Quand les poids lourds sautillent

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Les camions qui roulent à haute vitesse «sautent» verticalement en réponse aux imperfections dans le profil de la chaussée. La durabilité des routes peut en souffrir.

Les oscillations verticales des camions lourds qui circulent sur les routes participeraient à l'usure prématurée de la chaussée, suggère une étude publiée dans l'International Journal of Pavement Engineering par des chercheurs du Département de génie civil et de génie des eaux et de la Chaire de recherche industrielle CRSNG sur l'interaction charges lourdes/climat/chaussées au Québec. Cette équipe, dirigée par le professeur Guy Doré, a mis au point un modèle qui quantifie la charge dynamique exercée sur la chaussée par les poids lourds en mouvement, ainsi que son évolution en fonction de l'usure de la chaussée.

Les camions qui roulent à haute vitesse «sautent» verticalement en réponse aux imperfections dans le profil de la chaussée. «Même une route neuve présente des irrégularités qui induisent de telles oscillations, précise l'un des auteurs de l'étude, Jean-Pascal Bilodeau. Ce phénomène fait en sorte que la charge appliquée sur la chaussée oscille entre des valeurs plus basses et plus élevées que la charge statique moyenne utilisée dans la plupart des modèles de conception de route. L'usure de la chaussée qui en résulte accroît les oscillations, ce qui accélère l'usure et réduit la durée de vie de la chaussée.»

Pour concevoir leur modèle, les chercheurs ont d'abord étudié les relations entre la charge dynamique d'un camion et la rugosité des routes. Un membre de l'équipe, Louis Gagnon, avait préalablement créé un modèle numérique qui simule le comportement d'un camion lourd en mouvement. Les chercheurs ont fait «rouler» ce camion virtuel sur des profils de chaussées enregistrés sur de véritables routes, afin de déterminer comment la rugosité de la route et la charge dynamique s'influencent réciproquement.

Les chercheurs ont ensuite comparé la durée de vie de chaussées, calculée grâce à leur modèle, à celle obtenue par une approche faisant appel à une charge statique. Résultat ? La fissuration de la chaussée induite par les véhicules lourds et la profondeur des ornières atteignent un seuil critique 29% et 20% plus tôt avec des charges dynamiques qu'avec une charge statique constante.

«Il nous reste encore un peu de travail à faire, admet Jean-Pascal Bilodeau, mais nous espérons qu'un jour, les concepteurs de routes utiliseront notre modèle pour mieux définir les charges auxquelles seront réellement soumises les chaussées. En paramétrant les différentes couches de la chaussée en fonction de ces charges, on pourrait améliorer la durabilité des routes au Québec.»

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cisou9

______________ :_salut:

En paramétrant les différentes couches de la chaussée en fonction de ces charges, on pourrait améliorer la durabilité des routes au Québec.»

Et en France aussi !!! :lol:
Le sautillement est une fonction de la vitesse, pour le réduire il faut donc réduire la vitesse des PL....
CQFD _____ :fada2: _____

VI
Victor

d'après ce qu'ils disent ça serait aussi dû
aux aspérités donc à l'état des routes
Ce qui se mord la queue comme logique

KO
Konique

Bonjour,

C'est une remarque générale dans vos actu: il n'y a jamais de lien direct vers la source (l'article de recherche en l’occurrence), serait-il possible d'avoir cet information ?

Merci!

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POB

Frottez un doigt sur une surface lisse : cela va générer un son, donc une oscillation de l'air, donc une vibration de la peau et de la surface lisse.
Le bruit du roulement des pneus vient lui aussi de deux sources au moins : le cisaillement de la gomme et la vibration liée au glissement du pneu sur la surface de la route.
Rappelez-vous les rainures "anti-aquaplanning" sur nos autoroutes en béton, cela faisait un boucan de tous les diables et cela s'aggravait avec l'usure. Nos crânes d'oeufs remplacèrent donc les rainures transversales bruyantes par des rainures longitudinales... ce qui rendait les motos extrêmement instables et pas mal de motards prirent des gamelles pas possibles, avec des fortunes diverses.
Les crânes d'oeufs mirent donc en place une signalisation particulière mais nos motos restaient très instables, surtout sur le mouillé.
Bande de nazes !
Le roulement des véhicules sur une chaussée fera toujours du bruit et générera toujours des oscillations, dont la fréquence est liée à la vitesse et à la charge, oh la belle découverte !
Les camions écrasent aussi les chaussées comme les trains les ballasts des voies, l'ensemble se déforme de façon plus ou moins élastique mais pas seulement selon un axe vertical, évidemment, d'où d'autres oscillations qui génèrent du bruit et de l'usure.
Re-oh re-la re-belle re-découverte re-!

Si on ajoute la particularité de l'hiver québécois, qui produit des dilatations des chaussées de grande amplitude, donc une usure accélérée, on a LE paramètre le plus important du problème.
Promenez-vous à Montréal au printemps et observez l'état des chaussées, lié aux cycles du dégel : les poules n'ont pas de problèmes de nidification, ni les autruches.
:bieres:
J'ai un souvenir très pénible d'un retour en taxi depuis Laval jusqu'à mon hôtel rue St Paul, après une chirurgie qui m'avait bien fracassée : même avec le respect scrupuleux de la vitesse autorisée, le taxi était secoué comme une moto sur un terrain de cross, et moi comme une bille dans un sifflet, c'était infernal. Si j'avais pu tenir debout, j'aurais pris le bus pour aller jusqu'au métro.

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cisou9

________________ :_salut:

Si j'avais pu tenir debout, j'aurais pris le bus pour aller jusqu'au métro.

Encore faut-il qu'il y ait le métro dans l’agglomération ou ses voisines !!! _________ :fada2: ____

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cisou9

Tiens; Jack et son dada_!! ____________ :fada2: __________