Une ligne directrice simple réduit l'usage des antibiotiques

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Au cours des deux dernières décennies, la surutilisation d'antibiotiques et la résistance à ceux-ci sont devenues des menaces importantes. À la suite d'une poussée d'infections au Clostridium difficile, souvent la conséquence de l'utilisation d'antibiotiques, les professionnels des soins de santé du Québec ont mené une campagne d'éducation ciblant les médecins et les pharmaciens qui a permis de réduire l'utilisation d'antibiotiques chez les patients en clinique externe. Le succès de la campagne est le sujet d'une étude publiée dans Clinical Infectious Diseases par le docteur Karl Weiss, microbiologiste et infectiologue de l'Université de Montréal et de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le ministre de la Santé du Québec et le Conseil du médicament du Québec (aujourd'hui l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux  - INESSS) ont collaboré avec des médecins et pharmaciens désignés pour concevoir des lignes directrices visant à améliorer les pratiques de prescription. Émises pour la première fois en janvier 2005, ces lignes directrices mettaient l'accent sur l'utilisation appropriée des antibiotiques, notamment le fait de ne pas prescrire d'antibiotiques lorsqu'on soupçonne une infection virale et le choix de la durée de traitement la plus brève possible. Environ 30 000 exemplaires imprimés des recommandations originales ont été distribués à tous les médecins et pharmaciens du Québec. De plus, 193 500 exemplaires ont été téléchargés à partir du site Web du Conseil du médicament. (Les versions courantes des lignes directrices sont offertes en ligne sur http://www.inesss.qc.ca/index.php?id=49)

Pendant la première année de distribution des lignes directrices, le nombre de prescriptions d'antibiotiques pour des patients en clinique externe a diminué de 4,2 pour cent au Québec. Dans les autres provinces canadiennes, le nombre de ces ordonnances a augmenté de 6,5 pour cent pendant la même période.

Selon le docteur Karl Weiss, « il est possible de réduire la consommation d'antibiotiques lorsque les médecins, pharmaciens, gouvernements et autres instances travaillent ensemble pour atteindre un but commun. C'est la clé du succès : le fait que chacun s'engage et s'exprime à l'unisson. »

Le docteur Weiss a ajouté : « Des lignes directrices simples, brèves et faciles à utiliser influencent les médecins lorsqu'elles sont consultables facilement. Le Web est un outil de plus en plus important pour atteindre notre auditoire et devrait dorénavant être utilisé. Grâce aux appareils électroniques de poche offerts à tous les professionnels de soins de santé, ces lignes directrices téléchargeables sont accessibles et peuvent être utilisées en tout temps et en toute circonstance. »

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franckpiton

Je suis très loin d'être un catho, mais cela me fait penser que le principale pécher de nos sociétés, c'est la gourmandise!
Les antibiotiques, le pétrole, le nucléaire, la nourriture, le bois, les bisons ect, ect... On à accès à un truc et au lieu de se dire, tient ce liquide noir est visqueux qui s’enflamme facilement et qui peut permettre de fabriquer plein de chose, on va l'utiliser avec parcimonie pour en avoir le plus longtemps possible; au lieu de cela, on se gave comme des porcs et quand le robinet ne coule plus on se bat pour lécher les flaques. Pour les antibiotiques idem, on en bouffe pour le moindre rhume, on en donne au porc et au poulet pour qu'ils supportent leurs conditions d'élevages et quand ça ne marche plus on pleure comme des héroïnomane en manque.

Je croit que l'on est une bande de criquet.

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StarDreamer

+1

C'est ce qui me désole en ce monde...
... le manque de vision à long terme.

Je peux en rajouter ?

  • Les pêcheurs qui se ruent sur les thons au lieu de conserver et "d'élever" des cheptels (barrer "thon" et mettre un autre nom de poisson, ça marche aussi).
  • Les forêts qui s'agrandissent en France, mais où on plante des essences pour des raisons écolos-idéologiques, et pas des bois qui pourraient se valoriser (menuiserie, ébénisterie, ...) ; avec l'autre extrême où des zones sont peuplées uniquement d'espèces sur-valorisées et qui s'écroulent comme un rien à la moindre tempête (des arbres hauts et droits, plantés en carrés entrant facilement en résonance, sur des sols instables car sableux, en bordure de côtés... ça ne vous rappelle rien ?).
  • ...etc....

Mouais ... quand on trouve un carton de gâteaux, on va s'en gaver toute la soirée à en être malade, au lieu de se savourer un seul biscuit chaque soir avec sa tisane pendant très longtemps.

J'adore l'analogie avec les criquets........

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franckpiton

Cela n'a pas vraiment de rapport avec notre situation mai c'est amusant à savoir. Les criquets sorte de terre à peut près en même temp et suivant leur nombres au m², il vont soit adopter un comportement solitaire ou, au dessus d'un nombre critique se grouper et se déplacer en nué.

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QJ

Je dirais que nous sommes plus proches des rats.

Les comportements en surpopulation sont relativement similaires.

Bien que j'ai plus d'estime pour ces animaux que pour certains de mes congénères.

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franckpiton

Allons allons messieurs, reprenez vous ! La vie est belle tout de même.