Un logiciel prenant le contrôle à distance d'un avion détourné

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Le projet SAFEE (Security of A/C in the Future EuropeanEnvironment) a pour but de renforcer la confiance du public dans l'industrie aéronautique en concevant un système de sécurité avancée pour les avions afin de prévenir n'importe quel type de menace terroriste survenant au cours des vols.

Airbus A340-600

Ce projet lancé en 2004, d'un coût de 36 millions d'euros, dont 19,5 millions financés par la Commission européenne, implique une trentaine d'entreprises et d'instituts de recherche européens notamment Airbus, Siemens et l'Université technique de Munich. Ils étudient et évaluent de nouveaux moyens de prévenir les risques de malveillance pouvant apparaître à bord des aéronefs (cabine, cockpit et soute) et également dans la communication sol-air (manoeuvres de brouillage électronique et de piratage informatique).

Le projet SAFEE a également pour but le traitement des actes de malveillance. Les équipes travaillent à la création d'un logiciel qui permettrait d'assurer le contrôle de l'avion à distance en cas de détournement de l'appareil pour le soustraire à l'emprise de terroristes. Différents sous-projets doivent servir à financer des innovations technologiques en matière de détection des menaces présentes à bord, de programmes intégrés de prévention et de gestion des menaces et de protection des vols vis-à-vis d'attaques extérieures. Le système sera conçu de telle manière que même un "hacker", présent à bord, ne puisse pas le court-circuiter.

Les premiers résultats de ces recherches doivent être présentés en octobre en Grande-Bretagne. Ce logiciel mettrait définitivement fin au débat qui a eu lieu récemment en Allemagne sur la légitimité pour l'armée allemande d'abattre un avion détourné qui serait utilisé comme une arme par des terroristes, comme cela s'est passé le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

MI
michael

Jusqu'au jour au quelqu'un prendra les manettes en main...
Pourquoi ne pas entrer dans l'informatique de l'avion les zones interdites qu'il pourra éviter automatiquement ?

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lincruste

D'accord avec la première phrase, ce procédé ne fait que déplacer la "faille" de sécurité.
Par contre j'ai rien pané à la deuxième phrase.

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eiffel

cela fait peur ! si le systeme qui controle les avions à distance est piraté... même plus besoin de kamikazes !

ce que voulez dire mickael, c'est que l'avion lui-même interdit toute baisse d'altitude en fonction de la zone de vol. Les zones d'approche aux aéroports seraient autorisés, les autres zones, le pilote aurait l'impossibilité de descendre plus bas que 1 km par exemple.

mickael: le pb dans cette solution est que si on attend qu'il n'y ait plus de carburant, aucun logiciel au monde n'empechera l'avion de s'écraser...

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StarDreamer

Non, Michael va sûrement plus loin en proposant des "zones noires" comme les villes, où le survol serait impossible, l'ordinateur détournant l'avion à l'approche de ces zones. Ainsi, même en cas de panne de carburant, impossible de cracher l'avion sur ces zones, l'ordinateur déplaçant l'avion en chute libre à côté.
Ce serait un moindre mal.

Concernant le logiciel de contrôle à distance, ça fait peur car TOUT est piratable : dès le moment où une liaison peut être établie depuis un contrôle au sol, quelqu'un pourra le détourner, soit par voie informatique (le DVD était réputé incassable, souvenez-vous), soit par prise terroriste du centre de contrôle plus simplement.
De même, amener du contrôle informatique dans les commandes de vol rend l'équipage captif d'un bug informatique qui leur coupe tout pouvoir au niveau des commandes, sans personne au sol pour commander.... brrrr...

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corsaire69

Bonjour, en lisant cette news, je ne peux m'empecher de remarquer ce logiciel n'empechera absolument personne de faire exploser une bombe ou de tirer une balle dans la carlingue (d'excellents pistolets automatiques indetectables au scanner des aeroports sont disponibles sur le marché parralèlle).

J'en conclus deux choses :

  • ce logiciel est inutile
  • les concepteurs de ce logiciel ne sont pas des pilotes.

Enfin, qui vivra verra...

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lincruste

@corsaire69 :
Oui, les avions resteraient vulnérables, mais le but de l'opération est d'empêcher des personnes mal intentionnées de s'en servir comme missile.

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John Drake

c'est le pb eternel entre faire confiance à l'homme ou à la machine !!!
les 2 étants faillible...

même si je suis du coté des ordinateurs et pas des pilotes (dans mon boulot)
je prefère quand même laisser le choix final à l'homme...

actuellement, la mode est aux ordinateurs de plus en plus présent dans les avions (comme dans les voitures) donc attention aux bugs...
enfin, je vous rassurre, on passe des heures à tester tout ça...

Sinon, j'ai d'anciens collègues qui bossent sur le programme SAFEE, il y a plein d'axes d'évolutions, et c'est évidement pas simple
(et surtout beaucoup d'intervenants, donc ça bouge pas vite)

je me souviens au début de l'A380, on avait pensé mettre des sytèmes d'empreinte digital pour contrôler l'identité des pilotes dans le cockpit...
puis finalement, ça m'a pas été retenu, la base des empreintes serait trop galère à gérer par les compagnies, car les pilotes changeant d'avions,
il fallait repliquer les bases sur les autres avions, pb de sécurité déplacé, etc...
bon, ça viendra un jour, mais c'était encore un peu tôt...