Vers des vaccins plus efficaces et tout aussi sûrs

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Vers des vaccins plus efficaces et tout aussi sûrs - Plus d'un million d'euros pour un projet genevois en vaccinologie. Développer des vaccins agissant de manière ciblée et provoquant une réponse immunitaire adéquate. C'est avec cet objectif global que débute, dès le 1er octobre et pour une durée de 5 ans, le projet ADITEC (pour «Advanced Immunization Technologies»), faisant partie du 7e programme cadre de la Commission européenne. Cet important projet doté de 41 millions d'euros, dont 30 sont financés par des fonds publics européens, met en réseau 42 partenaires de recherche situés dans 13 pays. Le groupe de recherche de la professeure Claire-Anne Siegrist, directrice du Centre de vaccinologie et d'immunologie néonatale de l'Université de Genève (UNIGE) et du Centre de Vaccinologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), obtient un financement de plus d'un million d'euros et une place dans le comité assurant le pilotage scientifique du projet.

Les axes de recherche qui seront explorés dans le cadre d'ADITEC couvrent un large spectre de la recherche relevant de la vaccination, aussi bien fondamentale que clinique. «Le principal objectif de ce projet est de développer une nouvelle génération de vaccins, plus efficaces et tout aussi sûrs que ceux dont nous disposons aujourd'hui. Au niveau fondamental, nous devons arriver à provoquer une réaction immunitaire aussi intense que nécessaire mais ciblée et proportionnée, avec pour corollaire une minimisation d'éventuels effets secondaires», note Claire-Anne Siegrist. Cette nuance est particulièrement importante pour certaines catégories de patients immunosupprimés, par exemple suite à une greffe d'organes ou pour des patients naturellement vulnérables, comme les très jeunes enfants.

Provoquer la réponse de défense appropriée

Pour les chercheurs genevois, les enjeux sont multiples. Au niveau fondamental, les scientifiques doivent appréhender l'ensemble des facteurs activés dans l'organisme lors d'une attaque d'un agent pathogène pour comprendre comment provoquer, à l'aide d'un vaccin,la réponse de défense appropriée. En travaillant non seulement sur la formulation même des vaccins mais aussi sur leur combinaison, les chercheurs ont pour ambition de stimuler l'action positive de la vaccination sur le système immunitaire tout en en circonscrivant les effets non spécifiques. Il devient aussi question de vaccination personnalisée. «En élaborant des méthodes de vaccination élaborées selon le profil des patients, nous devrions pouvoir sortir de la voie empirique suivie depuis des décennies et sur laquelle repose la génération de vaccins dont nous disposons actuellement», explique Claire-Anne Siegrist.

La force du consortium ADITEC est d'intégrer aussi bien des institutions européennes et américaines à la pointe dans la recherche fondamentale et clinique en immunologie que des laboratoires pharmaceutiques et des petites sociétés de biotechnologie actifs dans l'élaboration et la formulation des vaccins. Le projet est en outre soutenu par l'Organisation mondiale de la Santé.

«Nous sommes à un tournant de l'histoire de la vaccinologie, affirme Rino Rappuoli, coordinateur du projet ADITEC. Un laboratoire ou un groupe de recherche seul ne peut plus travailler dans son coin et espérer arriver à des résultats probants. Réunis en consortium, les chercheurs des 42 institutions partenaires auront les connaissances nécessaires pour développer des techniques d'immunisation nouvelles et efficaces».

Plus d'information sur le site web de la Commission européenne: http://bit.ly/nR6RKf

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Spirit of Nicopol

Isabelle
«Le principal objectif de ce projet est de développer une nouvelle génération de vaccins, plus efficaces et tout aussi sûrs que ceux dont nous disposons aujourd'hui.

Hum voir + sur que ceux dont nous disposons aujourdh'ui, ske les vaccins aux effets secondaires non négligeable, voir dangeureux y'en a eu et quand c'est annoncé ca la fou assez mal... Au hazard le gros FAIL du vaccin contre la grippe A, et je sais plus quelle autre "basique" pour enfant qui a été retiré au début des années 2000... (pour mon + grand bonheur, ca en fesait un de moins a faire). Et y'en a surement eu plusieurs autres...

PS : d'ailleurs dans le meme sujet, je m'étonne que vous n'ayez pas encore relayé cette info :
http://www.sciencesetavenir.fr/actualit ... eimer.html
C'est pourtant pas rien et une accusation extrement grave (bien que ca devienne de moins en moins surprenant).

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jyb

Pour le vaccin de la grippe A, il n'a pas plus d'effet secondaire qu'un autre vaccin contre la grippe. Il y a surtout que les autorités ont surjoué l'affolement pour ne pas paraître passifs.

Il y a aux USA un lobby anti-vaccin et de manière plus général un lobby anti-médecine et tente par tous les moyens de faire le buzz. Il est bon de savoir qu'un mouvement quasi-sectaire s'est développé qui se nomme théorie de la "biologie totale", derrière ce mot aux apparences scientifiques se cache en réalité une croyance mythique comme quoi les maladies n'existent pas, elles sont toutes le fruit d'un stress du cerveau. Certes, il existe l'effet "naucebo" qui agit comme l'effet "placebo", mais de là à dire que toute maladie est d'origine psychique, il y a un monde.

Il est tout de même bon de souligner que la quasi-totalité des médicaments éfficaces peuvent avoir des effets secondaires. C'est d'ailleurs pour cela que le rôle du médecin et du pharmacien est si important.

PS : d'ailleurs dans le meme sujet, je m'étonne que vous n'ayez pas encore relayé cette info :
http://www.sciencesetavenir.fr/actualit ... eimer.html
C'est pourtant pas rien et une accusation extrement grave (bien que ca devienne de moins en moins surprenant).

Le problème est qu'il s'agit d'une étude "épidémiologique", sans lien de cause à effet prouvé et il est délicat de savoir si ce sont vraiment ces médicaments qui posent problème ou si c'est lié à des caractéristiques communes de la population qui prend ces médicaments.

Pour le médiator, le problème est différent. C'est un médicament qui a des effets secondaires connus, mais qui était présenté pour ce qu'il n'était pas. En tant que médicament contre le diabète, ses effets secondaires étaient "acceptables" dans la mesure où il était supposé produire plus d'avantages que d'inconvénients sur une population relativement restreinte et très régulièrement suivie par un médecin.

Mais prescrit comme coupe-faim, ce n'est plus la même chose, la population visée s'élargit considérablement et le suivi médical de celle-ci est plus étroit. Surtout, les avantages du médicament en tant que coupe faim deviennent dérisoires comparé à ses effets secondaires.

Pour en revenir aux études épidémiologiques, il y a le cas de la consommation de fruits et légumes. C'est sur la base d'études épidémiologiques qu'il avait été établi que consommer au moins cinq fruits et légumes par jour diminuait le risque d'avoir certains problèmes de santé. Depuis que la campagne fait effet, celà est devenu moins vrai. Pourquoi ? car les nouvelles personnes consommant 5 fruits et légumes par jour n'ont pas forcément abandonné leurs anciennes mauvaises habitudes (absence d'exercice physique, tabac ... ) que n'avaient pas ceux qui en consommait au début.

Les études épidémiologiques sont donc des outils très intéressantes, mais à prendre parfois avec quelques pincettes et c'est notre difficulté de savoir lesquelles sont intéressantes et celles qui le sont moins ...