VLTI: un télescope virtuel de 100m pour une image unique de T Leporis

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Une équipe d'astronomes français a capturé une des images les plus nettes en couleur jamais faites. Ils ont observé l'étoile T Leporis, qui apparaît dans le ciel aussi petite qu'une maison de deux étages sur la Lune. L'image a été prise avec le VLTI (Very Large Telescope Interferometer) de l'ESO, imitant un télescope virtuel d'environ 100 mètres de large, et révèle une coquille moléculaire sphérique autour d'une étoile âgée.

"C'est l'une des premières images faites en utilisant l'interférométrie en proche infrarouge," commente l'auteur principal Jean-Baptiste Le Bouquin. L'interférométrie est une technique qui combine la lumière de plusieurs télescopes, ayant pour résultat une vision aussi nette que celle d'un télescope géant avec un diamètre égal à la plus grande séparation entre les télescopes utilisés. Réaliser ceci exige des composants du système du VLTI d'être placés à une précision d'une fraction d'un micromètre sur environ 100 mètres et d'être maintenus ainsi dans toutes les observations - un défi technique formidable.

T Leporis capturé par le VLTI

Quand ils font de l'interférométrie, les astronomes doivent souvent se contenter de franges, le motif caractéristique de lignes foncés et lumineuses produit quand deux faisceaux de lumière se combinent, duquel ils peuvent modeler les propriétés physiques de l'objet étudié. Mais, si on observe un objet sur plusieurs cessions avec différentes combinaisons et configurations de télescopes, il est possible de placer ces résultats ensemble pour reconstruire une image de l'objet. C'est ce qui a été fait avec le VLTI de l'ESO, en utilisant les Télescopes Auxiliaires de 1.8 mètre.

"Nous avons pu construire une image étonnante, et révéler la structure de peau d'oignon de l'atmosphère d'une étoile géante à une étape tardive de sa vie pour la première fois," note Antoine Mérand, membre de l'équipe. "Les modèles numériques et les données indirectes nous ont permis d'imaginer l'aspect de l'étoile avant, mais il est tout à fait étonnant que nous pouvons maintenant la voir, et en couleurs."

Bien qu'elle soit de seulement 15 par 15 pixels de large, l'image reconstruite montre un plan rapproché extrême d'une étoile 100 fois plus grande que le Soleil, un diamètre correspondant approximativement à la distance entre la Terre et le Soleil. Cette étoile est, à son tour, entourée par une sphère de gaz moléculaire, qui est environ trois fois plus grande encore.

T Leporis, dans la constellation du Lièvre (Lepus), est localisée à 500 années-lumière. Elle appartient à la famille des étoiles Mira, bien connue des astronomes amateurs. Ce sont des étoiles variables géantes qui ont presque épuisé leur carburant nucléaire et perdent de la masse. Elles approchent de la fin de leurs vies en tant qu'étoiles, et mourront bientôt, devenant des naines blanches. Le Soleil deviendra une étoile Mira dans quelques milliard d'années, engloutissant la Terre dans la poussière et le gaz expulsés lors de son agonie finale.

Les étoiles Mira sont parmi les plus grandes usines de molécules et de poussières dans l'Univers, et T Leporis n'est pas une exception. Elle palpite avec une période de 380 jours et perd l'équivalent de la masse de la Terre chaque année. Puisque les molécules et la poussière sont formées dans les couches de l'atmosphère entourant l'étoile centrale, les astronomes voudraient pouvoir voir ces couches. Mais ce n'est pas une tâche facile, étant donné que les étoiles elles-mêmes sont si lointaines - en dépit de leur taille intrinsèque énorme, leur rayon apparent dans le ciel peut être juste un millionième de celui du Soleil.

"T Leporis semble si petite depuis la Terre que seules les installations interférométriques, telles que le VLTI à Paranal, peuvent prendre une image d'elle. Le VLTI peut résoudre des étoiles 15 fois plus petites que celles résolues par le télescope spatial Hubble," indique Le Bouquin.

Pour créer cette image avec le VLTI les astronomes ont dû observer l'étoile pendant plusieurs nuits consécutives, utilisant les quatre Télescopes Auxiliaires VLT (ATs) amovibles de 1,8 mètre. Les ATs ont été combinés en différents groupes de trois, et ont été également déplacés dans différentes positions, créant plus de configurations interférométriques nouvelles, de sorte que les astronomes ont pu émuler un télescope virtuel d'approximativement 100 mètres de large et contruire une image.

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buck

impressionnant techniquement

SE
Severance

Incroyable, stupéfiant, il n'y a pas de mot. Voir si loin...

VI
Victor

Bah imagine un télescope avec un miroir de 100 m de diamètre, a vrai dire je ne sais pas ce qu'on voit... Une tache ?

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buck

ben si il a une bonne qualite on verrait ce qu'on voit sur l'image( a peut pres )

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Maulus

non on verrait mieux, aucun intérêt de construire l'ELT sinon.

Le challenge du gros miroir unique, c'est de collecter plus de photon. Donc par la même de voir encore plus loin que Hubble ST.

Les sources proches du fond diffus qui nous envoie seulement quelques photons par kilomètre carré serait visible avec un ELT.

La formation des quasars, la topologie de l'univers, très important.
On utilise la lumière de ces quasars lointains pour sonder à travers quoi passe leur lumière sur le chemin. On détermine la forme, l'agencement de la matière avec ces phares lointains que sont les quasars primordiaux. Le problème c'est qu'on en connais que 33 sur tout le ciel acutellement avec nos instruments.

Voir :
http://www.cerimes.education.fr/gaz-dan ... t263_.html

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buck

sauf que tu ne prend pas en compte les microvariations/vibrations du sol qui se ressentent, les variations de l'atmosphere, la qualite du miroir qui doit etre montrueuse (atome pres) ...

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Maulus

au niveau de la précision du miroir et de l'optique adaptative ok
mais pour les problèmes thermiques, tectonique, l'interféromètre est plus sensible je pense, car il faut maintenir entre les appareils une précision énorme.

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buck

Plus sensible oui mais plus facilement protegeable qu'un enorme miroir je pense.

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yaaa

Un miroir de 100m de diamètre? la société qui aura la charge de sa construction va s'en frotter les mains. J'aimerais bien connaitre le coût de fabrication d'un tel miroir et la technique utilisée

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Maulus

non l'ELT c'est un miroir de 40 mètres, c'est déjà monstrueux :)

EU
euh

L'idée c'est pas de collecter plus de photons, c'est de réduire le "flou" de diffraction dû au principe d'incertitude de Heisenberg (tache d'Airy). Si on voulait juste plus de photons il "suffirait" d'augmenter le temps de pause.

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yaaa

euh-> tu voulais peut-être dire temps de "pose"

maulus-> Oui, même un miroir de 40m j'ai du mal à imaginer les moyens mis en oeuvre pour le fabriquer

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cisou9

Un miroir de 100 m de diamètre serait trop lourd, et se briserais sous son poids, par contre faire une mosaïque de miroirs pour atteindre cette taille; pourquoi pas. :siffle:

EU
euh

Y'a aussi le projet fou de faire un miroir liquide sur la lune sur une plaque géante qui tourne. En effet un liquide en rotation prend naturellement et très précisément la forme parabolique d'un miroir de téléscope.

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KiNidoz

euh
Y'a aussi le projet fou de faire un miroir liquide sur la lune sur une plaque géante qui tourne. En effet un liquide en rotation prend naturellement et très précisément la forme parabolique d'un miroir de téléscope.

t'as pas une chtite source stp ? merci :)