Tramadol et hospitalisation pour hypoglycémie

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L'analgésique opioïde tramadol semble être associé à un risque accru d'hospitalisation pour une hypoglycémie, un problème de santé potentiellement mortel causé par une baisse du taux de sucre dans le sang, selon un rapport publié en ligne par la revue JAMA Internal Medicine.

Le chlorhydrate de tramadol est un opioïde faible dont l'utilisation a augmenté de façon constante dans le monde entier. Toutefois, des préoccupations ont été soulevées au sujet du médicament et du risque accru d'hypoglycémie.

En raison de l'utilisation croissante de cet analgésique sur prescription, des chercheurs de Université McGill et de l'Institut Lady Davis de l'Hôpital général juif à Montréal ont cherché à savoir si le tramadol, comparativement à la codéine, était associé à un risque accru d'hypoglycémie assez grave pour envoyer des patients à l'hôpital.

Les auteurs, dont le Dr Samy Suissa et le Dr Laurent Azoulay, ont analysé une base de données regroupant tous les patients nouvellement traités par le tramadol ou la codéine pour une douleur non cancéreuse, entre 1998 et 2012, en utilisant les renseignements provenant du Royaume-Uni. L'étude comprenait 334 034 patients (28 100 nouveaux utilisateurs du tramadol et 305 924 nouveaux utilisateurs de la codéine), dont 1 105 avaient été hospitalisés pour une hypoglycémie au cours d'une période de suivi moyenne de cinq ans (112 de ces cas ont été mortels).

Les résultats de l'étude indiquent que, comparativement à la codéine, le tramadol était associé à un risque deux fois plus élevé d'hospitalisation pour une hypoglycémie, en particulier au cours des 30 premiers jours d'utilisation de l'analgésique.

« Quoique rare, l'hypoglycémie provoquée par le tramadol est un effet indésirable potentiellement mortelle. L'importance clinique de ces nouveaux résultats exige des investigations supplémentaires », conclut l'étude.

AL
alessandro pendesini

……"Quoique rare, l'hypoglycémie provoquée par le tramadol est un effet indésirable potentiellement mortelle. L'importance clinique de ces nouveaux résultats exige des investigations supplémentaires", conclut l'étude……

Voilà ce qui me semble une excellente façon de noyer le poisson dans l’eau, et cela d’une façon tout à fait « politiquement correcte »…

Ce qu’on oublie de dire c’est que l’industrie (ou multinationales) pharmaceutique est un colossal business ! Pour s’en faire une idée, par exemple, rappelons qu’à l’échelle mondiale, les ventes de psychotropes dépassent les 750 milliards de dollars par an, dont la moitié aux Etats-Unis et un quart en Europe ! En outre, la marge de bénéfices, qui soit dit en passant avoisine le 17%, se situe parmi les plus importantes, toutes industries confondues. Les labos dépensent au moins autant dans la publicité que dans la recherche (soit plus de 60 milliards de dollars par an) et il leur arrive trop souvent de financer de mauvaises études cliniques, mal conduites et pour de mauvais motifs -evitant les pistes qui pourraient justement nous apprendre quelque chose pour leur préférer les expérimentations commerciales destinées, pou l’essentiel, à alimenter leur marketing et non à stimuler le découverte et l’innovation….
Ainsi va le monde, avec, en prime, la bénédiction papale solennelle….. :dead:

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POB

Cette étude n'a pas grand chose de scientifique, c'est de la statistique sur une base que je trouve critiquable.

J'ai été traitée il y a bien des années au Temgésic, un morphinique assez costaud pour pouvoir supporter une sciatique avant de passer sur le billard.
Cet analgésique avait des effets secondaires détestables, avec en plus de gros risques d'addiction. Il a disparu du marché.
J'ai été traitée au Tramadol suite à deux chirurgies lourdes, en 2005 et en 2006. Je n'ai pas observé d'hypoglycémie mais par contre un pénible ralentissement du transit intestinal, avec des douleurs épouvantables quand enfin "c'est passé", et le "passage" dura une bonne heure, un enfer.
J'ai eu aussi deux chirurgies à Montréal en 2007. Je ne sais pas ce que le chirurgien m'avait prescrit mais c'était totalement inefficace à 1cp/12h et très efficace avec 2cp/24h, sauf que j'étais un peu sur un nuage après la prise.
Sans doute un opiacé.
Lors de mes dernières chirurgies (fractures puis retrait du matériel) j'ai refusé les anti-inflammatoires et les analgésiques en perfusion : je ne souffrais pas assez pour m'y résoudre et je tenais à garder une fonction intestinale normale.
Je ne supporte pas bien le paracétamol, qui me donne des nausées et des sortes de malaises. Quand je souffre, (par exemple mon tassement des vertèbres D9, D11 et L1 en 2012 suite à un accident de parapente) je prends de l'aspirine, juste ce qu'il faut et pas un gramme de plus.
:bieres: