Une expérience du CERN ouvre la voie aux faisceaux d’antihydrogène

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L’expérience ASACUSA (1) au CERN a réalisé une importante avancée dans le développement d’une technique novatrice pour étudier l’antimatière. À l’aide d’un piège à particules d’un type nouveau, un piège magnétique à étranglement, l’expérience a réussi à produire une quantité significative d’atomes d’antihydrogène en vol. Ces résultats ont été publiés dans la revue Physical Review Letters.

L’antimatière, ou plutôt son absence, demeure l’une des plus grandes énigmes de la science. La matière et l’antimatière sont identiques, à part leurs charges qui sont opposées, et elles s’annihilent au contact l’une de l’autre. Lors du Big Bang, matière et antimatière devraient avoir été produites en quantités égales. Or nous savons que notre monde est constitué de matière : l’antimatière semble avoir disparu. Pour découvrir ce qu’il est advenu de l’antimatière, les scientifiques utilisent diverses méthodes visant à déterminer si une infime différence entre les propriétés de la matière et celles de l’antimatière pourrait apporter un début d’explication.

L’une de ces méthodes consiste à prendre l’un des systèmes les mieux connus de la physique, l’atome d’hydrogène, constitué d’un proton et d’un électron, et à vérifier si son homologue d’antimatière, l’antihydrogène, constitué d’un antiproton et d’un positon, se comporte de la même manière. La difficulté est de créer des atomes d’antihydrogène et de les maintenir hors de portée de la matière assez longtemps pour pouvoir les étudier. Le piège à étranglement d’ASACUSA utilise une combinaison de champs magnétiques pour rassembler les antiprotons et les positons de façon à former des atomes d’antihydrogène ; il leur fait parcourir ensuite un tube à vide où ils peuvent être étudiés en vol. Jusqu’ici, seul un petit nombre d’atomes d’antihydrogène a été produit de cette façon, mais le but ultime de l’expérience est d’en produire en quantité suffisante pour qu’on puisse étudier leur comportement de manière approfondie à l’aide de micro-ondes.

La technique d’ASACUSA est complémentaire de celle de l’expérience ALPHA, dont les récents résultats ont été publiés dans la revue Nature le 17 novembre (Voir notre news). Les méthodes utilisées pour créer de l’antihydrogène s’appuient sur des techniques mises au point par une troisième expérience menée au CERN, ATRAP, qui a été à la pointe des techniques de piègeage dans les années 1990 et qui travaille également sur des méthodes pour piéger l’antihydrogène.

« Avec ces différentes méthodes servant à produire de l’antihydrogène en vue de l’étudier, l’antimatière ne va pas tarder à nous révéler ses secrets », a déclaré Yasunori Yamazaki, du centre de recherche japonais RIKEN, l’un des chefs d’équipe de la collaboration ASACUSA.« Nous avons encore du chemin à faire, mais nous sommes heureux de voir comme cette technique fonctionne bien. »

Le CERN est le seul laboratoire au monde à exploiter une installation spécialisée dans les antiprotons de basse énergie. En 1995 déjà, c’est au CERN qu’avaient été produits les neufs premiers atomes d’antihydrogène. Puis, en 2002, les expériences ATHENA et ATRAP ont démontré qu’il était désormais possible de créer de l’antihydrogène en grandes quantités, ouvrant ainsi la voie à la réalisation d’études approfondies dans ce domaine. Aujourd’hui, les expériences à antihydrogène du CERN semblent bien parties pour percer les mystères de cet insaisissable atome.

Note:

(1) ASACUSA est une expérience auprès du Décélérateur d’antiprotons (AD)du CERN, où sont étudiées les propriétés de l’antimatière. Jusqu’à présent, l’axe principal du programme de recherche d’ASACUSA a été la création et l’étude d’atomes exotiques, les atomes d’hélium antiprotonique. L’hélium que nous connaissons possède deux électrons en orbite autour d’un noyau. Dans un atome d’hélium antiprotonique, un électron a été remplacé par un antiproton. Étudier des atomes de ce genre a permis à ASACUSA de mesurer la masse des antiprotons avec une très grande précision. Au total, cinq expériences utilisent les faisceaux d’antiproton de basse énergie du Décélérateur d’antiprotons. ALPHA et ATRAP se consacrent à l’étude des atomes d’antihydrogène. L’expérience AEgIS, en cours de construction, étudiera l’influence de la gravité sur l’antimatière, tandis que l’expérience ACE vise à évaluer l’efficacité des antiprotons en tant que traitement éventuel de certaines formes de cancer.

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StarDreamer

C'est vrai que le mystère de la dualité matière/antimatière m'a toujours intrigué !
Mais surtout au niveau des conséquences que cela entraîne....

Explication : en se basant sur la théorie la plus consensuelle, il faudrait penser que le bigbang a produit une quantité égale de matière et d'antimatière, mais qu'une différence minime dans les paramètres physiques a fait en sorte qu'il y ait juste un petit peu plus de matière que d'antimatière, et qu'au final seul ce delta de matière soit resté.
Eu égard à la quantité de matière globale dans l'univers (qui n'est pas rien), cela signifierait que la quantité de (anti)matière générée par le bigbang est alors franchement fabuleuse !!!
Et si la différence se situe à quelques morceaux de pourcent, la quantité d'énergie libérée par l'annihilation est alors elle aussi fabuleuse ... où est passée toute cette énergie, alors ?
C'est alors la vraie question à se poser, il me semble ....

VI
Victor

la dissymétrie est de 1 pour 10E9 ça donne de la place à l'imagination notamment la matière noire

DJ
djipe

C'est pas trop mon domaine mais ça m'intrigue tout de même...

D'ailleurs, j'ai une questions :
Que se passe-t-il si un antihydrogène et un hélium se rencontrent ?
Est-ce que ça produit un hydrogène ?

VI
Victor

ça casse certainement le noyaux d'hélium est ça donne des neutrons thermiques et peut être du deutérium ou du tritium instable

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cisou9

djipe
D'ailleurs, j'ai une questions :
Que se passe-t-il si un antihydrogène et un hélium se rencontrent ?
Est-ce que ça produit un hydrogène ?

:_salut: Cela fait une micro explosion avec un micro dégagement d'énergie.
Peut-être aurais-je du parler de nano explosion.

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StarDreamer

Victor
la dissymétrie est de 1 pour 10E9 ça donne de la place à l'imagination notamment la matière noire

Je pensais justement à ça ... énergie sombre, matière noire, cake au lard :rD, ...etc...

Plus sérieusement, cela représente une énergie formidable qui a bien du se dissiper quelque part.
Je n'imagine pas que ce soit les photons dans lesquels nous baignons, ni le fond diffus.
Peut-être une immense onde d'énergie qui englobe l'univers et s'éloigne toujours ?
(et inaccessible à l'observation car l'inflation la mets hors de la portée de nos instruments)

Peut-on éventuellement imaginer que les lois ou contraintes physiques n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui et que les duaux matière/antimatière auraient pu fusionner au lieu de s'annihiler à cette époque, pour former peut-être cette masse/énergie manquante (enfin invisible) qu'on essaie d'appeler énergie noire ou matière sombre ??

Niveau imagination, c'est ouvert à 360°

VI
Victor

Déjà l'idée même de grande inflation la taille de l'univers multiplié par 10E40 en qq secondes c'est un truc inimaginable avec notre physique du XXI iéme siècle

WA
waltokran

Question bête : comment fait-on pour différencier matière et anti-matière dans les observations astronomique ?
Si l'hydrogène et l'anti-hydrogène sont symétriques, les raies d'absorption doivent également être identiques, non ?
Les lois de la gravitation doivent être les mêmes et une étoile constituée d'anti-hydrogène devrait ressembler à une étoile comme la nôtre ? :_grat:

Deuxième question et je vais me coucher :siffle: : a-t-on trouvé de l'anti-matière dans l'Univers et si oui, sous quelle forme ? Des nébuleuses, des galaxies, ... ?

Et est-ce que ces parcelles d'anti-matières sont réparties uniformément ou localisées à certains endroits ?

Merci :jap:

TV
tvd9999

Si de l'antimatiere existe de facon stable (atomes , molecules , cellules) dans l'univers il y a peu de chance de pouvoir determiner de loin si c'en est car chimiquement elle devrait avoir des propriétés homologues

Il se peut que la distribution entre matiere et antimatiere aie été completement inhomogene au depart spécialement car l'antimatière et la matiere sont souvent émises dans des directions opposées

Et donc il se peut que certaines parties de l'univers soient constituées exclusivement d'antimatière

VI
Victor

Il parait qu'on a déjà observé des trous gigantesques qui sont plus froids que le reste de l'univers... Une observation faite sur le fond de rayonnement qui a un comportement légèrement différent dans ces zones plus froides... Alors pourquoi ne pas imaginer des zones d'antimatière... Au point de vue comportement avec le rayonnement, il n'y aucune différence entre la matière et l'antimatière... Lien vers cette news de 2007 viewtopic.php?f=19&t=9818&p=51979&hilit=Trou+froid#p51979

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bongo1981

tvd9999
Si de l'antimatiere existe de facon stable (atomes , molecules , cellules) dans l'univers il y a peu de chance de pouvoir determiner de loin si c'en est car chimiquement elle devrait avoir des propriétés homologues

Tout à fait.

tvd9999
Il se peut que la distribution entre matiere et antimatiere aie été completement inhomogene au depart spécialement car l'antimatière et la matiere sont souvent émises dans des directions opposées

Ca reste à prouver. Il y a bien une violation de la symétrie CP, mais tu ne peux pas reposer sur cette violation pour expliquer cette distribution.

tvd9999
Et donc il se peut que certaines parties de l'univers soient constituées exclusivement d'antimatière

Les anti-étoiles doivent de toute manière émettre des anti particules sous la forme de vent solaire. Des phénomènes plus énergétiques émettent également des particules sous la forme de rayon cosmique. Donc il devrait y avoir la même chose dans la version anti matière.
Or, l'étude des rayons cosmiques montrent qu'il n'y a pas de particules d'antimatière. Si de l'anti matière est émise dans les rayons cosmiques, alors elle doit s'annihiler quelque part. Or nous n'observons pas le spectre particulier de ces annihilations.

Donc conclusion, il n'y a pas d'anti étoile, donc une dissymétrie matièer antimatière.

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kum

Excuse moi Bongo,
Mais j'ai un léger problème avec ton post ...

bongo1981
Donc conclusion, il n'y a pas d'anti étoile, donc une dissymétrie matièer antimatière.

Mais à la base il y avait bien le même nombre de particule que d'anti-particule non ?
Est il alors juste de parler de dissymétrie? l'anti matière ne serait pas simplement autre-part ?
Ici j'ai un article(https://cosmosgate.free.fr/index.php?page=antimatiere) qui dit qu'à haute température les particules et anti-particules réagiraient différemment ce qui expliquerait PEUT ETRE la dissymétrie mais bon, dans ce cas la, je ne vois pas pourquoi la matière aurait un meilleur sort que son opposé ^^"

TV
tvd9999

quand je considere que des parties de l'univers pourraient etre exclusivement de l'antimatiere je pense surtout à la partie de l'univers qui serait de l'autre coté du "point d'origine" du big bang (bien que pour certains il n'y aie pas de centre de l'univers)
Nos appareils ne voient pas plus loin que 15 milliards d'années lumières et en tout cas pas aussi loin que ce point d'origine et donc nous ne voyons pas ce qui a été émis de l'autre coté de ce point
Ceci bien sur en considérant une totale inhomogenéité d'émission d'ailleurs néccessaire à une survie de l'antimatière ainsi que de la matière bien sur car sinon il faudrait considérer soit que notre environnement est en danger soit que la balance matiere anti-matiere n'était pas équilibrée ce qui remet en question bien des principes

VI
Victor

Petit court de cosmologie sur le big-bang nous ne somme pas dans une sphère 3D qui gonflerais dans un espace 4D mais dans un espace 4D dont la surface est notre présent...Alors donner un centre à l'intérieur de la sphère d'expansion n'a pas de sens

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bongo1981

kum
Excuse moi Bongo,
Mais j'ai un léger problème avec ton post ...


bongo1981
Donc conclusion, il n'y a pas d'anti étoile, donc une dissymétrie matièer antimatière.


Mais à la base il y avait bien le même nombre de particule que d'anti-particule non ?

Oui il y avait une symétrie matière antimatière (en supposant qu'au tout début, il n'y avait pas de matière et pas d'antimatière, mais que de l'énergie).

kum
Est il alors juste de parler de dissymétrie?

Oui parce que l'on ne voit pas d'antimatière dans les rayons comsiques, ni de zone d'annihilation. (cf mon poste précédent).

kum
l'anti matière ne serait pas simplement autre-part ?

Où alors ?
Supposons que l'antimatière est ailleurs, dans ce cas, il existe une zone frontière entre matière et antimatière. Et forcément ces zones doivent émettre des rayons gamma suivant un spectre très particulier.

kum
Ici j'ai un article(https://cosmosgate.free.fr/index.php?page=antimatiere) qui dit qu'à haute température les particules et anti-particules réagiraient différemment ce qui expliquerait PEUT ETRE la dissymétrie mais bon, dans ce cas la, je ne vois pas pourquoi la matière aurait un meilleur sort que son opposé ^^"

En raison d'une différence de comportement entre matière et antimatière à haute température.

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bongo1981

tvd9999
quand je considere que des parties de l'univers pourraient etre exclusivement de l'antimatiere je pense surtout à la partie de l'univers qui serait de l'autre coté du "point d'origine" du big bang (bien que pour certains il n'y aie pas de centre de l'univers)

Je t'arrête tout de suite c'est faux ce que tu dis. Le big bang n'est pas l'expansion de l'univers dans un espace préexistant, c'est l'espace qui est en expansion. Sinon tu rencontres des problèmes. Par exemple comment tu peux avoir des points plus loin que 13 milliards d'années lumière de nous alors que l'univers n'a que 13 milliards d'années ? Rien ne peut se déplacer plus vite que la lumière.

tvd9999
Nos appareils ne voient pas plus loin que 15 milliards d'années lumières et en tout cas pas aussi loin que ce point d'origine et donc nous ne voyons pas ce qui a été émis de l'autre coté de ce point

Si la lumière ne peut pas aller plus loin, comment la matière peut allez plus loin dans ce cas là ?

tvd9999
Ceci bien sur en considérant une totale inhomogenéité d'émission d'ailleurs néccessaire à une survie de l'antimatière ainsi que de la matière bien sur

En considérant ou en supposant ? Dans ce cas il faut montrer une expérience de ce genre et montrer que c'était ce genre de ce phénomène qui se produisait.
Ensuite, ton raisonnement semble bancal parce que tu n'expliques pas pourquoi à l'endroit frontière, il n'y a pas de rencontre matière antimatière.

tvd9999
car sinon il faudrait considérer soit que notre environnement est en danger soit que la balance matiere anti-matiere n'était pas équilibrée ce qui remet en question bien des principes

????

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bongo1981

Victor
Petit court de cosmologie sur le big-bang nous ne somme pas dans une sphère 3D qui gonflerais dans un espace 4D mais dans un espace 4D dont la surface est notre présent...Alors donner un centre à l'intérieur de la sphère d'expansion n'a pas de sens

ça me semble obscur.

WA
waltokran

bongo1981
Si la lumière ne peut pas aller plus loin, comment la matière peut allez plus loin dans ce cas là ?

Rien ne nous empêche de concevoir qu'il y a de la matière à 1000 milliards d'année-lumière de nous... seulement la lumière qui en provient ne nous est pas encore parvenue. Non ?

VI
Victor

Non on suppose que toute la lumière + Matière observable n'a que 13.7 milliards d'annése... Par contre il existe au delà de la sphère observable possible de 13.7 milliard d'années lumière l'ailleurs absolu dont nous ne pouvons absolument rien dire

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bongo1981

waltokran
Rien ne nous empêche de concevoir qu'il y a de la matière à 1000 milliards d'année-lumière de nous... seulement la lumière qui en provient ne nous est pas encore parvenue. Non ?

Tout à fait.
Tout dépend du modèle que tu considères.

La remarque que je faisais s'inscrit dans l'hypothèse d'un espace statique dans lequel se fait le Big Bang. J'ai montré en quoi cela n'a pas de sens.

Dans le cadre théorique actuel, faisant concensus, celui de la théorie du Big Bang, nous avons un espace dynamique, qui peut tout à fait subir une expansion plus rapide que la vitesse de la lumière sans pour autant que localement la matière se meut à une vitesse très inférieure.

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bongo1981

Victor
Non on suppose que toute la lumière + Matière observable n'a que 13.7 milliards d'annése... Par contre il existe au delà de la sphère observable possible de 13.7 milliard d'années lumière

Que l'on appelle horizon cosmique (au delà on ne voit rien puisque la lumière n'a pas eu le temps de nous atteindre).

Victor
l'ailleurs absolu dont nous ne pouvons absolument rien dire

Et dont nous ne serons jamais rien, si l'expansion continue.
Si l'expansion s'accélère (et c'est ce que confirment les observations des supernovae), nous ne verrons plus les objets les plus éloignés que nous voyions.

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StarDreamer

C'était un peu la question que je posais vers le début du post : au-delà de l'horizon cosmique, il y a de la matière qui s'y trouve car "amenée" par l'inflation. Cette matière n'est pas observable, et à priori ne le sera jamais.

Pourrait-on imaginer que l'anti-matière se trouve justement au-delà de cet horizon, pourrait-on dire en bordure de la surface de notre univers (toujours non observable car trop distant) ?
Même en cas de collision permanente matière-antimatière, le rayonnement gamma ne pourrait pas nous parvenir, surtout si l'inflation continue.

Une idée comme une autre.

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bongo1981

StarDreamer
Pourrait-on imaginer que l'anti-matière se trouve justement au-delà de cet horizon, pourrait-on dire en bordure de la surface de notre univers (toujours non observable car trop distant) ?

On peut l'imaginer, cependant ça soulève d'autres problèmes :

  • imagine qu'une région subisse l'inflation, donnant une région comme le notre (dominée par la matière). Dans ce cas, quel phénomène permet de concentrer autant de particules de matière dans une minuscule région devenant l'univers observable ? Les phénomènes mis en jeu doivent être extrêmement assymétrique (1e80 baryons et 0 baryon seulement dans notre région observable).
  • Comment expliquer le rapport de force entre les photons du rayonnement fossile au nombre de baryons (1e9 comme l'a dit Victor) ?

Le plus simple serait d'invoquer un phénomène faiblement assymétrique.

StarDreamer
Même en cas de collision permanente matière-antimatière, le rayonnement gamma ne pourrait pas nous parvenir, surtout si l'inflation continue.


Une idée comme une autre.

Intéressant, mais ça implique plus de problèmes que ça n'apporte de solution.

AL
alexzero

bonjour,

Je m’intéresse beaucoup au LHC et je me pose quelques questions.
Suite a cette expérience, peut on imaginer des faisceaux d'anti-protons dans le LHC?
Cela aurais il un intérêt malgré le fait que les anti-protons sont sensés réagir comme leurs anti particule?

merci

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StarDreamer

bongo1981


StarDreamer
Pourrait-on imaginer que l'anti-matière se trouve justement au-delà de cet horizon, pourrait-on dire en bordure de la surface de notre univers (toujours non observable car trop distant) ?


On peut l'imaginer, cependant ça soulève d'autres problèmes :


  • imagine qu'une région subisse l'inflation, donnant une région comme le notre (dominée par la matière). Dans ce cas, quel phénomène permet de concentrer autant de particules de matière dans une minuscule région devenant l'univers observable ? Les phénomènes mis en jeu doivent être extrêmement assymétrique (1e80 baryons et 0 baryon seulement dans notre région observable).
  • Comment expliquer le rapport de force entre les photons du rayonnement fossile au nombre de baryons (1e9 comme l'a dit Victor) ?

Le plus simple serait d'invoquer un phénomène faiblement assymétrique.


StarDreamer
Même en cas de collision permanente matière-antimatière, le rayonnement gamma ne pourrait pas nous parvenir, surtout si l'inflation continue.


Une idée comme une autre.


Intéressant, mais ça implique plus de problèmes que ça n'apporte de solution.

Effectivement, ce n'est pas évident.
Et je me rends bien compte qu'un paquet de monde doit se poser ce genre de questions !

Ce que je constate surtout, c'est que je n'ai pas une vision assez développée de la topologie cosmologique ; j'en suis resté au modèle inflationniste "scolaire", et je n'arrive pas à avoir une assez bonne représentation de nos connaissances.
Je dois arriver à mieux "visualiser" tout cela, afin -à la fois- de mieux comprendre mais aussi mieux me faire comprendre...
... pffff... à quand les prothèses cybernétiques cervicales "Einsten MC2+" ?

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bongo1981

StarDreamer
Effectivement, ce n'est pas évident.
Et je me rends bien compte qu'un paquet de monde doit se poser ce genre de questions !


Ce que je constate surtout, c'est que je n'ai pas une vision assez développée de la topologie cosmologique ; j'en suis resté au modèle inflationniste "scolaire", et je n'arrive pas à avoir une assez bonne représentation de nos connaissances.

Parce que c'est plus ou moins la limite de nos connaissances. Tout ce qui va au delà est loin d'être un concensus.
La théorie de l'inflation ne remporte pas l'adhésion de tous, de plus, il en existe des ramifications importantes.

StarDreamer
Je dois arriver à mieux "visualiser" tout cela, afin -à la fois- de mieux comprendre mais aussi mieux me faire comprendre...

Pour ça, il n'y a pas de méthodes, il faut lire des articles, acheter des ouvrages, communiquer avec des gens du milieu, notamment lors d'expo, conférence, portes ouvertes.

StarDreamer
... pffff... à quand les prothèses cybernétiques cervicales "Einsten MC2+" ?

Ca serait bien ennuyeux, on prendrait la relativité (ou tout socle théorie du paradigme actuel), et on la garderait comme bible même si elle mène à une impasse
Dans la recherche, il est important que les gens puissent remettre en question ce que leurs pères ont fait.

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StarDreamer

bongo1981


StarDreamer
Je dois arriver à mieux "visualiser" tout cela, afin -à la fois- de mieux comprendre mais aussi mieux me faire comprendre...


Pour ça, il n'y a pas de méthodes, il faut lire des articles, acheter des ouvrages, communiquer avec des gens du milieu, notamment lors d'expo, conférence, portes ouvertes.

Par visualisation, j'entends surtout à me représenter mentalement les différents paradigmes des théories (astro)physiques.
Je lis beaucoup et ma formation culturelle se poursuit sans cesse. Mais il faut arriver à donner des images aux théories.
Tout autant est-il aisé de parler de relativité, autant il est dur de se représenter -de "s'imager" dirais-je, donner une forme- ce que cet univers est réellement. Et il m'a fallu du temps, plus loin que mes études, pour bien l'appréhender.

Cela me rappelle la belle discussion qu'on avait eu sur la gravité au centre de la terre, et la forme du gradient en son sein. Toujours cette volonté d'arriver à se représenter le truc.
J'avais bien aimé les interventions/intervenants, et je dois avouer que c'est toujours un plaisir d'échanger avec toi sur le sujet !

Ami Bongo ! :bieres:

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bongo1981

StarDreamer
Par visualisation, j'entends surtout à me représenter mentalement les différents paradigmes des théories (astro)physiques.

Ce n'est pas toujours possible, et là... il faut se laisser guider par les mathématiques.

StarDreamer
J'avais bien aimé les interventions/intervenants, et je dois avouer que c'est toujours un plaisir d'échanger avec toi sur le sujet !


Ami Bongo ! :bieres:

Merci pour ton message de soutien, ça me touche :)
Ca me fait également très plaisir d'échanger avec toi, et d'autres du forum. Mais je t'avoue que quand je vois des trolls... ça ne me motive vraiment pas.