fréquence d'interaction d'environ 50 kHz, poursuit Paolo Guibellino. Le nouveau détecteur ALICE permettra la lecture de toutes les interactions et sera capable d'enregistrer 10^11 interactions plomb-plomb à un taux de 50 kHz ; environ deux ordres de magnitude plus élevé que le taux actuel. »

Outre la transformation partielle de l'électronique de lecture, le programme d'amélioration prévoit également un nouveau tube de faisceau de plus petit diamètre, un nouveau trajectographe interne (ITS), l'amélioration de la chambre à projection temporelle où des détecteurs GEM remplaceront la chambre à fils, l'amélioration des détecteurs de déclenchement à petits angles, et l'amélioration des outils de reconstitution des événements en direct et en différé. « Nous testons actuellement différentes solutions pour toutes ces améliorations, explique Luciano Musa, chef du projet ITS. Nous étudions en particulier deux possibilités pour la conception de l'ITS : des détecteurs à pixels uniquement ou des détecteurs à pixels et à rubans. Nous avons également construit un prototype de la structure mécanique carbone et effectué des essais de stabilité et des essais thermiques. »

Grâce au nouveau trajectographe au silicium, ALICE pourra mesurer la production de charme et de beauté dans les collisions plomb-plomb avec une précision statistique et systématique sans précédent, fournissant des informations cruciales pour la compréhension de la dynamique (transport, thermalisation, hadronisation) des quarks lourds à l'état de plasma quark-gluon. Le nouvel ITS jouera également un rôle important pour l'évaluation de la température initiale et des degrés de liberté quarko-gluoniques, ainsi que des modalités de la transition de phase.

L'amélioration d'ALICE sera réalisée pendant les périodes d'arrêt prolongé du LHC, notamment pendant la deuxième période prévue en 2017-2018. Un effort important de R&D a été lancé afin de réaliser ces améliorations, en impliquant des technologies qui s'étendent des mécaniques et électroniques de pointe à des systèmes de détection innovants et une nouvelle approche du traitement des données. Comme d'habitude, les enjeux sont passionnants et ces activités, actuellement en plein essor, se poursuivront jusqu'en 2014.

PA
passant

Après le boson de Higgs une nouvelle activité semble-t-il pour le LHC.

VI
Victor

La physique vas être tellement précise, qu'on pourra dire que les gluons sont disposés selon tels angles alpha béta gamma avec de faibles erreur de statistiques dans le noyaux... Il reste à savoir si les prochaines questions de physiques sont celles que nous donnent la physique il va y avoir comme une finitude sur nos connaissances sur la matière

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franckpiton

Victor
il va y avoir comme une finitude sur nos connaissances sur la matière

Ségolène, sort de ce corps !

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bongo1981

Adrien
Le nouveau détecteur ALICE permettra la lecture de toutes les interactions et sera capable d'enregistrer 1011 interactions plomb-plomb à un taux de 50 kHz ; environ deux ordres de magnitude plus élevé que le taux actuel. »

Mille onze interactions ? ou bien 10^11 ?

passant
Après le boson de Higgs une nouvelle activité semble-t-il pour le LHC.

Non non, tout ceci est prévu et se fait de toute façon en parallèle. Le LHC a 8 zones où les faisceaux entrent en collision, et ces 8 zones correspondent à des expériences prévus.

Voir ce dossier : Les enjeux du LHC (Large Hadron Collider)

KA
kace

franckpiton


Victor
il va y avoir comme une finitude sur nos connaissances sur la matière


Ségolène, sort de ce corps !

Excellent ;-)

Ce qui est dommage, c'est qu'on ne puisse pas jouer avec les rayons cosmiques : il "suffirait" de prendre quelques paires d'UHECR (Ultra High Energy Cosmic Rays) et de les envoyer les uns contre les autres, et on aurait de quoi tester expérimentalement les théories du tout ...
En effet, les plus énergétiques UHECR ont jusqu'à 10 millions de fois l'énergie des protons du LHC (jusqu'à environ 108 TeV, contre "seulement" 7 Tev pour le LHC dans qques années) : c'est assez surréaliste de se dire que la nature arrive à produire toute seule des phénomènes aussi monstrueux (sans doute créés à proximité de trous noirs et/ou dans des "sursauts gamma") ... C'est l'énergie cinétique d'une balle de baseball dans une particule (proton ou noyau d'atome ?), contre l'énergie cinétique d'un moustique en vol pour un proton du LHC ! On est petit joueurs ;-).
Mais malheureusement, il n'y a aucun moyen d'en envoyer l'un contre l'autre (ils sont rares, arrivent sans prévenir et de toutes façons, on ne saurait pas les dévier car ils ont tellement d'énergie que nos aimants n'ont quasiment aucun impact). Tout au plus peut-on observer ceux qui arrivent dans l'atmosphère (environ 1 par siècle et par km2 au dessus de 10
7 TeV, observés notamment par l'observatoire Pierre Auger), ou plutôt la gerbe de particules émise en cascade après leurs collisions avec les atomes de l'atmosphère, ce qui nous renseigne un peu sur leur nature.

PA
passant

bongo1981
Voir ce dossier : Les enjeux du LHC (Large Hadron Collider)

Si je comprends bien la lecture du dossier il y a : Atlas, CMS,LHC et Alice. Mais ces outils expérimentaux de conception différente sont-ils au même endroit, au CERN ?

Je ne comprends plus très bien si je pense à l'anneau de 27 Kms de long. Qu'en est-il de la relation d'Atlas, CMS, LHC et Alice avec les 27 kms de l'anneau du LHC.

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buck

LHC= l'anenau
Le cern c'est le nom de l'institut
Atlas, Alice .. sont des manip place a un endroit de l'anneau

http://www.lhc-france.fr/qu-est-ce-que- ... hc-en-bref

PA
passant

Ok, merci Buck