Onde ou particule ? Des précisions sur "l’expérience de Wheeler"

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Nous vous avons récemment parlé de l’expérience du laboratoire de Photonique quantique et moléculaire (CNRS/Ecole Normale Supérieure de Cachan) par laquelle les chercheurs tentaient de déterminer à quel moment un photon « décidait » de se comporter soit comme une onde, soit comme une particule (voir notre news : "Onde ou particule ? Une décision prise à la dernière nanoseconde"). Nous revenons ici plus en détail sur l’historique, le principe et le mode opératoire de cette expérience.

Source à photon unique utilisée dans l’expérience de l’ENS

Les photons sont-ils capables de « savoir » qu'ils sont sur le point d'être observés ? John Wheeler avait proposé il y a presque 30 ans une façon de résoudre cette énigme bizarre en proposant une nouvelle mouture de l’expérience des fentes doubles. c’est cette expérience qu’ont réalisée les physiciens français.

La célèbre expérience des fentes doubles d'Young appliquée aux photons montre clairement l'influence de l’observateur en mécanique quantique. Dans cette expérience, des photons uniques sont envoyés sur un écran, partiellement obstrué en chemin par un mur contenant deux fentes. Si l’observateur ne vérifie pas par quelle fente le photon est passé, celui-ci semble interférer avec lui-même, suggérant qu'il se comporte comme une onde en passant par les deux fentes à la fois. Mais si l’expérimentateur surveille les fentes soigneusement (c.-à-d. les observe), l'interférence disparaît, et chaque photon traverse une des fentes à la façon d’une particule.

En 1978, John Wheeler faisait remarquer qu'un photon pourrait bien d’une façon ou d'une autre savoir à l'avance si une observation allait être faite ou non, et modifier son comportement en conséquence. Pour tester cette hypothèse il proposait une expérience de pensée dans laquelle la décision d’observer les photons était prise seulement après qu'ils aient été émis.

Jean-François Roch et ses collègues de l’École Normale Supérieure ont, pour la première fois, fidèlement réalisé cette expérience. L'équipe a substitué les deux fentes dans l’appareil de Young (l’expérience étant infaisable sinon) par deux chemins différents dans un interféromètre (voir la figure ci-dessous). Les chemins mènent directement à deux détecteurs différents, permettant d'observer clairement le chemin que chaque photon a emprunté. Cependant, les physiciens ont également conçu un système automatique qui insère aléatoirement un miroir semi-réfléchissant au dernier moment. Lorsque ce miroir est en place, il est impossible pour l’observateur de connaître le chemin pris par le photon.

En l’absence de miroir semi-réfléchissant, le photon emprunte soit un chemin soit l'autre, et se comporte comme une particule. Mais en sa présence, les détecteurs enregistrent l'interférence (comme si le photon se comportait comme une onde et parcourait les deux chemins simultanément). Cependant, à la différence de toutes les expériences à doubles fentes antérieures, le système ne prend la décision d’observer ou non le photon qu'une fois celui-ci déjà engagé sur un chemin, ou sur l'autre, ou sur les deux. Par conséquent si une quelconque « source imaginaire » informait secrètement le photon, elle devrait envoyer ce message informatif à une vitesse supérieure à celle de la lumière, chose que naturellement, la relativité interdit.

"En raison de cette contrainte, nous pouvons être sûrs que le photon ne ‘connaît’ pas, au moment où il y pénètre, ce qu’il y aura à l’autre extrémité de l'interféromètre ", indique Roch. "Cela souligne réellement la ‘rivalité’ qui existe entre la mécanique quantique et la relativité."

Choisir le bon chemin

Dans l'expérience de Roch, des impulsions de photons uniques sont émises une par une dans un interféromètre. Lorsqu’elles quittent le premier miroir semi-réfléchissant (BS1), elles ont le choix, avec une probabilité égale, entre deux chemins longs de 48 mètres, qui mènent par la suite jusqu’à deux détecteurs différents. Juste avant les détecteurs, un deuxième miroir semi-réfléchissant (BS2) est aléatoirement inséré ou enlevé par un système synchronisé avec l'émetteur. Quand ce miroir est en place, un photon peut atteindre l'un ou l'autre détecteur, ce qui interdit la détermination de son parcours. Quand ce miroir est absent, les détecteurs permettent de déterminer (d’observer) le chemin suivi par le photon.

Les scientifiques ont répété de nombreuses fois l'expérience jusqu'à ce qu'ils puissent confirmer avec certitude que les photons non observés se comportaient comme des ondes (c.-à-d. interféraient), et que les photons observés se comportaient comme des particules (c.-à-d. n’interféraient pas). Crucialement, ils ont éliminé la possibilité que les photons puissent être au courant de quelque manière que ce soit de la décision du système, car cette décision n’était prise qu’après que les photons soient entrés dans l'interféromètre.

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Maulus

moi perso, j'entrave que pouic à cette anomalie...
c'est à la frontière du réel... comme si le photon pouvait avoir des informations en amon de sont trajet...
le photon peut ce comporter comme une onde ou comme une particule ???
je suis perdu ! :fada:

j'ai vu des videos sur l'expérience des deux fentes, c'est assez bleufant...
moi je vois pas comment un photon pourait ce comporter comme une particule... pour moi c'est un objet totalement théorique...
un photon c'est un quota de rayonnement lumineux... une durée de rayonnement?

par définition, si le capteur reçoit 100% du rayonnement émit, il considère que le photon est particule ?

VI
Victor

C'est presque de la SF, l'histoire de l'observateur qui influence l'observation, mais j'ai pu la vérifiée plusieurs fois... Est ce ce genre de phénomême qui expliquerait le succès de l'homéopathie où les expérimentateurs ont poussé le phénomêne jusqu'à "magnétiser" une dilution halzemannienne par simple contact ? Je sais que je touche un sujet sensible mais je suis certain que les phénomênes de foi et d'hypnose peuvent se retrouver dans cet opérateur quantique qui inclus l'observateur

OM
Omega_17_The_True

La réalisté dépassse TOUJOURS la fiction :jap:

moi je pense que c' est la conscience de la personne qui l' observe qui pourrait influencer son comportement même de manière involontaire.

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fffred

j'ai des petites questions :

  • comment arrive-t-on à placer et enlever le miroir suffisament rapidement (48 mètres <=> 160 nanosecondes !!!) ?
  • comment est généré le processus aléatoire ? est-il vraiment aléatoire, ou pseudo-aléatoire ?
  • dans le cas où il y a la lame semi-réfléchissante, l'article précise "un photon peut atteindre l'un ou l'autre détecteur". Il me semble justement que dans ce cas on ne reçoit des photons que dans le détecteur de droite. Mais je suis d'accord que dans ce cas on ne sait pas par où ils sont passés.
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Maulus

fffred
j'ai des petites questions :


  • comment arrive-t-on à placer et enlever le miroir suffisament rapidement (48 mètres <=> 160 nanosecondes !!!) ?

en variant l'inclinaison pour que le photon émit "loupe" le capteur. peut etre.

fffred


  • comment est généré le processus aléatoire ? est-il vraiment aléatoire, ou pseudo-aléatoire ?
  • dans le cas où il y a la lame semi-réfléchissante, l'article précise "un photon peut atteindre l'un ou l'autre détecteur". Il me semble justement que dans ce cas on ne reçoit des photons que dans le détecteur de droite. Mais je suis d'accord que dans ce cas on ne sait pas par où ils sont passés.

ben l'aléatoire, c'est pareil... c'est encore un truc à la mort moi le neud...
déjà un ordi, sa fait jamais du "vrai" aléatoire. il me semble qu'aujourd'hui aucun algorithme ne génere de l'aléatoire parfait. ya que le chaos quantique pour ça... genre la position de chute des goute d'eau lors d'un orage pluvieux ou meme tient la trajectoire de l'éclair...
a mon avis, ils disent que c'est aléatoir parceque l'endroi ou le photon frappe le miroir (à l'échelle atomique) est complètement similaire à du chaos quantique et donc le seul "vrai aléatoir"...

mais bon, moi je dis sa, je dis rien, sa me dépasse ce genre de truc tfaçon..

VI
Victor

Depuis les expérience d'Alain Aspect et ses utilisations dans des essais d'ordinateurs quantiques...Plus rien ne me surprends, c'est le coté "Magique" de la mécanique quantique, que détestait tant Einstein

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Van Halen

Ne pas prendre les photons pour des cons. Puisque nous sommes en limite de la métaphysique, se rappeller que dans la cosmologie des trois principales religions monothéistes, un certain Archange est en charge des lumières (vade retro).
Pour Monsieur Fred, on peut faire un bon générateur (analogique) de tensions aléatoires à partir d'un générateur de bruit rose suivi d'un échantillonneur-bloqueur et d'un convertissuer fréquence-tension.

VI
Victor

Dis Van Halen tu as dû lire "La Rose" avec le professeur Luce, je l'ai lu aussi, je pense que l'univers est plus plastique que dans le bouquin de Harness

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Maulus

Van Halen
Ne pas prendre les photons pour des cons. Puisque nous sommes en limite de la métaphysique, se rappeller que dans la cosmologie des trois principales religions monothéistes, un certain Archange est en charge des lumières (vade retro).
Pour Monsieur Fred, on peut faire un bon générateur (analogique) de tensions aléatoires à partir d'un générateur de bruit rose suivi d'un échantillonneur-bloqueur et d'un convertissuer fréquence-tension.

c'est quoi ? :heink:

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Van Halen

Ceci dit, Monsieur FFFFFred a raison quand il met en doute la possibilité de pouvoir interposer mécaniquement un mirroir sur le trajet optique en moins de 2µs.
Monsieur Maulus, c'est un machin, ou plutôt un truc qui comme qui dirait, en quelque sorte, pour ainsi dire, sert à générer des tensions aléatoires.

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Van Halen

Monsieur Victor, je n'ai rien lu de tout ça. Je n'aime d'ailleurs pas beaucoup ce genre de littérature. Je préfère un bon roman de Charles Bukowsky.

VI
Victor

Soyons logique ou tu l'as lu ou tu l'as pas lu mais dans tous les cas tu sais de quoi je parle... Bizarre Non?

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Van Halen

Je ne vois pas ce qu'il y a de bizzarre de connaître quelques rudiments de théologie. Il n'y a pas besoin d'avoir lu tel ou tel roman ésotérique pour ça. Ces connaissances sont disponibles sans passer par ce genre de littérature, en particulier dans les universités.

VI
Victor

Pour te donner mes sources, c'est un roman de SF paru dans les années 48-52, une courte nouvelle dans un style un peu vieillot, qui pose le problème, cet écrivain Charles L Harness a peu écrit, et ces nouvelles sont disponibles au Livre de Poche... ça n'a rien d'ésotérique mais une application intelligente de la théologie et de l'ontologie philosophique à 2 nouvelles de SF... Le titre du Bouquin "La Rose" parut en 1950

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cisou9

Comme quoi la SF à parfois du bon, et j'en ai beaucoup lu. :lol:

IC
iconoclaste

Cette expérience fleure bon la vaste fumisterie et l'intox...Dommage, car elle démontre par sa dualité: la réalité quantique(par son aspect energétique)et ondulatoire (dans sa réalité purement physique) du phénomène électromagnétique.il n'y a aucune contradiction;ce sont deux représentations nécessaires à l'appréhension du fondement même de notre univers.

VI
Victor

Quand Aspect à fait son experimentation sur les photons corrélés, c'était le même genre de réactions, ceci dit, s'il ya un problème de protocole vas-y franchement, Ffred avait des questions sur les positionnements des miroirs

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fffred

à propos des gens qui ont fait cet expérience, je les connais car ils étaient mes profs l'année dernière et je doute fortement qu'ils fassent de l'intox. Le seul bémol à mon avis est que le problème est plus compliqué que ce qui est expliqué ici, car personne n'en comprendrait un mot.

Et d'ailleurs tu (iconoclaste) sembles faire une distinction entre la physique quantique et ondulatoire, alors que la physique quantique est profondément ondulatoire.

IL
Illuminatus

fffred
je les connais car ils étaient mes profs l'année dernière

sANS offence ffffffffred mais en voyant ta photo je n'arrive pas a mimaginer comment est ce que ces chercheures etaient tes prof de l'anne derniere ( sauf si ton avatar n'estpasune photo de toi, dans ce cas j'aurais tout compris) :jap:

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fffred

lol bien sur que c'est pas moi sur la photo !

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Michel

fffred
lol bien sur que c'est pas moi sur la photo !

On dirait Charlie Daniels, non ?

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Van Halen

L'ambivalence du photon nous mène à la musique country, qu'est ce que c'est chou. Pas cons, les photons, je suis sur que c'est eux qui dévient le débat mine de rien. :)

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fffred

Michel >> j'en sais rien :D

Van Halen >> on parle de ce qu'on peut tu sais :sarcastic:

VI
Victor

Faut demander à Masqueno le rapport entre une guitare et les ondes lumineuses... Non! je rigole

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Michel

Michel


fffred
lol bien sur que c'est pas moi sur la photo !


On dirait Charlie Daniels, non ?

fffred
Michel >> j'en sais rien :D

auto-modération: C'est pas bientôt fini ce hors-sujet !!! :sarcastic:

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fffred

Bon en effet un petit retour au sujet !
J'ai lu l'article et j'ai les réponses à mes questions :

  • Le choix aléatoire est réalisé par un générateur aléatoire quantique, c'est à dire une machine qui exploite les fluctuations quantiques aléatoires (shot noise) d'un faisceau de lumière.
  • Le miroir semi-réfléchissant BS2 n'est en fait jamais enlevé. Par contre les deux trajets ont une polarisation croisée qui subit une rotation de la part d'un modulateur électro-optique très rapide : Donc selon qu'il est allumé ou pas, BS2 fait interférer les deux voies ou pas.

D'ailleurs ca fait plaisir, car le premier nom figurant sur l'article est, il me semble, celui d'un thésard que je connais :)

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Michel

De monn coté je n'étais pas resté inactif malgré mes digressions. J'ai interrogé J.F. Roch qui m'a très aimablement et très rapidement répondu ceci (et je l'en remercie):

  • comment arrive-t-on à placer et enlever le miroir suffisament rapidement ?

On utilise en fait un modulateur électro-optique que nous pouvons
commuter en moins de 50 nanosecondes à une cadence élevée (ce n'était
pas une mince affaire du point de vue de l'électronique!). Suivant la
tension qui est appliquée à cet élément, les deux voies de l'appareil
vont être ou non recombinées. Cela est équivalent à placer ou à
enlever la lame séparatrice de recombinaison dans le schéma de
Wheeler

comment est généré le processus aléatoire ? est-il vraiment aléatoire, ou pseudo-aléatoire ?

Ce générateur est vraiment aléatoire. C'est un générateur physique,
basé sur un phénomène quantique (d'où le nom de "Quantum Random
Number Generator"): le bruit de photons d'une source de lumière
totalement indépendante des autres éléments de l'expérience.


Le bruit de photons est un bruit d'origine quantique, lié au fait que
dans un faisceau lumineux émis par une lampe et même par une source
laser continue, les photons sont distribués aléatoirement au cours du
temps suivant une loi statistique de Poisson. Ainsi le nombre de
photons N qu'on détecte pendant un temps de mesure donné a une valeur
moyenne donnée fixée par le flux lumineux mais avec des
fluctuations en racine de . Lorsqu'on regarde le courant
électrique après détection par une photodiode, ce caractère aléatoire
dans la distribution temporelle des photons se traduit par des
fluctuations du photocourant autour de la valeur moyenne
correspondant à la détection du nombre moyen de photons.


Le système que nous avons mis au point pour les besoins de notre
expérience peut être facilement améliorer pour fabriquer des
générateurs de nombres aléatoires à très haut débit (plusieurs
dizaines de MHz), lesquels pourraient être utilisés en cryptographie
mais aussi dans le domaine du commerce électronique.

et J.F. Roch ajoute:

Tous les détails techniques peuvent être trouvés dans les
"supplementary material" associé à notre article, et que vous pouvez
télécharger gratuitement sur le site web de Science.


Je me permets également de porter à votre attention un précédent
travail que nous avions fait sur les interférences à un photon, avec
en particulier une visualisation sur une caméra CCD de la formation
photon par photon des franges d'interférences.


V. Jacques et al.: Single-photon wavefront-splitting interference. An
illustration of the light quantum in action.
Eur. J. Phys. D, vol 35, 561 (2005).
http://dx.doi.org/10.1140/epjd/e2005-00201-y
http://www.edpsciences.org/articles/epj ... d05194.pdf


Cet article est en accès libre et vous devriez même pouvoir trouver
en ligne un film video montrant la formation en temps réel des franges.


Cordialement, Jean-François Roch.

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fffred

Eh bien en voila une réponse détaillée !
En même temps j'habite à 5 min du labo à pied, j'aurais pu y aller :sarcastic:

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Van Halen

Merci Monsieur Michel pour cet éclairage quant au protocole de cette expérience.
Quant à Monsieur Charlie Daniels, il a l'air de bien connaitre son cousin Jack : est-ce donc celà qu'on appelle le redshift ? :o

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Maulus

Van Halen
Merci Monsieur Michel pour cet éclairage quant au protocole de cette expérience.
Quant à Monsieur Charlie Daniels, il a l'air de bien connaitre son cousin Jack : est-ce donc celà qu'on appelle le redshift ? :o

euuu, le redshift, c'est le décallage vers le rouge des objets stélaires en éloignement par rapport à l'observateur.
c'est l'effet Dopler sur la lumière.

je crois pas qu'il en soit question ici...

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Van Halen

Ca te ferait rien citoyen d'avoir un jour un epsilon, ne serait ce qu'un yota de second degré. Dramatique.

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Maulus

ben j'ai la pas vu venir ton second degré

enfin.. toussa, c'était avant le drame !

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Ze Venerable

dingue...
apparemment le même phénomène est observé à plus grande échelle à partir de la lumière provenant d'un astre lointain et nous parvenant par plusieurs chemins via un effet de lentille gravitationnelle...

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fffred

euh c'est pas vraiment le même phénomène : il s'agit toujours d'interférences, mais là on les effectue photon par photon, et ca fait une certaine différence.

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Ze Venerable

alors oui effectivement, j'ai posté ça parceque je l'ai lu sur futura-science qui semble y voir le même phénomène. Mais c'est vrai que je me suis fait la même remarque.

D'ailleurs, sais-tu comment fait-on dans les expériences pour ne manipuler qu'un unique photon ? car je ne crois pas que les sources lumineuses sont discrètes (ça contredirait l'aspect ondulatoire)

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fffred

on parvient à l'heure actuelle à réaliser des sources à 1 photon. Mais c'est assez pointu et je ne m'y connais pas. Mais en gros ca consiste à utiliser l'émission spontanée de certains atomes. On arrive même à produire des paires de photons intriqués avec des matériaux optiques non-linéaires.

Une source de photons uniques est à la fois discrète et ondulatoire : discrète car on reçoit les photons un par un, et ondulatoire car on observe des interférences. C'est peut-être bizarre mais ce n'est pas contradictoire en mécanique quantique.

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Ze Venerable

cool...
J'ai une dernière question car je comprend pas bien ce passage:

Par conséquent si une quelconque « source imaginaire » informait secrètement le photon, elle devrait envoyer ce message informatif à une vitesse supérieure à celle de la lumière

car a priori une fois que la lumière a passée BS1, la décision entre "1 seul chemin" ou bien "les 2 à la fois" est prise, et donc j'ai l'impression qu'il est trop tard pour que la source imaginaire, quelque soit sa vitesse, puisse modifier ce choix (à moins que dépasser 'c' ne permette de modifier le passé)

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fffred

oui en effet c'est bizarre, mais serait-ce encore une mystérieuse astuce de la relativité ?

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Michel

Ze Venerable
cool...
J'ai une dernière question car je comprend pas bien ce passage:


Par conséquent si une quelconque « source imaginaire » informait secrètement le photon, elle devrait envoyer ce message informatif à une vitesse supérieure à celle de la lumière


car a priori une fois que la lumière a passée BS1, la décision entre "1 seul chemin" ou bien "les 2 à la fois" est prise, et donc j'ai l'impression qu'il est trop tard pour que la source imaginaire, quelque soit sa vitesse, puisse modifier ce choix (à moins que dépasser 'c' ne permette de modifier le passé)

C'etait le but de l'expérience. Le photon est déjà au dela de BS1 quand la décision de "l'observer" ou non est prise. La relativité interdit toute "connaissance' par le photon de cette décision avant de passer par BS1 et donc d'emprunter telle ou telle trajectoire ou "les deux".

VI
Victor

Postulat de relativité et postulat de quantique... Pour moi la vitesse de la lumière ne peut être dépassée... Ca a voir avec une conception d'un ordre trict du temps sur l'ensemble des réels... Ce qui donne la flèche du temps mais si tu fais intervenir les nombres imaginaires, donc complexes c'est un tout autre monde que l'ordre absolu des réels... Pourqoi ne pas raisonner en normes 2 pour des distance spatio temporelle S²=d²-C²T² ça admets des complexes et tous complexe peut etre normé en réel par un produit hermitien... Ce qui est fait dans schrodinguer donc à priori la quantique englobera la relativité, pour répondre à Michel cette proposition est pas plus idiote si tu prend aussi le temps en considération et pourquoi n'y aurait il pas une information transmise dans le temps ?

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fffred

Michel
C'etait le but de l'expérience. Le photon est déjà au dela de BS1 quand la décision de "l'observer" ou non est prise. La relativité interdit toute "connaissance' par le photon de cette décision avant de passer par BS1 et donc d'emprunter telle ou telle trajectoire ou "les deux".

Justement, c'est également interdit par la physique non-relatiiste : même si les photons allaient infiniment rapidement, ils ne pourraient pas remonter le temps, donc après avoir passé BS1 l'information ne leur parviendrait toujours pas assez tôt.

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Maulus

de toute façon j'ai toujours trouver un peu bizard de dire que si tu allait plus vite que la vitesse de la lumière, tu remonterait le temps...

admeton que la lumière d'alpha du centaure nous pervienne sur terre 300000km/s.
si je prend un vaisseau et que je remonte se flux de lumière depuis la terre vers alpha à 10 000km/s, je remonte déjà le temps en quelque sorte :)
la lumière d'alpha me frappe a 310000km/s :D

ce que je trouve dommage parfois c'est que l'étude d'équation mathématique prenne le pas sur le bon sens.

si je me dirige vers alpha dans mon vaisseau à 300001km/s, et que j'observe le point brillant que représente alpha devant moi, je ne verais pas l'image de l'évolution d'alpha rémonter le temps, mais plustôt son évolution au cours du temps en vitesse x2. puisque la lumière d'alpha me frappe a 600001km/s. c'est le FF x2 du magnéto.

si je m'en éloigne a 300000km/s, son image est fixe.
si je m'en éloigne a 300001km/s, elle disparait.

je dis n'importe quoi ? :D

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sonic

Maulus
...
si je m'en éloigne a 300000km/s, son image est fixe.
si je m'en éloigne a 300001km/s, elle disparait...

pour la 1, je dirais d'accord.
pour la deux, je dirais plutôt que tu rattrapes une image qui est déjà passée :fada:

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Maulus

ben non puisque les photons ne te ratrappe pas, tu les dépasses :)
donc à la limite l'image d'alpha passe devant le vaisseau, et la éffectivement tu remonte le temps.

VI
Victor

le problème c'est que l'ectromagnétisme c'est quasiment toute la physique observée et c'est un milieu extrèment gluant... J'ai souvent pensé à Mach physicien qui raisonnait avec la mécanique des fluides pour les sons, il est extrèmement difficile d'observer en dehors des phénomènes électromagnétiques...

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fffred

Victor
le problème c'est que l'ectromagnétisme c'est quasiment toute la physique observée et c'est un milieu extrèment gluant... J'ai souvent pensé à Mach physicien qui raisonnait avec la mécanique des fluides pour les sons, il est extrèmement difficile d'observer en dehors des phénomènes électromagnétiques...

Je vois pas pourquoi c'est gluant ... et je comprends pas ta deuxième phrase.

a propos de la vitesse de la lumière (Maulus etc.) je sais pas si ct pour rire, mais en supposant aller à 300 001 km/s c'est déjà pas possible, alors le reste ...

VI
Victor

Ma pensée, c'est que le milieu électromagnétique...Le champs de photons freine les objets à C et moins

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fffred

et comment les photons se freinent-ils eux-mêmes ? comment expliques-tu la contraction du temps aux hautes vitesses ?

L'acoustique avec la notion de viscosité est vraiment différente de la relativité. En fait rien à voir.

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Maulus

fffred


Victor
le problème c'est que l'ectromagnétisme c'est quasiment toute la physique observée et c'est un milieu extrèment gluant... J'ai souvent pensé à Mach physicien qui raisonnait avec la mécanique des fluides pour les sons, il est extrèmement difficile d'observer en dehors des phénomènes électromagnétiques...


Je vois pas pourquoi c'est gluant ... et je comprends pas ta deuxième phrase.


a propos de la vitesse de la lumière (Maulus etc.) je sais pas si ct pour rire, mais en supposant aller à 300 001 km/s c'est déjà pas possible, alors le reste ...

toute est possible lors d'un exercice de pensé.
c'est justement ce que je défends :D

je vois pas pourquoi la vitesse de la lumière serait une limite :)
il parait que les ondes gravitationnelles sont plus rapide encore non ? :siffle:

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fffred

mais non elles ne sont pas plus rapides.
Et le fait que c soit une limite est une chose pas évidente du tout à comprendre. Mais en tous cas c'est vérifié :

  • dans les observations
  • et ca correspond très bien à la théorie de la relativité.

Donc douter de ça aussi grossièrement est plutot une preuve qu'on ne comprend pas et qu'on estime avoir une meilleure réponse. Par contre de nouvelles théories (documentées, argumentés, et basées sur des calculs sérieux) sont les bienvenues bien sur.