Taranis: un nouveau projet d'avion de combat autonome

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BAE Systems, entreprise aéronautique britannique qui travaille depuis plusieurs années sur la conception de drones de reconnaissance aérienne, a lancé en début d'année 2007 son nouveau projet d'avion de combat autonome (Unmanned Combat Air Vehicle, UCAV), financé à hauteur de 124 millions de livres (environ 180 millions d'euros) par le Ministère de la défense britannique.

Ce projet sur quatre ans baptisé "Taranis" a pour objectif de mettre au point et de tester une technologie de démonstration qui pourrait voler sur de longues distances jusqu'à l'intérieur des zones ennemies. Cette initiative rassemble d'autres groupes spécialisés : Rolls Royce qui développe le système de propulsion, Smiths Aerospace qui travaille sur le système électronique embarqué et Qinetiq en charge du système de pilotage autonome avec BAE.

Vue d'artiste du drone Taranis

Taranis devrait posséder des dimensions comparables au BAE Hawk, un avion de combat non autonome utilisé actuellement par la Royal Air Force : environ 12 mètres de long. Ainsi Taranis devrait être le plus grand des avions autonomes jamais conçus. Selon le Dr Thomas Richardson, expert dans ce genre de véhicules à l'Université de Bristol, cet avion sera utilisé pour des missions d'attaque furtive au sol, en phase initiale d'opérations militaires plus larges. Les principales propriétés de vol de l'appareil devraient être :

  • une altitude de vol de 10 500 m sur les longues distances, avant de passer en vol à basse altitude à proximité de sa cible, afin d'éviter les radars ennemis ;
  • une vitesse de pointe de l'ordre de Mach 0,8 (environ 960 km/h) afin de rester en régime subsonique.

Une forte autonomie

Un des points forts de Taranis devrait résider dans son haut degré d'autonomie. En effet, BAE souhaite en faire un appareil intelligent, qui puisse corriger automatiquement ses trajectoires, éviter des menaces extérieures et identifier automatiquement une cible ennemie. C'est pourquoi BAE compte s'appuyer sur les travaux déjà menés à travers ses anciens projets de drones Raven, Corax et Herti. Ainsi, l'avion devrait être programmé pour rester dans un corridor en 3D, avec une limite temporelle réglable lorsqu'il doit sortir du corridor, tout comme l'était Herti ; à proximité de la cible ennemie, sa zone de vol serait alors réduite à une grande cellule virtuelle.

Une faible détectivité

Un autre enjeu du projet Taranis consistera à assurer à cet avion une signature radar minimale en zone ennemie. Dans ce cas, la forme de sa coque ne doit comporter aucune protubérance, ce qui pose un problème quant à l'intégration de son antenne, indispensable à la commande à distance de l'appareil, et quant au positionnement de l'armement. D'ailleurs, les armes utilisées (il s'agira d'armes conventionnelles) seront stockées à l'intérieur de la coque. Le système d'éjection de ces armes, qui doit être fiable et sûr, reste à déterminer.

Un traitement des données autonome

Le système de communication représentera également un facteur prépondérant dans la collecte, le prétraitement et l'envoi des données vers la base de contrôle de l'avion. Afin de résoudre ce problème, BAE Systems a choisi d'utiliser sa technologie ICE (Image Collection and Exploitation) de collecte et d'exploitation d'images (système autonome de récupération d'images haute qualité déjà expérimenté sur les projets Herti et Raven).

Un système de propulsion performant et discret

Le système de propulsion retenu sera fondé sur les turboréacteurs Adour -il s'agit de réacteurs à forte poussée (6500 lb soit 3000 kg), avec un système de contrôle plus fiable et plus simple- conçus par Rolls Royce, qui permettent également de conserver une faible détectivité tout en assurant une propulsion de haute performance.

Un procédé de fabrication optimisé

BAE souhaite mettre au point un procédé de fabrication de Taranis qui soit assez simple pour permettre une production rapide. C'est l'option des matériaux composites qui devrait être choisie, même si BAE voudrait éviter de recourir à des composites pouvant uniquement être moulés dans d'énormes autoclaves dont le coût d'utilisation reste élevé. Le choix de composites paraît cependant judicieux car cela permettrait une fabrication rapide des prototypes, une grande résistance aux chocs et une meilleure légèreté. Quant au coût final d'un tel appareil, il devrait se rapprocher fortement de ceux des avions de combats non autonomes actuels. Le principal argument de vente de Taranis résiderait plutôt dans sa capacité à réduire les pertes humaines lors d'attaques armées.

Ce projet marquera une étape importante dans le développement d'une expertise britannique concernant les véhicules autonomes. Les premiers essais au sol de Taranis devraient être menés début 2009, alors que le premier vol serait réalisé un an plus tard dans les régions désertiques de l'Australie.

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cyrille

en gros il fait tout lui même c'est à dire qu'il est pas controlé par un homme au sol quand il faut tirer?

si c'est le cas j'espere que leur programme est fiable

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StarDreamer

Ils vont sûrement essayer de garder un oeil sur toute la mission.

Pour cela, l'idéal reste une antenne satellite incrustée sur le dos de l'appareil, si possible en communication laser. Ainsi, la comm serait indétectable, et la protubérance de l'antenne -sur le dos de l'appareil- indétectable.

Et puis, au pire, si la communication est coupée, rien n'empêcherait de sortir une antenne escamotable pour repasser en comm classique avec le QG, ce qui n'aurait rien d'inextricable : le fait d'être furtif lors de l'approche est fondamental pour ne pas se faire repérer, mais si une comm est établie dans les derniers kilomètres (en particulier pour valider l'ordre de tir) ce n'est pas bien grave car il serait alors bien trop tard pour l'ennemi pour se retourner.

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halman

Et qui va lui apprendre à piloter à Taranis ?

Des ingénieurs ?

Qui n'ont jamais piloté eux même ?

Les ingénieurs de chez Dassault qui me cause pilotage je suis mort de rire !

Ils ne savent rien de ce qui se passe là haut.

Ca promet de beaux crashs sans que les ingénieurs au sol ne comprennent ce qu'il s'est passé.

Alors qu'un pilote à bord non seulement ne se serait pas mit dans une situation dangereuse, mais lui aurait été capable de s'en sortir.

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PourNotreMonde

halman
Et qui va lui apprendre à piloter à Taranis ?


Des ingénieurs ?


Qui n'ont jamais piloté eux même ?


Les ingénieurs de chez Dassault qui me cause pilotage je suis mort de rire !


Ils ne savent rien de ce qui se passe là haut.


Ca promet de beaux crashs sans que les ingénieurs au sol ne comprennent ce qu'il s'est passé.


Alors qu'un pilote à bord non seulement ne se serait pas mit dans une situation dangereuse, mais lui aurait été capable de s'en sortir.

Tu sais, je crois que tu sous-estime un peu ce bijoux technologique...
Tu dois bien penser qu'il n'y a pas que des ingénieurs, peut-être y a t-il des pilotes qui y travaille en simulation aussi. Et les ingénieurs qui étudie ce genre de chose, rassure-toi, ont un minimum de connaissances à ce sujet.

EX
extrados

p'aise quand ces machines seront dotées d'une intelligence collective ça va faire mal ... quand je pense à " l'IA " par exemple dans le dernier armed assault et que je vois tous ces guss arriver de tous les cotés sans peur , sans foi ni loi ...je me dis vivement un baygon vert pour ce genres d'insectes :fada:

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PourNotreMonde

Le risque majeure c'est la traditionnelle prise de contrôle des machines sur l'être humain, mais on en est pas là... Seulement les futures guerres se résumeront à des jeux vidéos ( très réalistes, certes... ) et ça fait réfléchir, non ?

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cyrille

hum je crois pas du tout

le conflit actuellement se fait entre armée regulière et mercenaires/milice; et la, la techno n'amène pas autant de résultats qu'espéré.

lu dans le popular mechanics que l'armée USA a mis au point un systeme de soldats en réseau: chaque soldat a un petit écran devant un oeil pour se localiser lui est ses copains sur une carte. Le matos informatique est dans son dos. Le soucis c'est que les soldats sur le terrain n'en veulent pas car ils sont inondés par les infos mais n'ont pas la capacité de les traiter.

c'est un peu comme avant le 11 septembre: les US écoutent tout mais pas moyen de faire le tri. Donc fianlement ils entendent encore moins que les autres.

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PourNotreMonde

cyrille
hum je crois pas du tout


le conflit actuellement se fait entre armée regulière et mercenaires/milice; et la, la techno n'amène pas autant de résultats qu'espéré.


lu dans le popular mechanics que l'armée USA a mis au point un systeme de soldats en réseau: chaque soldat a un petit écran devant un oeil pour se localiser lui est ses copains sur une carte. Le matos informatique est dans son dos. Le soucis c'est que les soldats sur le terrain n'en veulent pas car ils sont inondés par les infos mais n'ont pas la capacité de les traiter.


c'est un peu comme avant le 11 septembre: les US écoutent tout mais pas moyen de faire le tri. Donc finalement ils entendent encore moins que les autres.

Bien sûr on en est pas encore à ce stade, mais il y a une forte probabilité pour que l'on s'en rapproche un peu plus dans les années qui suivent...
L'Homme a fait la guerre, c'est déjà honteux, alors que des machines la fasse à sa place, c'est indescriptible.

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halman

PourNotreMonde


halman
Et qui va lui apprendre à piloter à Taranis ?


Des ingénieurs ?


Qui n'ont jamais piloté eux même ?


Les ingénieurs de chez Dassault qui me cause pilotage je suis mort de rire !


Ils ne savent rien de ce qui se passe là haut.


Ca promet de beaux crashs sans que les ingénieurs au sol ne comprennent ce qu'il s'est passé.


Alors qu'un pilote à bord non seulement ne se serait pas mit dans une situation dangereuse, mais lui aurait été capable de s'en sortir.


Tu sais, je crois que tu sous-estime un peu ce bijoux technologique...
Tu dois bien penser qu'il n'y a pas que des ingénieurs, peut-être y a t-il des pilotes qui y travaille en simulation aussi. Et les ingénieurs qui étudie ce genre de chose, rassure-toi, ont un minimum de connaissances à ce sujet.

Un minimum...

Le problème c'est qu'en combat, les connaissances en pilotage, expérience, instinct, inovation de tactiques, c'est un maximum qu'il en faut pour gagner un combat.

Le drone est incapable de se rendre compte si le pilote de l'avion enemi est un débutant ou un expérimenté, s'il bluffe ou non. Et il se fera piéger par la moindre tactique du débutant, la moindre ruse.

Allez expliquer au drone que le pilote de l'avion enemi est un transfuge qui passe du coté du pays du drone, allez lui expliquer de ne pas ouvrir le feu...

Allez expliquer à un ingénieur derriere son pupitre que telle manoeuvre fonctionne en théorie mais que dant tel cas pour telle raison c'est suicidaire... Chose que seule le pilote expérimenté est capable de se rendre compte.

Allez expliquer à l'ingénieur derrière son pupitre de commandes qu'en l'air c'est autrement plus compliqué et subtil qu'au sol, assis dans son fauteuil à appliquer scrupuleusement des théories rarement applicables en pratique.

Ce ne sont pas les ingénieurs qui inovent des nouvelles manoeuvres, des nouvelles tactiques, mais les pilotes en combat.

L'electronique embarquée est en excellent outil, mais ce n'est qu'un outil.

En combat, le hud donne une trajectoire de tir pour le missile, mais pour des tas de raisons que les programmeurs ignorent, le pilote peut se rendre compte que le tir est impossible, ou inversement.

Le pilote est irremplaçable en vol.

Et puis, un drone de combat même pas supersonnique...

Je dois halluciner.

Mais quelle drôle d'idée du combat aérien les ingénieurs doivent ils avoir pour faire un drone de combat subsonique...

La technologie fait des miracles. Mais elle a des limites.

A chaque exercice aérien Datex on constate la même chose : La qualité des Mirage 2000 et Rafale fait parfaitement son oeuvre.

Ils sont extremement efficaces à un contre quatre voir plus.

Mais seulement pendant les premières heures.

Quand les infrastructures au sol, les réseaux, les radars, les awacs, les ravitailleurs sont détruits, alors le pilote se retrouve comme en 1940, il est pratiquement livré à lui même avec un engin bourré d'électronique réduit à un simple avion de chasse supersonique et doivent piloter et combattre comme à l'ancienne.

Les drones auront le même problème.

Dès que les radars, awacs, réseaux électroniques seront détruits, ils ne seront que des machins volants livrés à eux même que même un alpha jet pourra abattre.

Déjà dès 1950 les pilotes d'essais et de chasse étaient inquiets qu'on les remplace par des missiles.

Et sans aviation de chasse pilotée, comment formera t'on les futurs pilotes d'essais et astronautes, puisque les pilotes de chasse sont de très loin les plus compétents et ceux qui réussissent le mieux la formation de pilotes d'essais.

On formera les pilotes d'essais en simulateur ?

On prendra des pilotes de ligne pour essayer des chasseurs supersonniques en combats et en voltige ?

Irréaliste.

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Maulus

non mais une nuée de drone en combat réel c'est mieux que des vrai pilotes.
en reconnaissance c'est moins vrai.

AD
adzo

Ce nouvel engin a quelques similarités avec le b2 spirit vous ne trouvez pas?
J'ai l'impression qu'ils veulent le copier et en faire un meilleur.
ça me semble plus être un défi technologique qu'une réelle nécessité de développer cet engin. ^^
Une volonté de faire ses preuves de prouver sa suprématie.

J'ai lu une petite remarque sur les attentats du 11 septembre aux etats unis.
Croyez vous vraiment que les services secrets américains soient si incompétents?
Effectivement certains services peuvent être déplorables, mais ils ne laissent rien au hazard en ce qui concerne les affaires sérieuses et les élites, les têtes des organisations qui travaillent pour les Etats unis, savent très bien ce qu'ils font.
Malgré que la France et l'Angletterre aient facilement (trop?) repéré ce que mijotaient certaines cellules terroristes qui ne prennaient pas de précautions suffisantes pour se cacher, et les alertes et avertissements précis donnés à la cia par ces deux pays, rien n'a été fait...
Je pense qu'il savaient très bien ce qui allait se passer ceux qui sont à la tête.

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Sheemere

Concernant l'aveuglement par surplus d'information,
ce phénomène est tout aussi vrai que depuis longtemps employé à des fins stratégiques.
L'un des exemples les plus célèbres restant l'Opération Fortitude ayant précédé le débarquement allié en Normandie.

Concernant les événements du 11 septembre,
l'on peut accorder le bénéfice du doute dans les deux situations présentées.
Un groupe terroriste peut-il parvenir à ses fins sans recevoir un coup de pouce, voire être carrément instrumentalisé par sa cible afin de lui offrir quelques arguments lui permettant de justifier certaines interventions critiquables?
Ou bien, la complexification des systèmes de surveillance ne montre-t-elle pas aujourd'hui comme hier, quelles sont nos limites et combien de progrès avons-nous à faire pour être capable de discerner l'intox de l'info réelle?

Concernant l'aptitude des drones autonomes à remplacer efficacement un appareil piloté avec "les fesses",
c'est à dire où le pilote se trouve à son bord et non planqué au sol, je ne mettrais pas ma main au feu que l'homme serait à ce point irremplaçable qu'aucune Intelligence Artificielle ne puisse lui mettre très prochainement la pâtée. Ne serait-ce que pour une raison bien simple, une machine, aussi primaire soit-elle, sera toujours plus résistante soumise à certaines forces, en particulier le nombre de G encaissables, que ne le seront jamais les pilotes les plus entrainés et ceux malgré l'inclinaison des sièges, les combinaisons pressurisées et autres combines permettant de mieux les supporter.

Concernant le domaine de vol limité au subsonique du Taranis,
l'on peu tout autant croire à la farce ou la désinformation, comme dans le cas du B-2 Spirit de Northrop et son bec de bord d'attaque virtuel MagnétoAéroDynamique ou MAD, alors qu'existe désormais le mode de super-croisière, permettant de voler à vitesse supersonique sans employer la post-combustion, comme c'est le cas sur nombre d'appareils de la dernière génération, qu'à la chute de compétence des ingénieurs actuels, incapables de reproduire les exploits techniques de leurs prédécesseurs malgré l'assistance de leurs "super-ordinateurs", en ne pondant que des appareils à peine plus performants que des V1 pourtant élaborés à l'aide d'antiques bouliers et règles à calcul.

Autrement dit,
tout est encore possible puisque le progrès n'est en rien un mouvement inéluctable et à sens unique, ce dernier ne dépendant non pas du fait des hommes mais de la décision d'un seul (qui se peut par ailleurs tout autant être une femme ou tout autre animal ;-)

Quand au risque de voir l'humanité remplacée par quelques mécaniques,
c'est oublier que bien que principalement constitués d'eau et de carbone, nous n'en sommes pas moins doués des mêmes mécanismes que ceux que nous tentons, parfois avec succès, de reproduire grâce à la manipulation de matériaux plus facile à manipuler et surtout à conserver, que ceux utilisés par le frère de l'illustre Fragonard et nos généticiens car si nous pouvions créer des esclaves doués de performances physiques supérieures mais sans les exigences de conforts de leur homologues humains, nous le ferions sans aucune hésitation, quitte à mettre en péril l'avenir de notre propre espèce.

En conséquence,
si péril il y avait, il ne viendrait pas des créations de l'humanité mais des créateurs, c'est à dire dans le cas qui nous préoccupe, de l'homme lui même, comme si son autodestruction était programmée en étant inscrite sans ses propres gènes.