Un effet secondaire surprenant de la chimiothérapie

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

C'est un paradoxe que les médicaments utilisés lors de la chimiothérapie de routine pour le cancer du sang puissent résulter en une survie plus longue des cellules cancéreuses. Les chercheurs de l'Université de Bergen (Norvège) proposent une nouvelle forme de traitement pour réparer ce problème.

Depuis des dizaines d'années, les anthracyclines ont été utilisés pour le traitement de différentes formes de cancer, dont la leucémie myéloïde grave. Pourtant, la façon dont les anthracyclines neutralisent les cellules cancéreuses, ou encore pourquoi certains patients deviennent résistants au traitement, restent toujours un mystère.

Un groupe de chercheurs des départements de biomédecine et de médecine a tout d'abord commencé par tuer les cellules leucémiques afin d'étudier les changements de composition protéique. Le but de cette étude était de déterminer quelles sont les protéines les plus probablement responsables de la mort des cellules cancéreuses pouvant être utilisées pour développer des médicaments anticancéreux plus ciblés et moins toxiques. Au cours de ces expériences, les chercheurs ont découvert que les cellules cancéreuses réagissent à la chimiothérapie en produisant des protéines les aidant à survivre. Afin de contrebalancer cet effet, les chercheurs ont ajouté une substance inhibant la synthèse protéique, ce qui a permis d'augmenter l'effet des anthracyclines et de tuer les cellules cancéreuses plus rapidement. Ce nouveau traitement a été testé sur des souris et a démontré que les animaux survivent plus longtemps.

La prochaine étape de ces travaux nécessite une levée de fonds pour effectuer des tests plus poussés afin que cette nouvelle découverte fasse un jour partie du traitement de routine du cancer.

avatar
StarDreamer

C'est étonnant que la description de cette résistance évoque aussitôt celle des antibiotiques... A croire que les cancers réagiraient comme des bactéries, et que la chimiothérapie permettrait de "sélectionner" les cellules qui résistent à la substance de la chimio.

Ou alors, vu que la chimio est -quelque part- l'instillation d'un poison qui doit tuer le cancer avant le patient, peut-être que la prise régulière de la substance provoque une accoutumance/tolérance chez le patient (et son cancer qui, quelque part, est une partie de lui) ?
Cela me rappelle certains personnages de l'antiquité qui prenaient des doses infimes de poisons pour s'immuniser au cas où quelqu'un en verserait de grosses doses dans leur assiette ...

TR
tr

Mithridate, c'est le personnage en question.

Donc, à en croire cette étude, les cellules cancéreuses traitées survivantes vivent plus longtemps ? Ce qui expliquerait les récidives qu'on n'arrive pas toujours à soigner.

avatar
Bozoo

Mais quand on y pense, la chimio ce n'est pas une "réelle" solution

Je m'explique : un cancer c'est bien le developpement anormal par un corp sain (qui l'était) d'un grand nombre de cellule qui ne devrait pas.
Or si on detruit ces cellules qui sont en trop c'est bien, mais on ne resout pas le probleme, non ? le coprs va bien continuer de produire anormalement des cellules ?
Ce qu'il faudrait ce serait un remede "génétique", pour faire en sorte que le corps se remette dans son état d'origine en quelque sorte.

Je sais pas si vous me suivez