Rétro 1928: Le renouveau de la maison de bois

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La news rétro de ce dimanche nous parle de la mode de la maison de bois à la fin des années 1920.

Avertissement: Cette news rétro retranscrit des connaissances scientifiques, techniques ou autres de 1928, et contient donc volontairement les arguments, incertitudes ou erreurs d'époque.

La maison de bois est à la mode. A l'imitation des américains, des anglais dont les banlieues en voient fleurir d'innombrables spécimens, la construction s'en est répandue en France et se développe d'année en année.

Une vieille et universelle tradition

La génération actuelle éprouve un désir sans cesse grandissant de posséder une maison de campagne : pavillon, cottage ou villa. L'habitabilité souvent malsaine des agglomérations urbaines, la diminution des heures de travail et le « changement d'heure » qui allonge la journée, la semaine anglaise, les congés de plus en plus nombreux, le coût élevé des locations, la cherté des hôtels, maintes autres raisons, y compris la crise du logement, poussent le français moyen à devenir propriétaire ; et cela au moment même où la construction n'est pas précisément bon marché. A ce problème psychologique et financier, la maison de bois apporte sa solution.

Ce n'est d'ailleurs pas une nouveauté : les maisons de bois étaient nombreuses en France aux xve, xvie, xviie siècles ; on en voyait un peu partout, aussi bien en pays basque que dans les régions montagneuses ou forestières de l'Est, en Picardie comme en Artois, comme en Normandie.

Ce n'est pas non plus une particularité nationale ; la maison de bois est bien le type de maison le plus répandu sur la terre. La Suède, la Norvège, la Russie construisent le plus fréquemment en bois, le chalet de Suisse est en bois ; en bois des villages entiers de Hollande ; la campagne des Etats-Unis et du Canada loge dans le bois la majorité de ses habitants. Au Japon, en Chine ce sont des villes entières.

Plus d'avantages que d'inconvénients

La différence fondamentale qui la caractérise est la substitution du bois aux matériaux ordinaires — pierre, briques, moellon — pour la construction des gros murs, mais son aménagement intérieur n'a rien qui ne puisse s'autoriser des procédés et du goût de l'architecture moderne. Or, l'établissement sur un plateau de béton, de murs extérieurs en chêne avec une couche de liège entre double ou même triple paroi, assure un isolement égal à celui que fournissent une cave et un mur de maçonnerie épais de 40 centimètres.

Quant à la forme, quant au style de la maison de bois, l'architecte peut s'inspirer des habitudes, des besoins actuels comme dans toute autre maison ; il peut aussi recourir à la variété des styles régionaux, même en adoptant partout les modes d'assemblages éprouvés.

Avantages de la maison de bois. Le premier avantage de la maison de bois réside dans l'économie qu'elle permet de réaliser. A surface égale, son prix de revient est de 50 à 75 p. 100 moins élevé qu'une construction en maçonnerie ; de sorte qu'on peut la remplacer deux ou trois fois au cours d'un siècle sans dépenser plus, au bout du compte, qu'à construire une maison de briques ou de moellons, et la dépense est répartie sur cent ans. D'ailleurs son entretien par la peinture et le goudron en augmente beaucoup la durée. Autre avantage : la rapidité de la construction; ses éléments étant fabriqués en usine, elle peut être montée en deux mois, y compris tous travaux de peinture et de plomberie. N'ayant pas de plâtre à sécher elle est habitable immédiatement. Son matelas d'air et liège la rend insensible aux variations extérieures de la température. Toujours neuve ou renouvelée, elle ignore les inconvénients antihygiéniques des vieilles maisons.

Objections réfutées. On lui reproche sa sonorité. Est-elle beaucoup plus grande celle des constructions en métal et ciment, si nombreuses aujourd'hui, et d'ailleurs cette sonorité est-elle bien gênante dans une maison particulière? On lui reproche aussi les risques plus grands d'incendie. Les statistiques prouvent que cette crainte n'est justifiée qu'en faible partie et les compagnies d'assurances, si directement intéressées, ne demandent pas des primes beaucoup plus élevées que pour les constructions « en dur ». La seule critique qui porte vraiment, c'est la durée moindre. La dépense moindre y répond.

VI
Victor

J'ai un neveux écolo qui voudrait se lancer
dans la construction tout bio de maison...

Puis question à 1 centimes d'euro

Le Béton est-ce écologique ?
J'ai entendu des pubs disant çà
C'est comme le verre
Indestructible sur 500 ans

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StarDreamer

Le béton de ciment est écologique, sa fabrication moins car elle consomme beaucoup d'énergie.
Par contre, isoler du béton nécessite des matériaux pas très écolos : laines minérales, polytrucs, ...
Ensuite, le ciment n'est pas indestructible car il se micro-fissure avec le temps, et son avantage décrié en début du 20ème siècle par rapport à la chaux -la solidité- n'en est finalement plus un après 1 siècle d'usage.

Pour quelqu'un qui a les moyens, il vaut mieux privilégier une construction en briques de terre cuite (systèmes Monomurs) et isolations pleines en dérivés de bois. Avec un bon architecte et de vrais maçons/entrepreneurs, le coût de la maison devrait être sensiblement le même qu'une maçonnerie classique, le confort, l'écologie et les économies d'énergie en plus.

Sinon, le top reste une maison en bois : écologique, économique et d'un confort absolument incroyable. Et contrairement à ce que l'on croit, il s'avère que ceux qui se sont lancés dans l'aventure ont pu attendre un prix de revient à 75% celui d'une maçonnerie classique.
Le bois est relativement de moins en moins cher que les autres matériaux, regardez le cuivre et l'alu qui augmentent car devenant plus rares, et tous les autres matériaux qui nécessitent d'être chauffés et manufacturés sont dépendants du prix du pétrole, donc augmentent aussi).

En espérant avoir répondu à ta question