On ne peut être père à n'importe quel âge

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L'enfant né d'un père qui a plus de 50 ans court un risque accru d'être atteint d'autisme. (Photo: iStockphoto)

On sait que les risques de conception d'un enfant trisomique sont accrus pour les femmes âgées de plus de 40 ans. Mais jusqu'à tout récemment on croyait que les hommes pouvaient être pères à n'importe quel âge. « Biologiquement, peut-être, mais avec quelles conséquences sur l'enfant ? » s'interroge Édouard Kouassi.

Selon le professeur du Département de médecine de l'Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, un risque équivalent à celui des femmes concerne les géniteurs tardifs. Une étude récente publiée dans la revue Nature confirme ses craintes. Cette recherche a été réalisée sur le génome de 78 trios père-mère-enfant. Elle démontre que les risques d'autisme et de schizophrénie augmentent avec l'âge du père à la conception, quel que soit celui de la mère. La raison ? Le vieillissement des spermatozoïdes.

« La division des spermatozoïdes qui survient avec l'âge cumule des mutations génétiques spontanées qui peuvent engendrer diverses maladies chez la progéniture, explique le professeur Kouassi. Ces mutations spontanées sont à la base de la diversité de l'espèce, mais elles peuvent aussi avoir des effets délétères. »

D'après les chercheurs de l'étude parue dans la revue britannique, à mesure que les hommes vieillissent, le nombre de mutations spontanées transmises à l'enfant grimpe. Difficile de donner un seuil, mais après 50 ans le risque s'accentue considérablement. Dès cet âge, deux mutations supplémentaires influeraient sur la conception à chaque anniversaire du père, soit un taux de mutations paternelles qui s'accroit de 4,28 % par an. Des chiffres qui devraient freiner l'élan de reproduction des Claude Dubois et Nicolas Sarkosy de ce monde.

Pour Édouard Kouassi, l'idée que l'âge d'un père peut avoir une incidence sur la santé de ses enfants ne fait aucun doute. Auteur d'une importante étude publiée dans Biological Psychiatry portant sur le lien entre la schizophrénie et les dérèglements du système immunitaire, il rappelle que l'âge contribue à la détérioration du système immunitaire et à l'inflammation. « Plusieurs maladies ont d'ailleurs déjà été associées à la paternité tardive, dont le nanisme et le syndrome de Marfan, une maladie du tissu conjonctif. Plus récemment, une augmentation du risque de trouble bipolaire chez les enfants a également été imputée à l'âge du père », ajoute ce spécialiste des maladies mentales.

À la lumière de ces résultats, les futurs parents devraient repenser leurs projets de fonder une famille, selon lui. Dans l'avenir, prédit-il, les risques liés à l'âge du père finiront par être considérés comme aussi importants que ceux liés à l'âge de la mère.

EL
Elixire

Sur un échantillon de 78 ? Franchement, ils sont sérieux ?
Cela ne veut strictement rien dire.
Avec un échantillon si faible on est pas à l’abri de fortes variations dû au faible nombre.
Il suffit d'un seul trio parents-enfants pour faire varier les chiffres de presque 1,3%.

Bref, encore une étude alakon sur une base ridiculement insuffisante et qui au final n'a absolument aucune valeurs scientifique.
Pour les risque aussi faible, il faudrait des échantillons de 10.000 sujets au minimum.
Là on aurait des chiffres crédibles.
Ok, ça coûterait une fortune, mais on ferait encore plus d'économies à ne pas faire de genre d’études qui ne servent et n'aboutissent à rien.