Dassault Mirage IV - Définition et Explications

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Introduction

Pix.gif Mirage IV Logo.jpg Silhouette d'un avion militaire
Mirage IV DN-ST-87-02585.JPEG

Constructeur France Dassault Aviation (Dassault Aviation est un constructeur aéronautique basé en France. Il construit surtout des avions d'affaires mais également des avions militaires. La société a été fondée par Marcel Dassault et est...)
Rôle Bombardier stratégique
Statut Retiré du service
Premier vol (Le premier vol ou vol inaugural d'un avion est la première occasion pour celui-ci de prendre les airs par ses propres moyens. C'est l'équivalent en aéronautique du voyage inaugural pour un bateau.) 17 juin 1959
Mise en service 1er octobre 1964
Date de retrait 23 juin 2005
Nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) construit 62
Équipage
1 pilote, 1 navigateur
Motorisation
Moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il...) SNECMA (Le Groupe Snecma est l'ancien nom d'un ensemble intégré au Groupe Safran. Cet ensemble comprend diverses entreprises dont la principale est la Snecma.) Atar 9K
Nombre 2
Type Turboréacteurs avec postcombustion
Poussée (En aérodynamique, la poussée est la force exercée par le déplacement de l'air brassé par un moteur, dans le sens inverse de l'avancement.) unitaire 68,65 kN
Dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien son diamètre si c'est une pièce de...)
Envergure (L'envergure est la distance entre les extrémités des ailes. Le terme est valable pour définir un oiseau, un chiroptère, un avion (ou planeur).) 11,84 m
Longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus éloignées. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est celle de l’objet complètement...) Avec perche de ravitaillement en vol : 23,49 m
Hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) 5,40 m
Surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique,...) alaire 78,00 m²
Masses
À vide (Le vide est ordinairement défini comme l'absence de matière dans une zone spatiale.) 14 500 kg
Avec armement 31 600 kg
Maximale 33 475 kg
Performances
Vitesse (On distingue :) maximale À 13 125 m : 2 340 km/h (Mach 2,2)
Plafond (Par extension, un plafond représente le maximum de quelque chose :) 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 2 588 m/min
Rayon d'action À 958 km/h et 13 125 m : 1 240 km
Avec réservoirs externes : 4 000 km
Armement
Interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon le...) Bombe AN-11, AN-21 ou AN-22, ou une nacelle CT.52 de reconnaissance, semi-encastrées sous le fuselage (Le fuselage désigne l'enveloppe d'un avion qui reçoit généralement la charge transportée, ainsi que l'équipage. Le fuselage d'un avion supporte la voilure et l'empennage (pour la stabilité).)
Externe missile (Un missile est un projectile autopropulsé et guidé, constitué de :) ASMP, 2 réservoirs externes de 2 500 L, conteneurs ECM, bombes classiques (charge maximale : 6 800 kg)

Le Dassault Mirage IV est un bombardier stratégique français dont les études ont débuté à la moitié des années 1950. Entré en service en 1964, il fut le premier vecteur (En mathématiques, un vecteur est un élément d'un espace vectoriel, ce qui permet d'effectuer des opérations d'addition et de multiplication par un scalaire. Un n-uplet peut constituer un exemple de vecteur,...) de la « triade » de la dissuasion nucléaire (Le terme d'énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :) française. Sa carrière durera plus de 40 ans (retrait du service en juin 2005) dont les 10 dernières seront uniquement consacrées à des missions de reconnaissance.

Historique

La genèse de la dissuasion nucléaire française sous la IVe République (1952-1958)

Le 18 octobre 1945, le président du gouvernement provisoire de la République française Charles de Gaulle crée par ordonnance no 45-2563 le Commissariat à l'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) atomique (CEA) avec pour mission de « mettre en œuvre l'utilisation de l'énergie atomique dans les domaines de la science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de...), de l'industrie et de la défense nationale » française, bien que ce dernier objectif ne soit pas clairement avoué (Au Moyen Âge, l'avoué était un laïc dirigeant les vassaux d'une institution ecclésiastique, généralement une abbaye ; son rôle était similaire à celui du vidame.).

Les études de la bombe A (La bombe A, communément appelée bombe atomique, bombe à fission ou bombe nucléaire, est basée sur le principe de la fission nucléaire et utilise des...) (1952-1958)

L'instabilité des gouvernements de la IVe République ne favorise pas un plan à long-terme visant à doter la France de l'arme nucléaire. Cependant, le 20 juin 1952, le président du Conseil Antoine Pinay et son secrétaire d'État aux Finances Félix Gaillard présentent un projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le...) de loi de programme pour la réalisation du plan de développement de l'énergie atomique (1952-1957), qui prévoit la production d'une quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses.) significative de plutonium (Le plutonium est un métal lourd de symbole chimique Pu et de numéro atomique 94, très dense — approximativement 1,74 fois plus lourd que le plomb — radioactif et toxique,...). Au sein du même gouvernement, certains sont favorables à l'arme nucléaire, d'autres dubitatifs et d'autres hostiles. Puis, le 20 mai 1954, le ministre de la Défense nationale français René Pleven consulte officiellement les secrétaires d'État sur un programme nucléaire de défense et le 26 octobre 1954, le président du Conseil Pierre Mendès France signe un décret instituant une Commission supérieure des applications militaires de l'énergie atomique, complété le 4 novembre 1954 par un arrêté créant un Comité des explosifs nucléaires.

Enfin, le 20 mai 1955, sous le 2e gouvernement Edgar Faure, le CEA, le secrétaire d'État aux Finances et aux Affaires économiques Jean Gilbert-Jules et le ministre de la Défense nationale et des Forces armées Pierre Kœnig signent un accord mettant fin aux débats parlementaires de la IVe République et décident de financer la bombe A sur la période 1955-1957. Même si elle ne le dit pas, la France est donc décidée en 1955 à rejoindre à l'horizon (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en...) 1963, pour les plus optimistes, le « club » détenteur de l'arme nucléaire siégant au Conseil de sécurité des Nations unies (les États-Unis dès 1945, l'URSS qui leur emboite le pas en 1949 puis le Royaume-Uni en 1952). D'autres décisions viennent confirmer ce choix :

  • création le 5 décembre 1956 du Comité des applications militaires de l'énergie atomique (CEMA)
  • création le 18 mars 1957 du groupe mixte ministère de la Défense nationale/CEA des expérimentations nucléaires.
  • décision le 11 avril 1958 du président du Conseil Félix Gaillard de prendre les mesures nécessaires à l'exécution d'une première série d'explosions expérimentales à partir du 1er trimestre 1960
  • création le 22 juillet 1958 de la Direction des applications militaires (DAM) au sein du CEA

En dépit de ces décisions en faveur de la construction d'une arme nucléaire, demeure le problème du vecteur.

Par ailleurs, les États-Unis sont alors préoccupés par la non-prolifération nucléaire en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme...). Selon Yves Le Baut, ancien conseiller militaire au CEA puis directeur de la DAM, les États-Unis sont « sur le point (Graphie) de nous imposer [à la France, ndlr] une limitation de la libre disposition des matières nucléaires, donc de nous interdire la réalisation d'un armement nucléaire national ».

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