Une révolution dans le domaine de l'énergie solaire

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Des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et de l’Université de Stanford ont développé et testé à Lausanne des cellules photovoltaïques de nouvelle génération. Une révolution dans le domaine et une première mondiale en termes de technologie, qui fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Photonics.

"Un nouveau paradigme dans la manière de capter la lumière et de la transformer en énergie électrique." Professeur à l’EPFL et concepteur du système de cellules solaires à colorants, Michael Grätzel décrit en ces termes la découverte de son équipe et de ses partenaires de Stanford, Berkeley et GeorgiaTech. Grâce à l’adjonction d’un second colorant, les cellules solaires sont désormais capables de réagir à une plus grande partie du spectre lumineux.

Couramment désigné sous le nom de cellules solaires de Grätzel en référence à leur concepteur, le système voit le jour au début des années 90. Le professeur de l’EPFL développe un système à base de colorants qui, comme la chlorophylle naturelle, sont stimulés par la lumière et génèrent des charges électriques. La technique permet de produire des cellules solaires particulièrement efficaces en faible luminosité et à moindre coût – un enjeu capital qui compense largement le rendement légèrement plus faible que les cellules traditionnelles.

En introduisant un nouveau colorant dans les cellules solaires organiques «de Grätzel»,
Les chercheurs de Stanford et de l’EPFL ont considérablement amélioré le système.
Grâce au pérylène, la cellule solaire est désormais sensible à une plus grande partie
du spectre lumineux – le rouge, le vert et le bleu.
Elle produit donc plus d’énergie pour une même quantité de lumière.
La technique est inspirée de la photosynthèse des plantes.

Améliorer le rendement

Les colorants utilisés par Michael Grätzel, appelés phthalocyanines, ne sont sensibles qu’à une partie restreinte du spectre lumineux. Les recherches menées conjointement entre les chercheurs de l’EPFL et leurs confrères américains permettent d’étendre la sensibilité spectrale de la cellule aux parties rouges, vertes et bleues de la lumière visible. Et donc d’en améliorer l’efficacité. Cela est rendu possible grâce à l’adjonction de nouveaux colorants, les pérylènes.

Les pérylènes ne génèrent pas directement de charge électrique. Mais ils réagissent aux parties bleues et vertes du spectre lumineux. Ils communiquent leur énergie aux phthalocyanines, qui à leur tour transmettent une charge électrique. Sans l’assistance de ces nouveaux colorants, les phthalocyanines seules ne réagiraient qu’à la partie rouge du spectre. «Il n’est pas possible pour un seul colorant d’être sensible à l’entier du spectre lumineux, précise Khaja Nazeeruddin, chercheur dans l’équipe de Michael Grätzel. D’où l’incorporation d’un second colorant. C’est une première mondiale.»

Une technologie inspirée de la nature

Ce mode de transfert d’énergie indirect s’inspire des modèles naturels. Dans le processus de la photosynthèse des plantes, certaines molécules de chlorophylle émettent des signaux, que d’autres reçoivent avant que se mettent en route des processus de transfert de charges électriques. «Il s’agit de ce que l’on appelle des transferts d’énergie par interactions dipolaires, explique Michael Grätzel. Jusqu’à présent, les colorants de nos cellules avaient pour unique rôle de générer directement les charges électriques.» .

Pour l’heure, le modèle a été testé dans les laboratoires de l’EPFL par l’équipe de Michael Grätzel et Brian Hardin, chercheur de Stanford. Avec des résultats plus qu’encourageants. Le transfert de charge est ainsi amélioré de 26%, comparé à un système basé sur la seule phthalocyanine. «Nous avons de nombreuses perspectives pour améliorer le modèle dans le futur, explique Khaja Nazeeruddin. Nous pouvons jouer sur les parties sensibles du spectre lumineux, ou envisager un système à trois ou même quatre colorants.»

Cette découverte est le premier résultat d’un récent partenariat entre l’EPFL, Stanford, Berkeley et GeorgiaTech. Le projet, appelé CAMP et centré à Stanford, vise à améliorer le rendement et la pérennité des cellules solaires moléculaires, et à développer des techniques de production à bas coût. CAMP est financé par l’université des sciences et des technologies du Roi Abdullah d’Arabie Saoudite, à hauteur de 27 millions de francs suisses sur 5 ans – à l’EPFL l’équipe de Michael Grätzel devrait récupérer environ 2.2 millions de francs pour ses recherches à Lausanne.

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Maulus

+26%
allait encore encore !!!

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houri smail

Ce sera le miracle du siècle. Une énergie propre, quasi gratuite et silencieuse.

C’est aussi une révolution dans le domaine de la protection de l’environnement. Une alternative aux sources d’énergie classiques polluantes et à haut risque. Par la décentralisation et l’utilisation individuelle autonome, cette forme d’énergie contribuera efficacement à réduire l’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Grâce aux progrès réalisés dans le domaine de la technologie des énergies propres, notamment par la production et l’amélioration du rendement des cellules photovoltaïques de nouvelle génération, elle se démocratisera rapidement pour envahir tous les foyers. Ce sera peut-être la fin des centrales thermiques et nucléaires pour les générations futures. Ce sera le miracle du siècle. Une énergie propre, quasi gratuite et silencieuse. :clapclap:

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$$$

Le solaire est clairement l'avenir, avec l'éolien et le maritime en appui.
Vivement qu'on se débarrasse du pétrole.

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QJ

Merci pour la news.

Mais... L'article ne dit pas quel est le rendement global.
Une amélioration de 26 % certes mais par rapport à quoi ???

On est probablement loin du rendement des cellules multi-jonctions utilisée dans le spatial.
Mais que les écologistes bon teint ne se jettent pas par la fenêtre du rez-de-chaussée.
Dans le spatial, et si j'ai bonne mémoire, 1 m^2 de cellules photovoltaïques multi-jonctions,
c'est de l'ordre de 250000 euros... (A vérifier mais c'est l'ordre de grandeur)

Sachant cela, on comprends mieux la démarche des chercheurs:
Diminuer les couts de plusieurs ordres de grandeur, pour un rendement certes moindre.
La démarche est plus qu'intéressante, ils pourraient bientôt concurrencer les cellules classiques,
que l'on voit fleurir sur les toits des maisons.

Des images des cellules citées dans l'article ?

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QJ

houri smail
Ce sera le miracle du siècle. Une énergie propre, quasi gratuite et silencieuse.

Aïe, je vais devoir refroidir les ardeurs...

Si l'on prends la construction d'un panneau solaire dans sa globalité, le bilan écologique est catastrophique:
[list]

  • Extraction des minerais et leurs transport[/*]
  • Energie de chauffage pour fondre les minerais et la transformation[/*]
  • Energie de transport, stockage, montage[/*]
  • Et le recyclage des panneaux en fin de vie ? Personne n'en parle...[/*]
  • Etc, etc.[/*] [/list:u:1m1fxhes] Bref, avant que le bilan soit positif, il va falloir atteindre un sacré niveau de fiabilité, une masse critique très importante et j'y reviens, un rendement très élevé.

Mais le seul moyen d'y parvenir à mon sens... C'est de s'y lancer, faire progresser la R&D des entreprises et la recherche fondamentale...
...En achetant des panneaux solaires. C'est paradoxal n'est-ce pas.

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Aldebaran

Oui pour le moment le bilan n'est pas idéale car on utilise toujours des énergies fossiles pour produire les panneaux.
Comme tu dis, il faut se lancer dedans pour, petit à petit, produire chaque élément de la production avec des sources d'énergies propres. Extraire le minerai avec l'énergie solaire, transport du minerai à l'électricité (nucléaire, éolien, solaire) etc etc. Il faut simplement remplacer au maximum chaque élément de la chaine par des énergies renouvellables. Il reste effectivement la question du recyclage des panneaux... A quand la peinture photovoltaïques ?

DA
david78

Et pendant ce temps la, nos chers politiques vont autoriser les super-camions à circuler chez nous pffff

Oui, comme vous avez dit, je pense que nous avons aujourd'hui, la possibilité technique de se passer du pétrole pour notre énergie domestique (Hors voiture), il faut rester prudent pour les autres dérivés du pétrole (les plastiques, etc ...). Il faut aussi développer en parallèle de cela des techniques d'économie d'énergie, cela va de paire !

MAIS, tout cela n'est qu'une question de volonté politique (et pressions de lobbies). Il y aurai tellement d'emplois a créer ! dans le solaire, l'éolien, équiper les particuliers, les bâtiments publiques, développer la recherche, la formation, etc, etc ... mais bon, on verra en 2012 ce qui va se passer ... peut être va t on enfin s'y mettre.
Certes, cela va couter des milliards, ça va nous saigner pendant plusieurs années d'impôts, mais dans 40/50ans, le pétrole sera si cher que nous serons bien content d'avoir investi massivement des décennies plus tôt. Mais bon ça, les politiques s'en fichent, leur seul objectif c'est d'être réélu, pas d'avoir des visions de développement pour la France à long terme, c'est triste :(

ps : désolé du hors sujet :s

IS
Isabelle

Pour poursuivre la discussion sur les super camions voir ici : viewtopic.php?f=17&t=15939&p=98278#p98278

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loki

david78
Certes, cela va couter des milliards, ça va nous saigner pendant plusieurs années d'impôts, mais dans 40/50ans, le pétrole sera si cher que nous serons bien content d'avoir investi massivement des décennies plus tôt. Mais bon ça, les politiques s'en fichent, leur seul objectif c'est d'être réélu, pas d'avoir des visions de développement pour la France à long terme, c'est triste :(

Et dans 40 ans et même bien avant quand il faudra renouveler tout le parc des panneaux solaires et des éoliennes on en sera au même point... Une centrale nucléaire ça se remplace en un lieu donné et ça tient au moins 40 ans mais quand il faudra remplacer des millions de panneaux solaires en fin de vie ou endommager par des tempêtes de grêles, bonjour la facture !

Non les énergies renouvelables ne sont clairement pas une solution d'avenir, c'est une solution pour idéalistes.
Ça peut être complémentaire au nucléaire mais certainement pas le remplacer totalement sans compter qu'on ne peut pas maîtriser la puissance, il suffit que le ciel s'obscurcisse ou que le vent se fasse plus rare pour que le rendement diminue.

Je crois pour l'instant que la solution la plus raisonnable c'est de continuer à développer le nucléaire notamment l'EPR, le réacteur de troisième génération en attendant la fusion nucléaire.

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Aldebaran

Bien sûr que pour le moment le nucléaire reste obligatoire. A quand une centrale solaire en orbite ?

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Troll

QJ
Aïe, je vais devoir refroidir les ardeurs...


Si l'on prends la construction d'un panneau solaire dans sa globalité, le bilan écologique est catastrophique:


  • Extraction des minerais et leurs transport[/*]

Idem pour le nucléaire

QJ


  • Energie de chauffage pour fondre les minerais et la transformation[/*]

Les centrales utilisent elles aussi beaucoup d'eau avec pour conséquences le réchauffement des eaux des fleuves de plusieurs degrés.

QJ


  • Energie de transport, stockage, montage[/*]

idem pour le nucléaire

QJ


  • Et le recyclage des panneaux en fin de vie ? Personne n'en parle...[/*]

stockage des déchets radioactifs pour plusieurs dizaines de milliers d'années !!

QJ


  • Etc, etc.[/*]

QJ
Bref, avant que le bilan soit positif, il va falloir atteindre un sacré niveau de fiabilité, une masse critique très importante et j'y reviens, un rendement très élevé.


Mais le seul moyen d'y parvenir à mon sens... C'est de s'y lancer, faire progresser la R&D des entreprises et la recherche fondamentale...
...En achetant des panneaux solaires. C'est paradoxal n'est-ce pas.

Je suis bien d'accord avec ce qui a été dit mais on constate de réels progrès dans ce domaine, et ceci, très régulièrement. Alors, quand est-ce que les scientifiques vont changer de discours concernant l'énergie solaire ? perso, je ne compte pas sur la France pour changer d'état d'esprit concernant les énergies renouvelables, trop de lobby derrière, trop de désinformation, trop de certitudes ou pas assez d'ouverture sur d'éventuels changements.
De toute façon, vu le gaspillage énergétique que l'on constate partout en occident, on est pas sortie de la mouise !!

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klinfran

J'ai pas l'impression que tu t'y connaisses en centrales nucléaires loki, tu crois que ça ne demande aucun entretien en 40 ans...? Aucun changement de pièces? Rien qu'en changeant un seul ordinateur tu as plus pollué qu'avec 1m² de panneaux solaires, du pétrole il n'y en aura plus un jour, et on n'évalue pas son véritable impact car on ne le produit pas tout bêtement, il faut en réalité comparer le solaire aux agrocarburants, et là ça fat un peu plus mal.
Par contre je ne comprends pas ce que tout le monde a contre l'enfouissement des déchets nucléaires.

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bongo1981

klinfran
Par contre je ne comprends pas ce que tout le monde a contre l'enfouissement des déchets nucléaires.

Je pense qu'il ne suffit pas de les enterrer et se dire ok ça remontera pas. Il y a des problèmes de pollution de nappe phréatique. Ensuite, il y a le problème de la stabilité géologique, puisque les déchets nucléaires ont une très longue durée de vie (10 000 ans pour certains ? des millions d'années pour d'autre), c'est énorme par rapport à la longévité d'une civilisation (ou même par rapport à l'espèce humaine).
Je pense qu'il faut dire oui au nucléaire pour l'instant, mais c'est transitoire. Enfin je parle de la fission, en attendant la fusion.

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klinfran

c'est certain, mais il existe quand même des zones où il y a très peu de risques géologiques, où il y a peu d'eau, et (donc) peu d'habitants, comme les déserts. Et on creuse de plus en plus profond. Le problème doit venir de la concentration car des éléments radioactifs dans des endroits instables il y en a beaucoup, et ne mine d'uranium à ciel ouvert, c'est presque pas dangereux, dans ce cas là, pourquoi ne fait on pas le contraire, pourquoi ne dissémine-t-on pas les déchets plutôt que de les concentrer, puisque 1 fois mille doses est beaucoup plus dangereux que mille fois une dose?

FL
FLoriansi

Bonjour,

Je me permets de réagir au niveau des remarques qui ont été faites sur l’impact écologique des panneaux photovoltaïque. Les différentes études que j’ai lues donnent un temps compris entre 3 et 5 ans pour qu’un panneau produise autant d’énergie qu’il a fallut pour le fabriquer.

Concernant le recyclage, le verre ce recycle facilement, l’aluminium demande un peu plus d’énergie, mais ce recycle aussi. Pour le silicium, je ne voudrais pas dire de bêtises au niveau de son recyclage, je ne m’y connais pas suffisamment, mais au niveau de sa durée de vie, les cellules peuvent durer bien plus de 50 ans. La perte de production observée à partir de 20-30 ans des panneaux est due à la détérioration de la plaque de verre et des circuits électrique, ce qui n’est pas sans solution.

Enfin, pour ce qui est de la détérioration par la grêle, il y a longtemps que l’on sais faire des verres suffisamment résistants…

Edit : Suppression du lien vers l'enquête pour ne pas faire du pub ; Je vous met la conclusion pour information.

"Conclusion
Les résultats d’analyse du cycle de vie nous confirment que la production d’électricité photovoltaïque présente un bilan environnemental favorable. Ces résultats sont cependant restreints à la filière du silicium cristallin (90% du marché) existante actuellement en Europe, hors recyclage en fin de vie.
L’impact majeur est la dépense énergétique pendant la phase de fabrication, provenant à plus de 40% du raffinage du silicium. Etant donné qu’un système photovoltaïque est un générateur d’électricité, cet effet est plus que compensé par son utilisation.
Le temps de retour énergétique moyen pour la France est de 3 ans : le système va donc rembourser 10 fois sa dette énergétique pour une durée de vie de 30 ans. La contribution à l’effet de serre pour la France est d’environ 70 g CO2-eq/kWh. A titre comparatif, le kWh électrique en France se situe entre 40 et 180 g CO2-eq/kWh selon l’usage (source Ademe 2005).
Les améliorations futures de la filière de production concernent tout d’abord le silicium solaire. Les réacteurs à lit fluidisés pour la voie chimique ou la voie métallurgique permettent une économie de 10% à 20% de la dépense énergétique totale. Ensuite, la
diminution de l’épaisseur des plaques de silicium permet une économie de matériau. De la même manière, la pose de modules sans cadre réduit l’énergie grise du système.
L’augmentation du rendement des cellules va elle aussi peser favorablement dans la balance. Enfin la mise en oeuvre permettant une productibilité optimale des systèmes permet de limiter leur impact environnemental.
Pour aller plus loin, la conception des systèmes doit intégrer leur fin de vie, et plus particulièrement leur démontage. A ce propos, l’association européenne PV Cycle, regroupant des fabricants de modules photovoltaïques, a vu le jour en 2007. Une de ses tâches est de rendre possible le recyclage des modules."